Une BOMBE : le concubinage doctrinal du Père Lelong avec l’erreur révèle
la subversion de la FSSPX par le cercle du G.R.E.C.

Le Père Lelong dévoile la complicité de l’abbé Lorans et doute publiquement de la validité de la consécration de Mgr Fellay.

  

Une bombe : le livre « Pour la nécessaire réconciliation » (Nouvelles Éditions Latines), publié en décembre 2011 par le Père Lelong, l’un des piliers de l’officine du GREC, avec les abbés Lorans, Celier et Barthe. Nous revenons sur ce livre déjà annoncé[1].

Le Père Lelong doute, sur Radio Courtoisie, de la validité de la consécration épiscopale de Mgr Fellay, mais ne doute pas que les Anglicans aient la succession apostolique. Placé par Philippe Saint-Robert (un laïc ! directeur de l’émission de Radio Courtoisie qui le recevait en direct. Cf. annexe) devant la condamnation infaillible et définitive de la validité des ordres anglicans par le Pape Léon XIII en 1896, le Père Lelong, en bon disciple de Ratzinger-Benoît XVI, n’hésite pas à s’opposer en affirmant : « Mais ont peut revenir… On peut toujours revenir ! »

Selon un clerc bien placé au sein de la FSSPX, l’abbé Lorans a tenté par tous les moyens d’empêcher la parution du livre-bombe du Père Lelong qui dévoile en décembre 2011, alors même que la Rome apostate est en pleine opération de séduction de la FSSPX, les manipulations cléricales du GREC dans la coulisse depuis 14 ans, pour tenter de faire tomber l’œuvre de Mgr Lefebvre sous le contrôle des apostats romains.

Il s’agit du genre de livre qui paraît après que l’opération ait réussi, c’est ainsi que Gerhart M. Riegner[2] a raconté après Vatican II, comment il a patiemment subverti l’Église catholique, de l’après 1945 à 1965, pour lui faire adopter Nostra Ætate. Les manœuvres du GREC sont la réplique de celles des milieux modernistes d’avant Vatican II pour prendre, puis subvertir l’Église catholique. Mais cette fois-ci la cible est la FSSPX.

Ce sont donc quelques prêtres de la FSSPX qui se comptent sur les doigts d’une main, qui ont œuvré pendant près de 15 ans, avec l’entier soutien de l’évêque félon Mgr Fellay et son féal Cacqueray, pour tenter de faire tomber la FSSPX et ses biens sous le contrôle canonique et juridique de la Rome moderniste, et faire des prêtres de la FSSPX de futurs distributeurs de faux sacrements.

L’intervention du Père Lelong sur Radio Courtoisie le 17 juillet 2007 a révélé la profonde incompétence théologique de ce prêtre qui a enfilé les âneries les plus obscures au sujet des questions d’invalidité des ordinations. Interrogé sur la secte anglicane qui n’a pas la succession apostolique, le Père Lelong répond : « je crois qu’elle est reconnue (…), Écoutez, je ne suis pas un spécialiste de la question et je laisse la question ouverte aux spécialistes. Mais je considère que Vatican l’avait reconnue quand-même ! »

Interrogé sur la validité de la consécration épiscopale de Mgr Fellay (verbatim) : « (réflexion : 3 secondes de blanc) : J’ai remarqué que dans le texte de Benoît XVI, heu… , il parle de Monseigneur Fellay avec, heu… , une fois qu’il dit Monseigneur Fellay… » « donc, je pense que, heu… , juridiquement, je ne suis pas en mesure de vous vous répondre… » « Non mais, alors-là, moi je ne suis pas canoniste. Je crois que – j’ai peur de dire une bêtise –, » (cf.annexe)

Le Père Lelong déclare aussi en 2007 sur le Forum catholique : « En ce qui me concerne, j'ai trouvé normal que Benoit XVI se recueille à la Grande Mosquée »

Guidé par un tel chef, aussi ignorant des bases les plus élémentaires de la théologie sacramentaire et de la doctrine catholique, le petit niveau bien médiocre du GREC apparaît. Dans quelle déchéance la Direction de la FSSPX a-t-elle pu tomber pour, ne serait-ce que prêter attention, à cette émanation de la décadence intellectuelle et spirituelle de l’église Conciliaire ? Sous l’autorité de l’archevêque Mgr Lefebvre, jamais un petit groupe de clercs aussi médiocres dans la connaissance de la doctrine catholique qu’intrigants par leurs manœuvres secrètes, n’aurait pu ne serait-ce que susciter son attention. Ces doutes publics du Père Lelong sur la validité de la consécration de Mgr Fellay en disent long sur le mépris que dans le privé, les dirigeants ecclésiastiques du GREC ne dissimulent plus pour le Supérieur de la FSSPX qu’ils considèrent en réalité comme une marionnette entre leurs mains…

L’opération de prise de contrôle de la FSSPX par la Rome apostate, par sa tentative d’intégration dans l’église Conciliaire, a pour but essentiel et premier, le but primordial de l’attaque des loges menée depuis l’Angleterre depuis plus de 150 ans : interrompre la transmission du Sacerdoce valide au sein de la FSSPX et faire de ses futurs prêtres et futurs évêques des distributeurs de faux sacrements. Lorsqu’il n’y aura plus que des « prêtres » distributeurs de faux sacrements sur terre, la secte maçonnerie illuministe anglaise pourra estimer sa mission terminée : elle aura accompli son opération d’extermination de l’Église catholique militante fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, sans qu’il n’y ait plus la moindre possibilité d’une réinstauration possible du véritable Sacerdoce catholique sacramentellement valide, car les évêques qui en étaient dépositaires seront morts et remplacés par de faux évêques invalides. À ce moment là, les sectateurs de la Rose-Croix n’auront cure des « conversions » doctrinales, car quel qu’en soit l’éclat, elles ne pourront plus rien pour rétablir le Sacerdoce catholique. C’est pourquoi qu’actuellement, jamais la Rome apostate ne veut que la question de l’invalidité des sacres ne soit abordée, et elle veille à ce que personne, y compris les opposants doctrinaux, ne traite jamais de cette question comme la priorité absolue, afin de s’assurer du gagner du temps, jusqu’à la mort du dernier évêque valide non rallié à l’église Conciliaire.

L’extrait de l’émission de Radio Courtoisie du 17 juillet 2007 est consultable sur ce lien :

http://resistance-catholique.org/audios/2007-07-17_Pere-Lelong_RadioCourtoisie_extraits.mp3

Le Père Lelong confirme entièrement les travaux d’investigation déjà parus sur Internet en allant même encore au-delà. La réalité des intrigues et du travail de sape est encore bien pire que celle qui avait été jusque là dévoilée.

 

1/ Le principe-clé du GREC : la vérité sacrifiée sur l’autel de la fraternité (méthode maçonnique)

Cet ouvrage est abominable, car sous des apparences de fraternité et d’unité il détruit de fond en comble la vérité. La méthode promue par ce livre – le sacrifice de la vérité sur l’autel de la concorde humaine – est celle-là même que promeut sans cesse la franc-maçonnerie depuis sa naissance publique en 1717. Cette méthode a été mise en œuvre à l’occasion de la subversion de l’Église par les modernistes-maçons lors de Vatican II.

Le document présente, à partir de l’histoire du Grec, un bilan sur son action.

 

2/ Pour la première fois, l’historique de l’action du GREC est dévoilée sur la durée de 15 ans

Quelques dates :

1995 : mort de M. Pérol qui laisse une sorte de testament spirituel ;

1997 : repas chez Mme Pérol, avec le P. Lelong, l’abbé Lorans, le P. de La Brosse, dominicain, et Mlle Marie-Alix Doutrebente [3](la Castafiore du GREC). Naissance du GREC (p. 24).

1998 : groupe de travail avec en plus, le P. Pareydt, jésuite, Thierry Boutet, Michel Brisacier (p. 26). L’abbé Barthe devient un personnage incontournable.

23 mai 2000 : première réunion publique, 150 personnes. Se forme une petite équipe de travail – nombreuses réunions – clercs de tous horizons, universitaires.

Sont informés, le nonce, le président de la conférence épiscopale de France, le cardinal Ratzinger et Mgr Fellay qui suivent de près les travaux et échanges.

2004 : on élargit le cercle – 3 uniques priorités : Vatican II, l’œcuménisme, la messe. Arrivent le P. Morerod[4] et l’abbé de La Rocque.

2004 et chaque année suivante : différents colloques, avec de nouveaux intervenants, dont en 2007, l’abbé Celier [5]. En janvier 2008, débat entre le P. Morero et l’abbé Celier.

2005 : élection de Benoît XVI, accueilli avec une très grande joie (p. 48). Sa rencontre avec Mgr Fellay en août 2005 les a profondément réjoui (p. 61).

7 juillet 2007 : le Motu Proprio « Summorum Pontificum », la manœuvre concoctée par la Rome moderniste se concrétise, ce qui permet au GREC de crier victoire et à la « libération de la messe ».

24 janvier 2009 : la Rome apostate publie le décret de levée des prétendues « excommunications »,  le GREC le présente comme un nouveau succès.

Octobre 2011 : réunion des supérieurs de District à Albano pour prendre connaissance du « préambule doctrinal ». Le GREC appelle au ralliement dans une lettre circulaire.

 

3/ Le GREC vise exclusivement la Direction de la FSSPX et rien d’autre. Nul projet d’apostolat pour faire connaître Notre Seigneur Jésus-Christ et sauver des âmes, mais uniquement de la politique de soutanes.

But du GREC : réconcilier la FSSPX avec Rome – en aucun cas convertir Rome. Plus que les questions doctrinales, la mission véritable et première du GREC est de s’assurer que la question de l’invalidité du Sacerdoce conciliaire ne soit jamais traitée ni discutée. Il doit donc faire plier la FSSPX sur ce qui la freine pour rejoindre Rome. Pour cela faire l’inventaire des désaccords et prouver qu’il est possible de s’entendre pour finir en « pleine communion ».

La Rome qui ne croit plus dans la doctrine catholique reçue de Notre Seigneur Jésus-Christ et des Apôtres, feint de se soumettre, de la part de la FSSPX, à des demande-conditions en vue d’un accord, tout en posant comme première condition à la discussion que les ordres conciliaires soient reconnus comme valides. Rome se doit de manipuler le supérieur (complice consentant) de la FSSPX, Mgr Fellay, car lui seul signe, en dernier ressort.

Le livre souligne le rôle important de l’abbé Aulagnier pour qui ce ralliement représentait la dernière chance de réaliser le but de toute sa vie : finir en violet.

 

4/ Le GREC reproduit le modèle de subversion par la coulisse, auprès des chefs, qui a si bien réussi lors de Vatican II, pour détruire l’Église

Aucun des trois autres évêques de la FFSPX n’est digne des entretiens. Qui participe ? Quelques prêtres seulement et principalement, les abbés Lorans (le grand manipulateur médiatique), Celier (! ! !), de La Roque, et accessoirement les abbés Laroche, Boivin, Boubée, Laisney. Bien sûr seuls les experts autoproclamés et bien choisis pour leur tendance dans le même sens, eurent droit à des invitations. Tout cela rappelle Vatican II et les periti. Les 500 autres prêtres et les communautés amies ne vont découvrir ces travaux qu’avec ce livre.

C’est pourquoi l’abbé Lorans a tant paniqué en novembre 2011 de voir ces intrigues mises sur la place publique par le Père Lelong, alors même que la FSSPX n’a pas encore rallié.

Ces quelques prêtres manipulent tellement bien Mgr Fellay que depuis quinze ans ils sont devenus les vrais décideurs incontournables de la FSSPX, s’imposant par leur présence exclusive et par leur police de la pensée, à travers les autorités qu’ils influencent et maîtrisent, tel que l’abbé de Cacqueray, cornaqué par l’abbé Celier.

L’apparente facilité de leurs manœuvres au sommet de la FSSPX doit les griser.

 

5/ Véritables fils des ténèbres (condamnés par Notre Seigneur Jésus-Christ), les dirigeants du GREC agissent dans le secret et par le secret : noyautage de la FSSPX par une petite coterie

Mimant la méthode maçonnique, tout se fait en secret (évidemment à l’inverse de la méthode catholique de Mgr Lefebvre !), surtout loin des laïcs et plus encore, d’un type de “sous-hommes” ceux qu’ils appellent dédaigneusement avec une moue de dégoût : les « sédévacantistes ».

En fait on retrouve les cercles de pensée et d’influence d’avant la Révolution française ou d’avant la Révolution conciliaire de Vatican II et la dynamique de groupes. Un petit noyau dirigeant, une petite, toute petite coterie, cooptée, (on ne peut s’empêcher de penser : une vrai loge ?) un ramassis de mondains et de libéraux, choisissant les "bons", rejetant les "mauvais" dont on détruit la réputation. Tout cela dans une ambiance boy-scout de confiante amitié et de repas conviviaux destinée à berner les gogos, pendant que quelques initiés tirent les ficelles dans la coulisse.

 

6/ Les engagements du Père Lelong auprès du « collabo » Papon et des loges maçonniques arabes

Il y a quelques temps a circulé une affiche appelant à écouter une conférence du Père Lelong, « crédibilisé » aux yeux du public par son témoignage en faveur de Maurice Papon :

Mgr Fellay affiche son très grand attachement au Père Lelong qui s’est illustré en prenant la défense de Maurice Papon, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité pour des actes commis alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande. Le Père Lelong a célébré l’enterrement de Maurice Papon[6]. Puisqu’il est question de politique, relevons qu’auteur d’une thèse sur le césaro-papisme à l’époque du Second Empire, l’écrivain Philippe Pichot-Bravat fait partie des membres du GREC et signataires du livre du Père Lelong où il livre un vibrant témoignage pour le ralliement de la FSSPX. Il s’était signalé le 6 février 2005 à la Mutualité, en participant, sous les auspices de l’abbé de Tanoüarn, au premier colloque des « Mutins de la FSSPX » à la Mutualité, manifestation qui avait bénéficié du soutien tapageur de
Mgr Williamson.

L’abbé Lorans est un proche du Père Michel Lelong (membre fondateur du G.R.E.C. lui aussi) qui participa le 21 octobre 2011 à un colloque du Grand Orient Arabe Œcuménique sur le thème : « Orient et Occident à la croisée des chemins initiatiques » ![7]

Ce colloque se déroula sous la Présidence de Jean-Marc ARACTINGI, Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique, en présence de Pierre-Philippe BAUDEL Grand Maître Général de la Grande Loge mondiale de Misraïm.

Père Michel Lelong, fondateur du G.R.E.C avec Mme Huguette Pérol et l’abbé Lorans.

http://resistance-catholique.org/documents/2010/RC_2010-06-25_B_Dossier_LA-FACE-OCCULTE-DE-LA-FSSPX_la-Double-Vie-de-LAbbe-LORANS.pdf

http://www.goao.org/index.php?news&nid=32

La présence du Grand Maître Général de la Grande Loge Mondiale de Misraïm à ce colloque n’a rien d’anodine, car il s’agit d’une loge illuminative, profondément liée aux milieux rosicruciens. Elle revendique d’ailleurs cette étiquette sur son site internet :

« Le Rite

Il est le corpus global d’une transmission immémoriale, toujours d’actualité et sans finalité. Il est la résultante du Chemin emprunté par l’Humanité, et plus particulièrement dans le cas du Rite Oriental de Misraïm, d’une route jalonnée par tous les grands initiés qui, depuis la nuit des temps, nous rappellent la Tradition Primordiale.

Depuis des milliers d’années (certains parlent symboliquement de millions d’années...), des transmetteurs et des veilleurs, des « cherchants », des prêtres et des architectes, des pharaons et des philosophes se transmettent le dépôt qu’ils ont reçu. Cette Route fut certainement chaotique, sinueuse, entrecoupée d’obstacles. On peut même imaginer que parfois elle se soit tout simplement perdue... Mais la richesse du Rite Oriental de Misraïm est d’avoir su retrouver, réunir, voire substituer la secrète transmission des valeurs fondatrices de l’Initiation et du tracé de la voie lumineuse vers la Connaissance, et ce faisant vers la libération de l’Humanité, enténébrée suite à sa chute il y a fort longtemps. Notre Rite de Misraïm est certainement le plus mystérieux de tous ceux apparus dans le courant du 18ème siècle, car conjointement aux autres Rites maçonniques en vogue, il se veut l’héritier des traditions égyptiennes et chaldéennes antiques, mais aussi des courant hermétiques et gnostiques, pythagoriciens, mithraïques, manichéens, platoniciens... Il s’appuie ensuite sur une transmission gréco-romaine, puis byzantine, druze, templière, cathare, alchimiste, kabbalistique, rosicrucienne et compagnonnique. Il a été reçu et peut-être codifié par Joseph Balsamo, universellement connu sous le nom de Comte de Cagliostro, qui initiera l’Europe à ses mystères en passant par Lyon et Paris mais avant Trieste et Venise qui étaient les portes de l’Orient au XVIIIème  siècle. La filiation napolitaine reste à ce jour pure et notre Grande Loge en détient seule l’autorité légitime dans le monde, par sa Patente signée et timbrée des sceaux de l'Ordre. Le Rite Oriental de Misraïm regroupe des corpus de symbolisme maçonnique classique, de philosophie, voire d’opérativité sociétale, mais aussi de gnose platonicienne ou christique, d’alchimie, de Kabbale, de morale et de mystique. C’est ainsi que lorsque d’autres rites se suffisent de 7 ou de 33 degrés, le Rite de Misraïm propose une pyramide de 90 marches incluant la plus grande diversité de tous les accès à la connaissance, tels qu’ils nous ont été légués par nos ancêtres, dont les fameux Arcana Arcanorum. Enfin, il est d’évidence que notre courant si spécifique peut être dénommé “spiritualiste”, aristocratique aussi. Mais en cela, il est important de pointer qu’il n’est ni religieux ni dogmatique. Il respecte toutes les religions et se situe sur un autre plan, celui de la Liberté de conscience et du refus de subir. Certains de nos membres se disent athées ou encore agnostiques, certains autres se réfèrent à l’une ou à l’autre de nos grandes religions, d’autres encore vivent une spiritualité a-dogmatique comme le bouddhisme. Pour la qualité de nos travaux, et par respect pour la Fraternité qui nous anime, ces sujets ne sont jamais abordés ni même discutés, ils font partie de la sphère privée. Sur l’Arbre maçonnique, le Rite Oriental de Misraïm occupe une branche aux rameaux multiples et touffus (D’aucuns diraient qu’ils se confondent au tronc, et cette affirmation est loin d’être fausse). Il appartient à la grande famille d’une Franc-maçonnerie marginale qu’on dit illuministe ou mystique, voire occulte ou hermétique. »[8]

Les concepts gnostiques abondent : la Tradition Primordiale, l’alchimie, la Kabbale, la connaissance érigée en finalité et condition du salut, l’indifférentisme religieux, la Fraternité maçonnique, l’a-dogmatisme, l’occultisme et l’hermétisme, etc.

Ce sont les caractéristiques qu’avaient synthétisées Jean Vaquié dans ses travaux sur la gnose (1985 – 1992) et c’est aussi le courant gnostique dont l’abbé Celier a tenté de nier l’existence dans son pamphlet anonyme : « La paille et le sycomore », paru en 2003.

L’historique que cette loge donne d’elle-même la fait hériter des travaux du comte de Cagliostro :

« La Grande Loge mondiale de Misraïm, Association à but non lucratif, régie par la Loi de 1901, est une Obédience maçonnique mixte réactivée en 2004 à Paris, dont l'origine en France remonte à 1784 à Lyon. L'Ordre dissous en France par son dernier Grand Maître Général Émile Combet (1887-1900) revendique la filiation ayant pour fondement la fraternité mystique qui s'est fait connaître par l'intermédiaire du fondateur du rite de Misr ou Misraïm, le comte de Cagliostro (Île de Zante, Italie 1778-1782 - Lyon, France 1784 et Paris, 1785), qui a trouvé son origine traditionnelle en Égyptes Antique et ancienne.

« L'obédience de la GLMM constitue l'autorité maçonnique sur le Rite de Misraïm, dispose de l'unique Patente régulière de Misraïm (Filiation : M. E. Allegri, G. Ventura, G. Sandri, P.P. Baudel) et d'une filiation Yarker (33 Degrés) pour Memphis et travaille au seul Rite égyptien de Venise héritier du Rite Primitif de Misraïm, revendique plusieurs Loges et Triangles, ce qui fait d'elle une fédération de Loges et non pas une fédération de rites. La Grande Loge Mondiale de Misraïm a juridiction dans le monde entier. Son objectif : la Grande Loge mondiale de Misraïm vise par le perfectionnement moral de ses membres à celui de l'humanité toute entière. Inscrit dans la Constitution de la Grande Loge mondiale de Misraïm en son Chapitre Ier * La Franc-maçonnerie dite "égyptienne" est l'héritière de plusieurs siècles d'histoire et des anciennes Traditions maçonniques dont elle a gardé tous les sages principes et se réfère plus généralement aux "Anciens Devoirs" (Landmarks) de la fraternité, notamment quant à l'absolu respect des traditions spécifiques de l'Ordre, essentielles à la régularité de la Juridiction.* La Franc-maçonnerie du Rite de Misraïm est un Ordre auquel ne peuvent appartenir que des hommes et des femmes, admis à égalité absolue, libres et respectables qui s'engagent à mettre en pratique un idéal de Paix, d'Amour et de Fraternité. »[9]

Des questions graves :

Le scandale est inouï et éclabousse la mémoire de Mgr Lefebvre qui est insultée par ses successeurs. Jamais de son vivant, de tels énergumènes cléricaux n’auraient pu espérer obtenir la moindre considération, et encore moins influence, auprès de la FSSPX !

Lorsque les faits sont aussi certainement établis et leur diffusion publique, les sanctions s’imposent et la remise en ordre des fréquentations de la Direction de la FSSPX également.

 

7/ Un livre du GREC qui a suivi la réunion d’Albano en octobre 2011 (Préambule doctrinal)

Une semaine après Albano (présentation du « préambule doctrinal »), le GREC a décidé de sortir de l’ombre et de diffuser une lettre-circulaire, où l’abbé Lorans lui-même, appelait la FSSPX à accepter le très hérétique « préambule doctrinal ». La voici, déjà citée par RC, le 18 novembre 2011 :

D’ailleurs, quelques jours après cette réunion, le G.R.E.C. dont l’Abbé Lorans et Jacques-Régis du Cray (un proche de François-Xavier Peron et d’Alain Escada) sont deux des représentants, diffusa à ses membres le communiqué suivant qui laisse entendre qu’un accord est sur la bonne voie :

« G.R.E.C.

INFORMATION

Le Groupe de Réflexion entre Catholiques – GREC – a été créé à Paris en 1998. Il réunit des clercs et des laïcs ayant des options théologiques et des sensibilités liturgiques différentes. Dès la création de ce groupe, ses responsables se sont mis en relation avec la Conférence épiscopale de France et avec le Nonce apostolique à Paris qui ont approuvé et encouragé cette initiative. Ces dernières années, le GREC s'est réuni régulièrement pour des conférences débats sur des sujets concernant la vie de l'Église (liturgie, œcuménisme, dialogue interreligieux, les 2 formes du rite romain, etc...).

Nous avons accueilli avec joie le communiqué publié le 14 septembre dernier par le Bureau de presse du Vatican et la façon dont Monseigneur Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), l'a commenté.

Nous sommes confiants dans la volonté de la FSSPX de résoudre le différend et nous espérons que les demandes de la Fraternité rejoindront les propositions du Saint Siège.

Nous approchons ainsi du terme des longs efforts du GREC qui s’est voulu l’un des nombreux artisans indirects de la reconnaissance officielle possible de la FSSPX.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite de nos activités.

Dans cette attente, nous prions pour l’Unité de l’Église qui ne peut passer que par la nécessaire réconciliation entre tous les catholiques, dans la charité et la vérité.

Abbé Claude Barthe,
Père Michel Lelong,
Abbé Alain Lorans,
Huguette Pérol,
Marie-Alix Doutrebente,
Jacques-Régis du Cray,
Philippe Pichot »

Après avoir publié un communiqué insipide et irénique sur l’atmosphère pieuse et sans histoire d’Albano, l’abbé Lorans avait changé d’attitude. D’une main, l’abbé Lorans publiait, au nom de la FSSPX, sur le site Dici un consigne déclarant : « seule la Maison généralice de la FSSPX est habilitée à faire paraître un communiqué officiel » et de l’autre main, il signait, en tant que membre de l’équipe dirigeante du GREC, un communiqué appelant la FSSPX à se réconcilier avec la Rome moderniste qui venait de demander la signature du « préambule doctrinal » !

Voilà comment travaillent les taupes cléricales au sein de la FSSPX : un comportement double destiné à tromper les clercs et les fidèles. Tout comme elles ont travaillé dans l’Église avant Vatican II.

 

8/ Vaudeville du GREC : le Père Lelong, concubin doctrinal de Vatican II, se retrouve dans de beaux draps : la mise à nu de sa double vie traditionnelle et moderniste à la fois, fait le tour des tables de tous les prieurés de la FSSPX. Mgr Fellay apparaît même comme le Candide, dindon de cette farce doctrinale du couple concubinaire, où le prêtre et sa maîtresse l’erreur, ont joué d’ingéniosité pour l’enfumer à la mode de Ratzinger.

Avec ce livre, le Père Lelong essaie de reprendre l’initiative et de vanter les efforts de ralliement, espérant ainsi convaincre les clercs révoltés de tous les supposés bienfaits d’une reddition à la Rome apostate.

Mais le Père Lelong a mal évalué l’impact de son livre : il provoque l’effet inverse sur les clercs qui découvrent sous la plume du concubin de la doctrine (de « dialogue ») de Vatican II, à quel point soit que leurs supérieurs ont été manipulés par une coterie, ou soit que ces derniers sont des traîtres de mèche avec Ratzinger.

Pour le concubin doctrinal Père Lelong, et sa collègue « en Grec » chérie, la doctrine de Vatican II, toutes les rues partent de Rome et mènent à Rome. Le concubinage doctrinal qu’il pratique publiquement et sous le même toit, celui de la « réconciliation » moderniste, avec son égérie la doctrine de Vatican II pour laquelle il ne peut plus étouffer sa flamme ardente ni ses attentions (dont il parsème, malgré ses longues années de vie, son quotidien sacerdotal), fait du Père Lelong le digne représentant de cette opération de séduction ecclésiastique que représente le GREC. Ce vert galant de l’erreur œcuméniste et dialogante ne peut plus, l’âge venu, taire ses ardeurs incontinentes de concubinage doctrinal.

Les mœurs doctrinales de ce fondateur du GREC en disent long sur son esprit de reniement et amènent à s’interroger sur ce que pourrait révéler aux lecteurs la publication d’une enquête, puisée aux meilleures sources, sur celles des autres clercs de la FSSPX fréquentant assidument le GREC… ce ne serait pas très ragoutant… faudra-t-il aller jusque là ? … affaire à suivre…

 

9/ Les sophismes distillés par le GREC auprès de la Direction de la FSSPX

Voici les principes erronés prêchés par cet opuscule : Rome est Rome[10] (p. 96) :

Il n’est plus question de vérité, il n’y a plus qu’un but : l’unité et le concubinage doctrinal dans l’erreur proclamée

 

10/ Les silences du GREC qui révèlent sa marque de fabrique : une trahison radicale de Mgr Lefebvre pour neutraliser son œuvre

Pour cela le GREC élimine d’emblée soigneusement un certain nombre de questions qui pourraient vraiment fâcher :

Grand silence sur ces questions.

Il n’y a pas de problèmes. Circulez ! Il n’y a rien à voir !

De même on se dit être entre catholiques : n’y aurait-il aucune différence dans le contenu de la Foi[11] ? D’ailleurs, (p. 120) : les “adversaires” n’en sont pas car (p. 121) le Concile ne contient pas d’erreurs doctrinales, et l’on peut souhaiter que, comme la liturgie “extraordinaire” attire à elle la liturgie “ordinaire”, la doctrine “extraordinaire” va attirer la doctrine “ordinaire” (p. 122).

Combien le GREC a tourné la page de Mgr Lefebvre, que la FSSPX s’emploie à enterrer depuis sa disparition le 25 mars 1991 en refusant de publier ses sermons non censurés !

Qu’on est loin de Pierre M’aimes-tu ?

Enfuit à jamais Dörmann et tous les travaux depuis 50 ans.

Le GREC en est, (p. 72), à défendre l’unité dans la diversité ! et (p. 73) …plusieurs courants de pensée. Cette diversité est normale, légitime et peut-être même bénéfique !... l’écoute mutuelle et le dialogue préférées aux vaines polémiques…

Le GREC entre dans une nouvelle étape.

AUCUNE FOIS LE NOM DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE N’EST CITÉ !

Pas une fois le Christ-Roi !

Aucune allusion à la grâce, à la Foi.

Aucun sens surnaturel, tout est naturaliste dans ces échanges.

Pas de oui, oui, de non, non, la praxis va tout remettre en ordre. Pour eux l’Église est une institution humaine.

Les leurres sont répétés : rentrer dans l’Église pour convertir. Mais convertir à quoi ? Convertir qui ?

Et le père Lelong a-t-il converti un seul musulman dans sa vie, lui Père Blanc, formé pour cela ?

 

11/ Quelques acteurs clés du GREC : Dom Éric de Lesquen, les abbés Barthe, Celier et Lorans

Le livre du Père Lelong est préfacé par Dom Éric de Lesquen, pseudo-prêtre de l’église Conciliaire et abbé émérite de l’Abbaye Notre Dame de Randol qui, selon la revue Famille chrétienne du 07 février 2009, a joué « un rôle clé dans les contacts avec la FSSPX ». Dom Éric de Lesquen n’est autre que le frère d’Henry de Lesquen qui a pris la contrôle de Radio Courtoisie après Jean Ferré, et qui impose une réelle censure sur cette radio prétendument du « pays réel ». En réalité, les fidèles et les clercs peuvent constater que les ralliés de tout poil s’y produisent à leur guise, l’éloge de Ratzinger-Benoît XVI s’y déploie sans entrave, et les abbés de Tanoüarn, Barthe, Celier et Lorans occupent le terrain en tant que représentants de la Tradition, mais pour tout dire : promus en sous-main par les cercles favorables à la prise de contrôle de la FSSPX par la Rome moderniste.

L’abbé Barthe, ce clerc-caméléon, a œuvré, après son expulsion de la FSSPX, dans le début des années 1980, au sein de l’Institut Cardinal Pie, un groupuscule qui a fait l’objet, en 1999, à l’École pratique des hautes études, d’un mémoire d’Anne Perrin, ses conseils étant le prêtre-ouvrier défroqué, Émile Poulat, et l’universitaire Luc Perrin, lui-même devenu depuis adepte du GREC.

Ce mémoire de 277 pages détaille toute une organisation secrète qui tient ses membres.

Cet extrait de la table des matières du mémoire mentionne l’arrivée de l’abbé Barthe dans cette structure groupusculaire :

Cette étude très détaillée mérite une synthèse et une présentation qui seront une découverte pour les lecteurs de la Tradition, car tout a été fait depuis pour faire oublier cette incroyable organisation secrète.

Les méthodes du GREC ont-elles été héritées de cette expérience de l’Institut Cardinal Pie (ICP) et de sa praxis ? C’est à l’abbé Barthe qu’il faudrait poser la question.

L’abbé Celier est le grand absent du livre du Père Lelong, ce qui laisse comprendre qu’il est le grand présent du GREC.

D’où vient le choix de ce nom ? GREC = GREgoire  Celier ?

Nous connaissons les goûts adolescents de l’abbé Celier pour les jeux de mots et les allusions puériles : Gricha, les éditions du Zébu, Paul Sernine, etc.

Promu par la Grande Loge de France dont l’un des membres éminents et très actif préface et édite son texte, l’abbé Celier cultive aussi le secret et la discrétion. Personnage clé dans le GREC et le développement de ses thématiques (le ralliement) qui sont exactement celles qu’il défend dans son livre pro-Ratzinger : « Benoît XVI et les traditionalistes », l’abbé Celier apparaît d’autant moins qu’il est au cœur de l’entreprise.

C’est pourquoi, ce livre ne présente pas de texte de l’abbé Celier. Son rôle occulte auprès de l’abbé de Cacqueray et de Mgr Fellay est aujourd’hui si décrié, au sein de la FSSPX, que la seule publication d’un texte de lui, en annexe du livre, par le Père Lelong aurait provoqué un déchaînement interne d’attaques, que ses supérieurs (inconnus) ont sans doute préféré ne pas agiter son nom.

Par contre l’abbé Lorans s’affiche, ne craignant plus grand chose, sa compromission dans cette affaire du GREC est allée si loin qu’il ne peut plus reculer. Et l’abbé Lorans aime aussi à s’afficher, il désire tant recueillir très prochainement le salaire de ses efforts patients de subversion auprès de Mgr Fellay pour faire aboutir la prise de contrôle de la FSSPX par la Rome apostate. Rêve-t-il toujours de devenir Curé de Saint Nicolas du Chardonnet ?

 

12/ Le GREC : une officine qui n’est pas catholique : elle ne connaît pas la doctrine de l’Église, sa finalité n’est pas orientée au salut des âmes (que ce soit par la contemplation ou par l’apostolat), sa méthode n’est pas catholique, mais empruntée à la maçonnerie, elle est fondée sur le terreau du modernisme et du libéralisme condamné par les Papes

En fait les adeptes du GREC ne sont plus catholiques.

Le GREC agit en ennemi du Sacerdoce valide de l’Église catholique :

Le père Lelong : je suis profondément attaché aux enseignements du concile Vatican II, (p. 42). Ayant été ordonné prêtre en 1948, j'ai accueilli avec joie et espoir le concile Vatican II. Exerçant alors mon ministère au Maghreb, j'étais heureux que l'Église s'efforce de vivre, de célébrer et d'annoncer le Mystère du Christ en se voulant attentive aux réalités sociales, culturelles et religieuses de notre temps. Aujourd'hui plus que jamais, je mesure l'importance des textes conciliaires, en particulier de la Déclaration Nostra Ætate qui appelle les Catholiques à connaître les valeurs des grandes religions et à unir leurs efforts à ceux des autres croyants pour promouvoir avec eux, et avec tous, croyants ou non, le respect des valeurs humaines dont la source et l'accomplissement ultime se trouvent en Dieu (p. 17).

Madame Pérol : …les rencontres du GREC sont, pour moi, l’occasion de revenir à l’essentiel, la foi qui nous est commune et de vivre dans l’Église, fidèles au Saint-Siège[12], tous ensembles avec nos diversités, (p. 62).

Epilogue (p. 155) : Notre Groupe de Réflexion Entre Catholiques espère que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X accueillera avec reconnaissance cet appel à la réconciliation et à l'unité de l'Église dans le respect des légitimes diversités (phrase non-catholique).

« Respect des légitimes diversités », le mélange des vrais et des faux prêtres au sein de la FSSPX, comme c’est désormais le cas à la Fraternité Saint-Pierre ou à l’IBP ? L’organisation de futures fausses ordinations à Écône, par un « cardinal » invalide, dans le rite traditionnel ? Confirmations invalides par un évêque invalide comme avec ‘Mgr’ Bonfils à Ajaccio pour 19 enfants ?

 

13/ Comment une officine aussi médiocre et éloignée de l’Église a-t-elle pu prospérer, subjuguer Mgr Fellay, et ensuite diffuser et imposer ses propres consignes aux 500 prêtres de la FSSPX pendant des années, sans qu’aucun évêque de la FSSPX n’y trouve à redire et renonce à la chasser :

Rappelons que dans son intervention sur Radio Courtoisie le 17 juillet 2007, le Père Lelong démontre :

Comment se fait-il qu’un groupuscule aussi médiocre dans la théologie catholique, sans connaissance religieuse approfondie, n’accordant aucune espèce d’importance à l’invalidité des sacres conciliaires depuis 1969, ait pu s’imposer en quelques années auprès de la Direction de la FSSPX et imposer ses orientations et ses objectifs à Mgr Fellay pendant plus de 10 ans ?

Cette affaire du GREC s’apparente-t-elle à l’affaire de Mme Cornaz (dite « la Rossinière »), cette fausse mystique, dans laquelle Mgr Fellay s’était ridiculisé par manque de discernement et naïveté ?

Par quel artifice, quatre à cinq clercs, dont plusieurs extérieurs à la FSSPX, aient pu, pendant plus de 10 ans, devenir la hiérarchie parallèle de la FSSPX et décider des promotions, des mises sur la touche, de la politique de répression et de terreur (pro-Benoît XVI) pratiquée au sein de la FSSPX, fixer les étapes progressives du ralliement, anticiper les contacts entre les clercs de la FSSPX et les futurs membres de la commission des discussions doctrinales de la FSSPX, conserver le secret, impliquer dans ses réunions l’abbé de Cacqueray, tout en étant étroitement tenue par le Nonce et par le pseudo-épiscopat conciliaire en France ?

Cette aberration doit être expliquée.

Tout d’abord, cela révèle la totale absence de connaissance de l’ennemi chez les clercs de la FSSPX, et l’absence complète de la vertu de prudence parmi ces évêques et ces prêtres. Que connaissent un Mgr Tissier, un Mgr de Galarreta, un abbé Beauvais et la plupart des autres clercs à l’ennemi ecclésiastique ? Visiblement pas grand-chose, cela ne leur pas été enseigné au séminaire. Pour certains, leur action militante dans des cercles politiques leur a apporté un vernis sur le sujet, mais très éloigné des réalités de la subversion de l’Église.

En février 2009, le Père Jean avait signalé et dénoncé cette subversion de la FSSPX, en détaillant les révélations du Père Lelong le 17 juillet 2007 et en pointant du doigt le GREC :

« A-t-on encore besoin d’autres preuves de la détermination des autorités de la FSSPX à se rallier à la Rome Conciliaire ? Faut-il réécouter l’enregistrement de l’émission de Radio Courtoisie, du 17 Juillet 2007, où le père Lelong, membre actif du G.R.E.C., n’a pas craint d’assurer aux auditeurs que, pour lui, la direction actuelle de la FSSPX serait entièrement acquise au ralliement et qu’il s’agirait essentiellement pour elle, de parvenir à réduire ou à faire taire les récalcitrants dans la FSSPX ? » Père Jean

Le Père Jean avait bien déclaré que le supérieur de la FSSPX était sous l’emprise du GREC et rendait possible cette opération de subversion :

« Car je n’ai aucune confiance en Monseigneur Fellay, qui couvre toute cette opération de son autorité » Père Jean

Il est éclairant de rappeler cette publication des propos du Père Jean le 30 avril 2009 :

« je pense cependant savoir de quoi je parle quand j’emploie le mot subversif, et connaître un minimum dans le traitement des informations, avant d’en tirer des conclusions. »

« Parlant au nom d’autres prêtres, dont deux m’ont encouragés à prendre la parole, – ce qui me répugnait fort – en cette occasion, je n’ai pas même exprimé ma conviction personnelle, bien établie depuis maintenant cinq ans, que cette évolution n’est qu’un processus habilement programmé par certains prêtres subversifs qui ont réussi à occuper des postes stratégiques de la FSSPX (supériorat, séminaires, médias et finances) en vue de la mener au ralliement. »

« le G.R.E.C., “ Groupe de Réflexion Entre Catholiques ”, institué depuis 1997 (nous n’avons donc jamais été informés de l’existence de ce club depuis plus de dix ans !), réunissant des clercs et laïcs de toutes les tendances de la “tradition”, surtout des ralliés, mais y compris la FSSPX, et travaillant à “ permettre un jour une réconciliation dans les formes institutionnelles et juridiques ”. Ce qui ne peut viser évidemment que la FSSPX, la seule qui y soit représentée, et non (encore) ralliée.

Cette entreprise, y lit-on aussi, est encouragée par le nonce apostolique, Monseigneur Baldelli, et Monseigneur Breton, évêque d’Aire et de Dax, y représente la conférence des évêques de France. »

« J’ai appris d’ailleurs par un confrère de la FSSPX, que Monseigneur Breton lui avait dit avoir fait la connaissance de Monsieur l’abbé de Cacqueray à une réunion du G.R.E.C. … Je n’ai donc pas été surpris, quand on m’a dit, tout à l’heure, que le supérieur du district de France venait d’exhorter tous nos fidèles, à la Mutualité, à signer cette lettre de soutien à Benoît XVI. » Père Jean

Loin d’être remercié pour sa clairvoyance et son courage, le Père Jean, capucin de Morgon, a été persécuté par l’abbé de Cacqueray, mis au cachot par son supérieur, accablé par l’abbé Beauvais et sermonné par Mgr Tissier de Mallerais.

Aujourd’hui ce n’est plus le Père Jean qui le révèle dans une lettre envoyée à son entourage, mais les Nouvelles Éditions Latines qui diffusent dans toute la France, sous la plume du Père Lelong, confirmé par une quinzaine de lettres de témoignages en annexe du livre, toute l’opération de subversion en cours depuis 15 ans. La réalité va même au-delà de ce qu’avait dénoncé le Père Jean qui semble avoir sous-évalué l’ampleur de subversion !

La vérité met en accusation Mgr Fellay pour avoir couvert cette opération de destruction de l’œuvre de Mgr Lefebvre, et cette mise en accusation rejaillit sur les différents évêques et supérieurs de District de la FSSPX qui n’ont rien vu, ou surtout rien voulu voir, et qui ont attendu sans bouger, passivement, que la destruction de la FSSPX soit presque acquise. Tout en insultant les sites internet qui faisaient le travail d’investigation qu’ils ne voulaient pas faire.

Nous sommes à quelques jours de la fin de l’ultimatum adressé par la Rome apostate à Mgr Fellay pour rallier l’église Conciliaire, à la mi-avril 2012, en « clarifiant » sa réponse au « Préambule doctrinal ». Tous les milieux ralliés sont sur le pont pour appeler ce ralliement. Après avoir monté le coup des 19 confirmations invalides d’enfants à Ajaccio avec l’abbé Mercury, ils ont été rejoints publiquement par l’abbé Schmidberger et Mgr Williamson (dans son jeu subtil de revers), le binôme des deux taupes principales de la FSSPX, six mois après la révolte d’Albano.

La minorité de taupes actives et avérées exigent la soumission de la totalité des 500 clercs à leur politique et à leur autorité, à celle de Ratzinger-Benoît XVI, au mépris des enseignements de l’archevêque fondateur.

Ils sont pressés de provoquer la signature ou la scission (c’est-à-dire la destruction), avant que les supérieurs de District et de séminaires ne se réunissent en chapitre général en juillet 2012 (réunion imposée par l’application des statuts), ce qui pourrait faire courir le risque qu’ils mettent un terme à cette politique suicidaire et reviennent aux orientations et aux directives données par Mgr Lefebvre.

 

14/ Nos conclusions :

Le GREC empêche que la question vitale, décisive et qui prime toutes les autres, des sacres conciliaires invalides ne soit posée par la FSSPX.

Ces gens-là ne sont plus catholiques ; cf. acte de Foi et Satis cognitum :  "Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi".

Pendant plus de quinze ans, un silence complet leur a permis de trahir la Tradition.

Les fidèles devraient être abandonnés, à une toute petite équipe voulant les amener à l’apostasie. Empoisonnés par le climat délétère et attiédissant distillé par cette officine et les taupes de la FSSPX, où sont les prêtres qui auraient dû réagir publiquement contre le GREC ? En quinze ans de travail d’influence moderniste et œcuméniste, quel prix le GREC a-t-il fait payer aux écoles de la FSSPX, et à l’Institut Saint-Pie-X ? Aux vocations détruites ou fauchées ?

Une minorité de taupes avérées et actives !

Le GREC a montré son vrai visage : celui d’une petite coterie de clercs qui, avec les autres taupes infiltrées dans la FSSPX, ne représente qu’une minorité des clercs de la FSSPX mais qui a eu pendant quinze ans l’impudente prétention de vouloir imposer ses vues à la totalité des clercs de la FSSPX, en calquant ses méthodes sur celles de la maçonnerie, et en agissant comme une véritable hiérarchie parallèle.

Puisse la question du Sacerdoce catholique valide enfin éclater !

 


Annexe A

L’intervention extravagante et nullissime du Père Lelong sur Radio Courtoisie,

le 17 juillet 2007, dans le journal de Philippe Saint-Robert

L’extrait de cette émission est consultable sur ce lien :

http://resistance-catholique.org/audios/2007-07-17_Pere-Lelong_RadioCourtoisie_extraits.mp3

 

Radio Courtoisie reçoit le Père Michel Lelong (PL)

Le Libre Journal de Philippe de Saint Robert (PSR), le mardi 17 juillet 2007

PSR : Et alors, de ce point de vue de la succession apostolique, quid de l’église Anglicane ? Et là il me semble que, – je crois que c’est Léon XIII qui a été un peu trop loin en déclarant qu’ils n’avaient pas – puisqu’il me semble que beaucoup de théologiens ont aujourd’hui regretté cette prise de position.

Père Lelong : Sur le plan théologique et liturgique, l’église Anglicane est très proche de l’Église catholique et même l’église Anglicane a conservé certains rites en latin alors que l’Église catholique l’avait “largué”.

Mais à l’église Anglicane, le problème c’est que, – l’église Anglicane, d’abord vous avez la Haute église et la Basse église. Bon, la Basse église quand-même, il y a une interprétation qui sont (sic) un peu fantaisiste, qui vont très loin dans le libéralisme, et la Haute église est quand-même plus ou moins liée à la Couronne d’Angleterre, alors c’est peut-être une église d’État ; il faut dire. Il y a aussi un problème politique.

Et alors, d’autre part, dans l’église Anglicane il y a maintenant des courants très divers et il y a eu des décisions qui ont été prises par certains évêques – pas tous ! – de l’église Anglicane concernant l’ordination des femmes et l’homosexualité – le mariage homosexuel – qui ont beaucoup déplues à Rome et qui ont créées un certain malaise : parce que les relations sont bonnes en l’anglicanisme et Rome, mais des décisions comme celles-là, notamment l’ordination des femmes. Je crois qu’il y a un évêque – une femme évêque. Je crois que Rome n’est pas d’accord du tout avec…

PSR : Mais vous ne répondez pas à ma question sur la succession apostolique !

Père Lelong : Ah mais, je crois qu’elle est reconnue ! On peut reconnaitre la succession apostolique.

PSR : Ah ben non ! Léon XIII a nié. À ma connaissance. Oui !

Père Lelong : Écoutez, je ne suis pas un spécialiste de la question et je laisse la question ouverte aux spécialistes. Mais je considère que Vatican l’avait reconnue quand-même !

PSR : Ben, s’ils ont la succession apostolique, il y a Présence Réelle dans l’eucharistie. Sinon Elle n’y est pas ! Voila la question.

Père Lelong : Dieu le sait !

PSR : Dieu seul, le sait.


Sur Écône

PSR : Mais alors, la question de fond quand-même, j’y reviens : avec Écône, c’est pas réglé quand-même ! Là, eux ne sont pas rentrés dans la communion.

Père Lelong : Je pense que parmi nos amis et frères de la Fraternité Saint-Pie X, je pense à Mgr Fellay et à toute son équipe.

PSR : C’est excessif parfois !

Père Lelong : Je ne le dirais pas de Mgr Fellay ! Écoutez, je peux vous donner même mes preuves. Je crois qu’à la Fraternité Saint-Pie X actuellement, l’autorité, ses prêtres et Mgr Fellay, son équipe, ses porte-parole en France – je pense à l’abbé Lorans en particulier –, ont salué de façon très positive le Motu Proprio, et le considèrent comme un pas très important. Un pas en avant très important. Donc je crois que l’accueil qu’ils ont fait est, je le trouve excellent et j’espère que ça va être l’occasion d’aller plus loin.

Alors il est vrai que, et je pense que leur position répond à beaucoup de fidèles. Moi j’ai rencontré ces jours-ci beaucoup des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X qui sont très heureux, et qui vraiment souhaitent que ce soit un pas vers la réconciliation et que la Fraternité retrouve sa place dans la communion de l’Église romaine – qu’elle a toujours reconnue d’ailleurs !

Mais je crois que dans la Fraternité il y a aussi des fidèles, des laïcs et des prêtres qui malheureusement ont encore une attitude – que je trouve moi – encore négative par rapport à Benoît XVI. Et je trouve – je regrette – que certains prêtres ou certains laïcs qui se réclament de la Fraternité Saint-Pie X, aient une attitude beaucoup moins sereine, beaucoup moins positive et beaucoup moins confiante que celle que vient d’exprimer Mgr Fellay et l’abbé Lorans.

PSR : Est-ce que Mgr Fellay a la succession apostolique ?

Père Lelong : (réflexion : 3 secondes de blanc) : J’ai remarqué que dans le texte de Benoît XVI, heu… , il parle de Monseigneur Fellay avec, heu… , une fois qu’il dit Monseigneur Fellay…

PSR : Il dit Monseigneur Fellay, oui !

Père Lelong : donc, je pense que, heu… , juridiquement, je ne suis pas en mesure de vous vous répondre…

PSR : Parce que, je crois me souvenir que Mgr Lefebvre, quand il a sacré deux (sic !) évêques, ne l’a pas fait dans les rites.

(Autre personne) : Ah oui, ils auraient dû être deux !

Père Lelong : Non mais, alors-là, moi je ne suis pas canoniste. Je crois que – j’ai peur de dire une bêtise –, mais j’aurais tendance à dire que Mgr Lefebvre a ordonné ces quatre évêques de façon non licite, mais valide ! Vous savez qu’on fait la distinction entre la validité et la légitimité.

PSR : Oui !

Père Lelong : Je dirais ça ; peut-être que je me trompe, et si je me trompe, j’aimerais que des Canonistes – qui pourraient m’entendre ou entendre plus tard –, vous corrigent, me corrigent.


Question de la part d’une auditrice britannique :

Léon XIII a clairement précisé que les Anglicans n’avaient plus la communion apostolique…

PSR : C’est autre chose que ce que j’ai dit ; c’est autre chose que la transmission…

Suite de la question : Saint-Pie V a excommunié en 1570, après 12 années de temporisation, la reine Elisabeth 1ère. Léon XIII a précisé qu’à la mort de l’évêque de Lincoln en 1584, l’ancienne hiérarchie catholique d’Angleterre était morte.

Père Lelong : Oui, moi je remercie beaucoup l’auditrice qui a envoyé ces précisions !

Moi, je connais particulièrement la question donc j’en ai parlé avec beaucoup de prudence tout à l’heure et je vais tâcher de mieux me renseigner, et je prends acte de cette nouvelle que, donc les évêques ne seraient pas reconnus par…

PSR : Pardonnez, la communion apostolique est une chose ; la succession apostolique en est une autre.

Question à propos de la succession apostolique :

Un auditeur : La succession apostolique Anglicane est toujours niée par l’Église depuis l’acte important de Léon XIII en particulier. Car beaucoup d’évêques Anglicans ont été ordonnés au 16ème siècle par des évêques convertis au Protestantisme, ayant donc perdu toute légitimité.

Père Lelong : Oui ! j’ai entendu dire ça, en effet.

Je pense que, bon ! je reçois cette information.

Je crois quand-même, que cela fait l’occasion d’un débat entre spécialistes de l’œcuménisme.

PSR : Ah ! je crois que maintenant, au Vatican on regrette un peu la décision de Léon XIII, mais comment revenir sur une décision de ce genre…

Père Lelong : Mais ont peut revenir… On peut toujours revenir !

 


Annexe B

Interventions significatives des positions non catholiques du Père Lelong sur le
Forum Catholique

« En ce qui me concerne, j'ai trouvé normal que Benoit XVI se recueille à la Grande Mosquée »

Père Lelong

GREC

http://rendez-vous.leforumcatholique.org/message.php?id=14&num=1876

Comme l'abbé Barthe vous l'a expliqué la semaine dernière, le GREC existe depuis une dizaine d'années : leurs animateurs ont tenu longtemps à rester très discrets comme le leur ont demandé les responsables de l'Église de France et les autorités de la FSSPX. Le GREC a été soutenu dès l'origine par le Nonce apostolique à Paris. Mgr Jean-Pierre Ricard, Président de la conférence épiscopale, a bien voulu désigner un évêque, Mgr Philippe Breton, évêque d'Aire et Dax, pour accompagner nos travaux. Mgr Bernard Fellay, de son côté, approuve ce dialogue et a confié à l'Abbé Lorans le soin de représenter la FSSPX. Notre travail est maintenant mieux connu, nous sommes heureux de constater que de très nombreux catholiques s'intéressent à cet effort de dialogue au sein de l'Église. Nous ne sommes pas là pour régler les questions théologiques et canoniques qui dépendent de l'autorité romaine et des autorités de la FSSPX. Notre but essentiel est de favoriser un climat de respect et d'écoute mutuel, de confiance et de libre débat entre catholiques ayant des options théologiques et liturgiques différentes. Dans cette perspective, nous avons invité des conférenciers représentant les courants de pensée très différents par exemple, sur le problème délicat du dialogue interreligieux, une conférence-débat que j'ai moi-même animé, a réuni le père Claude Jeffré, dominicain, spécialiste de la théologie des religions, ancien Directeur de l'École biblique de Jérusalem, et l'abbé Laroche, de la FSSPX, auteur d'une thèse de doctorat sur le dialogue avec l'Islam... L'un de nos soucis est d'accueillir à nos rencontres tous ceux et celles qui souhaitent participer à ce dialogue, sans aucune exclusive. À cet égard, nous souhaitons beaucoup élargir le cercle de nos amis, et je me permets d'insister auprès des prêtres et des laïcs qui comme moi, sont attachés aux enseignements de Vatican II : puisque celui-ci nous appelle au dialogue, ne devons-nous pas le pratiquer aussi avec nos frères catholiques attachés à la Tradition ?

Ratisbonne

http://rendez-vous.leforumcatholique.org/message.php?id=14&num=1877

d'autant plus que les médias ont présenté et commenté ce discours de façon aussi fantaisiste que regrettable. En réalité, le Saint Père a fait à Ratisbonne une conférence sur le thème des relations entre la Foi et la Raison. Il a dénoncé le risque de se contenter de la raison en rejetant la Foi en Dieu et le risque d'une foi religieuse qui ne soit pas vécu avec l'apport de la raison humaine, cette raison étant donnée elle-même par Dieu. Benoit XVI, à ce sujet, a insisté sur le péril qui menace actuellement l'Occident quand il refuse la dimension religieuse de l'existence. Il a également parlé de l'Islam et ses propos ont laissé entendre que contrairement à l'Église catholique, l'Islam et d'ailleurs aussi le Protestantisme, ne sont pas parvenus à établir une complémentarité entre Foi et Raison. Ses propos ont suscité des réactions condamnables et même sectaires de la part de quelques groupes extrémistes très minoritaires dans le monde musulman. Mais ils ont eu l'avantage de susciter aussi une longue et très intéressante réponse d'une trentaine de personnalités musulmanes particulièrement représentatives et appartenant à un grand nombre de pays d'Orient et d'Occident. Dans cette réponse, ces personnalités musulmanes disaient leur estime et leur confiance envers le pape, ainsi que leur soutien à son action pour la sauvegarde des valeurs spirituelles et pour la paix dans le monde. Ils exprimaient aussi leur désaccord avec la façon dont le pape avait abordé le problème Foi et Raison dans l'Islam et ils proposaient à Benoit XVI de poursuivre le dialogue avec lui. Le Saint Père a répondu très favorablement à cet appel, d'abord dans un important discours à Rome le 25 septembre 2006, discours dans lequel il déclare : "Nos contemporains attendent de nous, chrétiens et musulmans, un témoignage éloquent pour montrer à tous la valeur religieuse de l'existence. Enfin, lors de son voyage en Turquie, comme on le sait, le pape a renouvelé sa volonté d'établir des relations sereines avec les musulmans. Je me permettrais de vous donner ici mon point de vue, tout en sachant que plusieurs de mes amis du GREC voient les choses autrement. En ce qui me concerne, j'ai trouvé normal que Benoit XVI se recueille à la Grande Mosquée : contrairement à ce que certains commentateurs ont prétendu, il n'a pas cédé à un quelconque syncrétisme, mais comme il l'a expliqué lui-même, il a tenu à se recueillir en silence devant Dieu, à côté des croyants musulmans qui l'accueillaient. J'ai lu, à ce propos, les commentaires du Chardonnet et j'ai regretté leurs tons polémiques contre Benoit XVI, que les catholiques attachés à la Tradition devraient, me semble t-il, soutenir au lieu de le critiquer. J'ai aussi entendu, sur le même sujet, au cours de notre dernière réunion du GREC, le point de vue de l'abbé Lorans et j'ai été très heureux de constater que tout en émettant d'importantes réserves, il a parlé du Saint Père avec beaucoup de respect et de confiance. Cela montre bien qu'au sein de l'Église, on peut parfaitement ne pas être pleinement d'accord tout en sachant s'écouter et se respecter.

Vatican II

http://rendez-vous.leforumcatholique.org/message.php?id=14&num=1881

En ce qui concerne Vatican II, il faut se rappeler que Mgr Lefebvre ne l'a pas rejeté dans son ensemble. Il a certes, vigoureusement contesté certains de ses textes et surtout l'interprétation qui en a été parfois donnée dans les années qui suivirent le concile. Quant à savoir si l'on peut être catholique en rejetant Vatican II, je ne me permettrai jamais de porter des jugements pour dire qui est catholique et qui ne l'est pas. Ce que je pense seulement, c'est que depuis ses origines, l'Église a connu de très nombreux conciles dont certains furent aussi contestés que l'est Vatican II et il me semble assez étrange de dire que tous les conciles sont valables sauf le dernier, comme d'ailleurs de prétendre que l'Église a commencé avec Vatican II.

Au sujet de votre 2e question sur les différences de points de vue au sein de la FSSPX, je pense que dans les milieux attachés à la Tradition comme dans ceux qui se réclament du concile Vatican II, certains savent écouter et d'autres moins...

Musulmans

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Depuis l'origine, l'Église annonce le mystère du Christ. Elle l'a fait et continue à le faire en rencontrant des peuples, des cultures, des civilisations très diverses. Cela a commencé quand l'Église a dû se situer par rapport au judaïsme, avec le premier concile de Jérusalem qui a affirmé une rupture entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Par la suite, au cours des siècles, la prédication évangélique a rencontré la culture grecque, la civilisation arabe, la Renaissance, le siècle des Lumières, le Nouveau Monde, l'Afrique et l'Asie avec les civilisations de tous ces peuples. Elle a toujours cherché à annoncer l'Évangile et les mystères du Christ en tenant compte des peuples et des cultures qu'Elle rencontrait, et déjà les pères de l'Église ont dit qu'il y avait dans ces peuples des valeurs spirituelles auxquelles l'Église devait être attentive. On pourrait citer de nombreux exemples : au XIe siècle déjà, le pape Grégoire VII écrivit à un émir musulman : Nous nous devons mutuellement la Charité puisque nous reconnaissons et confessons, de façon différente il est vrai, le Dieu unique que nous louons et vénérons chaque jour comme créateur des siècles et Maître de ce monde. Beaucoup plus près de nous, le pape Pie XII, dans l'encyclique Evangelii praecones affirmait que les missionnaires catholiques doivent être attentifs et respectueux envers les valeurs des civilisations et des peuples auxquels ils sont envoyés, afin de pouvoir annoncer les mystères du Christ dans un langage accessible à ces peuples. Le problème des relations entre l'Église catholique et les autres religions ne date donc pas du concile Vatican II, mais il est vrai que celui-ci l'a abordé d'une façon nouvelle en prenant en compte les relations qui existent de plus en plus entre les peuples. Dans sa déclaration Nostra Ætate, le concile Vatican II s'est également inspiré des travaux faits depuis un siècle par de nombreux universitaires et théologiens, spécialistes de l'Islam. L'un des plus célèbres est Louis Gardet, philosophe thomiste, islamologue, et disciple du père de Foucauld dont les travaux sur l'Islam sont très importants pour l'Église. La question qui se pose aujourd'hui est de savoir si oui ou non, depuis Vatican II, le magistère de l'Église a radicalement modifié l'enseignement de la Foi catholique en ce qui concerne les relations avec les autres croyants, en particulier les musulmans ? Certains le disent : pour eux, les déclarations conciliaires sur l'Islam constituent une totale nouveauté, une rupture, par rapport à la doctrine enseignée jusque là par le Saint Siège. Parmi ceux qui soutiennent cette thèse, les uns semblent croire que l'Église a commencé avec Vatican II et ils rejettent le concile de Trente, le Syllabus, l'Infaillibilité telle qu'elle fut définie par le concile Vatican I. Pour d'autres au contraire, en particulier Mgr Lefebvre et la FSSPX, c'est Vatican II qu'il faut contester car, affirment-ils, sur des points essentiels, il s'est éloigné de l'authentique Tradition transmise depuis les apôtres. Il est bien entendu normal et sain qu'un libre débat existe dans l'Église, mais l'important est que chacun se souvienne des leçons du passé : depuis 20 siècles, l'histoire nous apprend que si légitime qu'elle soit, "les contestations au sein de la Catholicité ne peuvent être fécondes que si elles restent arrimées à la barque de Pierre et de ses successeurs comme l'écrivait un jour l'ambassadeur de France Gilbert Pérol. À cet égard, la position de l'Église catholique envers l'Islam a été parfaitement définie par le pape Benoit XVI dans son discours du 25 septembre 2006 à Rome. Comme on le sait, le Saint Père insiste sur la nécessité d'interpréter les enseignements du concile Vatican II à la lumière de la Tradition. Cela vaut dans tous les domaines, y compris en ce qui concerne les relations entre l'Église catholique et la religion musulmane.

Conversions

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La question posée ici est très importante : il s’agit des relations entre l’annonce de l’Évangile et le dialogue avec les autres croyants auquel nous a appelé Vatican II. Trop souvent, on oppose évangélisation et dialogue ; en réalité, ils sont liés. Rappelons-nous ce qu’écrivait l’apôtre Saint Pierre aux premiers chrétiens : rendez compte de l’Espérance qui est en vous, avec douceur et respect. Rendre compte de l’espérance qui est en nous, c’est annoncer sans peur la vérité du Christ et donc d’abord s’efforcer d’être fidèle au Christ, car comme l’a écrit le père de Foucauld, l’important ce n’est pas ce qu’on dit, mais ce qu’on est. Et puis, cette espérance, nous devons, comme le recommandait Saint Pierre, l’annoncer avec douceur et respect. Avec douceur, c’est-à-dire sans agressivité, sans polémique. Avec respect, c’est-à-dire, en étant attentif à l’autre et aux valeurs dont il vit. Pour cela, il est très important de connaître et reconnaître les divergences et les convergences qui existent entre notre Foi catholique et la foi des musulmans. Les différences sont évidentes, puisque si les musulmans vénèrent Jésus et voient en Lui « le verbe de Dieu né de la Vierge Marie » ils ne croient pas comme nous au mystère du Christ crucifié et ressuscité pour le salut du monde. Mais tout en affirmant clairement ces divergences doctrinales fondamentales, nous devons aussi découvrir les convergences spirituelles qui existent entre notre foi chrétienne et la foi musulmane. En effet, les musulmans croient que Dieu est le créateur de l’homme et de l’univers, que nous retournerons à Lui après la mort, qu’Il est à la fois le Tout autre et le Tout proche et qu’Il n’entend pas la prière de celui qui commet l’injustice. Contrairement à ce que pensent certains, il existe des valeurs éthiques et spirituelles communes à la Foi chrétienne et à la religion musulmane, comme l’écrivait bien avant le concile Vatican II, le théologien thomiste Louis Gardet. Quant à savoir si beaucoup de musulmans se convertissent, tout catholique bien entendu doit souhaiter que le mystère du Christ, le mystère de la Croix, scandale pour les juifs, folie pour les païens et question posée aux musulmans, soit accueilli par tous les hommes. Ce que nous pouvons faire pour qu’il en soit ainsi, c’est d’être nous-mêmes fidèles à l’appel du Christ dans l’Église, en confiant à Dieu le salut de tous. Je crois que Mgr Lefebvre, quand il était archevêque de Dakar, n’a pas converti beaucoup de musulmans, mais je sais par le cardinal Thiandoum qui estimait beaucoup le fondateur de la FSSPX, que celui-ci était respecté et admiré par beaucoup de musulmans. Ils voyaient en lui, un prêtre et pouvaient déjà découvrir d'une certaine manière le message du Christ, même s'ils n'entraient pas dans l'Église.

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[1] http://resistance-catholique.org/articles_html/2012/01/RC_2012-01-28_LE-PERE-LELONG_LE-G.R.E.C.-ET-LA-FSSPX.html

[2] http://www.amazon.fr/jamais-desesperer-soixante-annees-service/dp/2204061336/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1333659422&sr=8-2

[3] Selon une source, dans un récent sermon, en mars 2012, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, l’abbé Beauvais l’a qualifiée de « papesse qui pérore dans les forums internet »

[4] Représentant romain très actif dans le « dialogue œcuménique » avec les Anglicans britanniques. Le Père Morerod est également l’homme qui a fait publier le dossier des archives du Saint-Office sur les pièces de la condamnation des ordres anglicans jugées infailliblement et définitivement invalides (« Totalement nuls et entièrement vains » Bulle Apostolicae Curae) par le Pape Léon XIII en 1896.

[5] L’abbé Celier préfacé et édité par Jean-Luc Maxence, un franc-maçon militant de la Grande Loge de France (GùLùFù) pour son livre « Benoît XVI et les traditionnalistes ».

[6] http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Papon

[7] http://www.goao.org/index.php?news&nid=32

[8] http://www.glmm.fm/index.php?page=rites_et_rituels&lang=fr

[9] http://www.glmm.fm/index.php

[10] Alors que Mgr Lefebvre, à la fin de sa vie enseignait le contraire : Rome n’est plus dans Rome.

[11] p. 67 : …de revenir à l'essentiel, la foi qui nous est commune et de vivre dans l'Église, fidèles au Saint-Siège, tous ensemble, avec nos diversités. Un des trois passages où le mot Foi est écrit.

[12] Mais à quel Siège ? Et pas fidèle à Notre-Seigneur Jésus-Christ ?