APPEL AUX FIDELES QUI MANIFESTENT

« Vous direz aux Français qu’ils fassent leur trésor des testaments de Saint Rémi,

de Charlemagne et de Saint Louis, qui se résument dans ces mots si souvent répétés par

l’héroïne d’Orléans : Vive le Christ qui est Roi de France ! »

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de lecture du décret de béatification de Jeanne d’Arc

Dirigée par une caste profondément immorale et impie, la France s’enfonce chaque jour de plus en plus dans la barbarie, dans la haine de Dieu, du Vrai, du Bien et du Beau.

Les perversités les plus abjectes inondent nos cités. Notre Seigneur Jésus-Christ est méprisé, moqué.

Le fidèle catholique qui vit au milieu de ce monde ne peut donc que se sentir légitimement révolté par ces attaques incessantes et ignobles envers sa religion. Mais nous le savons, cette société est celle qui est issue de la Révolution satanique de 1789 qui a assassiné l’Oint du Seigneur, le Lieutenant du Christ.

Alors, devant ce qui constitue un évident châtiment pour la France, que peut faire le catholique aujourd’hui ? Mais surtout, que doit-il faire ?

« La France se meurt !… La France se meurt d'avoir renié son Dieu »

Marquis de la Franquerie

Les manifestations de rues dont les médias se sont largement fait l’écho ces dernières semaines illustrent une des réactions par laquelle nous pourrions être naturellement tentés. S’associer à ces manifestations est d’ailleurs présenté par de nombreux clercs de la « Tradition » comme un devoir, une obligation morale. A défaut, les réfractaires sont désignés comme des lâches, accusés d’abandonner Notre Seigneur Jésus-Christ ! Alors, que penser de tout cela ?

Avant d’analyser ces manifestations organisées par l’Institut Civitas et soutenues par la FSSPX, nous vous proposons la lecture d’un texte parfaitement d’actualité écrit en 1989 par Jean Vaquié :

La Bataille préliminaire (Lien)

En voici de larges extraits particulièrement éclairants sur ce qui doit être, aujourd’hui, notre conduite à tenir :

« "Sois vigilant et maintiens les restes qui allaient périr" (Apoc. III, 2)…

Les véritables forces vives de la France ont toujours été anti-révolutionnaires. Le don initial qui a été fait à notre pays c'est la monarchie chrétienne. La république laïque est un châtiment entraîné par les péchés du peuple "propter peccata populi". La tendance spontanée de la France ne va pas à la république mais à la restauration. Notre Nation désire notamment revenir au don initial. Tel est son dynamisme fondamental.

Ce rejet instinctif de la révolution est particulièrement sensible aujourd'hui (…).

Jean Vaquié

Jean Vaquié

Cependant aux antipodes de ce courant fondamental, "l'Adversaire" a tissé un réseau serré de contraintes révolutionnaires qui est totalement artificiel, mais qui s'impose d'une manière absolue. Le pouvoir légal appartient à ce réseau, et a fortiori le "pouvoir occulte" qui en est l'inspirateur bien connu (…).

Le "pouvoir de la Bête" bien qu'essentiellement utopique de par sa nature, est devenu, en fait, irréversible (…).

Le dynamisme réactionnaire fondamental est réel, mais il est neutralisé par un dispositif révolutionnaire pratiquement insurmontable.

Les traditionalistes ont conscience de défendre les droits de Dieu en face du pouvoir de la Bête. Ils puisent là leur ardeur et leur confiance. Mais ils s'imaginent trop facilement que cette position de principe leur donne, sur l'Etat laïque, une prééminence juridique. Ils descendent dans la rue en brandissant le Décalogue et l’Évangile et en accusant l'Etat de les avoir violés. Ils les opposent aux maires, aux préfets et aux ministres en leur disant :

"C'est votre devoir, de par le droit divin, qui est au-dessus de toutes les lois humaines, d'interdire l'avortement, l'euthanasie, les blasphèmes publics des spectacles, la construction des mosquées, la naturalisation massive des musulmans... et toutes ces choses exécrables" (…).

Mais comment ne pas voir qu'il est maintenant trop tard pour tenir un tel discours ? Il fallait commencer par s'opposer à la laïcisation constitutionnelle de l'Etat. Or précisément, cette laïcisation a été obtenue, en 1958, grâce aux suffrages des catholiques (…).

Il n'est plus l'heure aujourd'hui d'exiger de l'Etat sans Dieu, la reconnaissance des droits de Dieu (…).

La bataille au jour le jour n'est pas une bataille de rupture. Les forces qui y sont engagées n'ont pas les moyens d'une rupture. Leur ministère propre est celui de sauvegarder "les restes qui allaient périr".

Il faut que le Maître, quand Il viendra, nous trouve "veillant". Il nous demande précisément de ne pas disparaître, de ne pas gaspiller des forces et des vies qui sont les Siennes et dont Il aura besoin (…).

L'une des conditions essentielles pour maintenir ne serait-ce qu'une humble veilleuse, au cours de cette période complexe et sévère, c'est la constante élévation de l'esprit vers le Ciel, pour en obtenir à chaque instant les protections indispensables (…).

Ceux qui comprennent le plan de Dieu et qui s'appliquent à y correspondre forment, on en conviendra, ce "petit nombre" auquel Notre-Dame de La Salette fait appel quand elle dit "combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez" (…).

Dieu se réserve toujours un "petit nombre" chez qui Il met la Foi comme en réserve (…).

Cette "réserve de foi" étant constituée, Dieu n'intervient en personne qu'à la dernière minute, quand tout espoir humain est perdu. Il est bien évident qu'un "Sauveur" ne sauve que quand tout est perdu (…).

Tel est le rôle surnaturel du "petit nombre" évoqué par Notre-Dame de La Salette : un reste infime dont Dieu entend Se servir pour restaurer ce qui a été aboli (…).

Le "petit nombre" dont nous parlons, c'est tout simplement une minorité que Dieu constitue Lui-même et dont Il augmente ou restreint le nombre comme il Lui convient. Il recrute cette minorité où Il veut et pas seulement chez ceux qui se croient, à tort ou à raison, l'élite désignée (…).

Un prosélytisme modéré est nécessaire. Il est révélateur d'une saine vitalité. Il faut seulement qu'il reste un prosélytisme de détection se réduisant à découvrir des âmes déjà providentiellement préparées, des âmes en "harmonie préétablie". Il dépasserait ses limites normales s'il se transformait en propagande tapageuse, avec des moyens médiatiques (…).

Qui donc est ainsi promis à la résurrection ?

C'est d'abord la Royauté abolie depuis 200 ans. Mais c'est également la France qui, privée de son chef c'est-à-dire de sa tête, est morte à la grâce en tant que nation. Et c'est encore l'Église universelle, tombée au pouvoir de son adversaire et qui, elle aussi, est en état de mort mystique ».

Nous pourrions nous arrêter là car, par ces quelques lignes, tout est dit. Toutefois, il nous paraît important de revenir sur ces manifestations organisées depuis le mois d’octobre par une des associations proches de la FSSPX : l’Institut Civitas.

 

I – Quelques considérations utiles sur les manifestations et les pétitions

 

- Des méthodes illusoires inventées et contrôlées par l’Ennemi

Actes politiques collectifs destinés à émettre une protestation ou une revendication, les manifestations et les pétitions sont considérées comme des parties prenantes de l’« expression démocratique » et visent, théoriquement, à influer sur l’opinion, à influencer le pouvoir politique et, ce faisant, à contribuer à la naissance de politiques publiques menant à la satisfaction des revendications qu’elles expriment.

Mais que peut-on espérer de ces modes d’« expression démocratique » ? Quelles sont les manifestations ou les pétitions initiées par des catholiques qui ont abouti ?

Y-a-t-il une seule revendication de catholiques qui ait abouti à la suite d’une manifestation ou d’une pétition ?

Quel fut le résultat des manifestations pour l’école libre ? Aucun ! Ces écoles que des millions de français ont pourtant défendu en manifestant massivement n’ont plus rien de catholique et n’ont de libres que le nom !

Qu’avons-nous obtenu des manifestations contre l’avortement ? Rien ! Le nombre d’avortements n’a jamais été aussi élevé en France ! Les lois rallongeant le délai autorisant l’avortement et celles réprimant parallèlement les oppositions à ce crime d’Etat se sont considérablement aggravées.

Il n’y a, en effet, que la Révolution et l’Ennemi qui peuvent obtenir quelque chose d’une manifestation. Toute personne ayant un minimum de bon sens et de discernement le sait.

Et même si le pouvoir politique acceptait ponctuellement telle ou telle doléance (au niveau local essentiellement), ce serait seulement par stratégie, pour ne pas être trop gêné dans la poursuite de sa politique et subrepticement revenir, au moment opportun, sur ce qui a été « cédé ».  

La manifestation est d’autant plus stérile qu’elle reconnaît, de fait, les règles du jeu de l’Ennemi. Elle s’y soumet. L’Ennemi ayant besoin d’une apparente opposition ainsi que de groupes réactionnaires maîtrisés pour faire avancer son plan, la manifestation lui permet de comptabiliser la réaction restante et, s’il l’estime nécessaire, de constituer des fiches des opposants (la pétition est également très efficace pour cela).

Nous pouvions ainsi lire dans Le Figaro du 30 novembre 2011 :

« Les catholiques qui protestent depuis une dizaine de jours contre le spectacle de Romeo Castellucci font l'objet d'une attention policière toute particulière

Dans leur sillage, les services de renseignements ont récemment vu apparaître des royalistes de l'Action française, de nationalistes du Renouveau français ainsi qu'un noyau de militants du Groupe Union Défense (GUD). «Au plus fort des manifestations, qui ont regroupé jusqu'à 1500 personnes, nous avons procédé à cent contrôles par jour, confie un responsable policier. En fin de semaine, nous avons interpellé plusieurs individus porteurs de bombes lacrymogènes ou de boules puantes qu'ils comptaient jeter sur les spectateurs à l'intérieur ou à la sortie du Théâtre de la Ville. » À plusieurs reprises, la représentation de ‘Sur le concept du visage du fils de Dieu’ a déjà été interrompue en raison d'incidents.

«Deux manifestants ont même été interceptés sur un balcon du théâtre alors qu'ils s'apprêtaient à asperger le site à l'aide de deux bidons d'huile de vidange», grimace un fonctionnaire. Plus inquiétant, une poignée d'islamistes radicaux ont rejoint le mouvement qui se retrouvait jusqu'à hier place du Châtelet à Paris, brocardant notamment sur Internet une «pièce ordurière» pour «défendre l'honneur du prophète Issa (Jésus) ».

http://www.lefigaro.fr/theatre/2011/10/30/03003-20111030ARTFIG00226-romeo-castellucci-la-piece-qui-fait-scandale.php

L’abbé de Cacqueray, lui, a salué cette présence d’islamistes dont il s’est réjouit :

« Ces derniers jours, des centaines de jeunes catholiques se sont relayés, priant à genoux sur le trottoir, pour manifester leur indignation de voir ce qui leur est le plus cher, l’honneur de leur Dieu, vandalisé, humilié, bafoué publiquement. Des musulmans se sont même placés à leurs côtés, manifestant leur admiration de voir une foi si chevillée au corps ».

http://www.laportelatine.org/district/france/bo/cacqueray_gologota_picnic110905/honneur_manifestants111026.php

Nous savons aussi que les manifestations de catholiques provoquent le plus souvent des contre-manifestations de l’extrême-gauche toujours prompte à venir s’affronter aux « réactionnaires, partisans d’un retour à l’ordre moral » et à insulter la religion catholique. Les médias, quant à eux, trouvent là une occasion supplémentaire pour dénigrer le catholicisme et faire les amalgames habituels dont ils se délectent en montant en épingle le moindre fait leur permettant de désigner les manifestants comme des « fondamentalistes » agressifs.

Cette confusion est d’autant plus facilitée lorsque les meneurs (comme Alain Escada) mêlent volontairement à leurs manifestations certaines mouvances politiques sulfureuses dont on sait qu’elles sont depuis longtemps infiltrées et contrôlées par les officines du pouvoir. Ce seul fait devrait donc nous amener à nous interroger sérieusement sur le véritable rôle de cet agitateur professionnel qu’est Alain Escada

Alain Escada

Alain Escada

S’exposant ainsi et exposant surtout les fidèles (dont femmes et enfants) à d’éventuels affrontements et manipulations, les clercs de la FSSPX portent une lourde responsabilité !

 

- Les arguments de Civitas pour justifier ses manifestations

Pour l’Institut Civitas, il s’agit de faire cesser des spectacles blasphématoires soutenus par des élus et financés par l’argent du contribuable. Au-delà de ces revendications, l’objectif souhaité est que la religion catholique ne soit plus insultée dans l’espace public.

Voici ce que dit Alain Escada dans une vidéo diffusée par La Porte latine :

« L’actualité de Civitas, c’est justement d’organiser la riposte à l’encontre de ces blasphèmes (…). Nous voulons bien sûr organiser une vaste campagne de façon à obtenir la déprogrammation de ces spectacles (…). La riposte que nous organisons consiste en différentes étapes. Vous le savez probablement, il y a une pétition qui circule en ce moment. Vous pouvez encore apporter votre signature (…). Au-delà de la pétition, il y a bien sûr une campagne de lobbying intense qui se fait à l’encontre de ceux qui financent ce blasphème avec l’argent du contribuable (…).

Civitas veut être à l’avant-poste de ce combat parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, il faut faire entendre la voix des catholiques dans la rue, il faut témoigner publiquement notre foi et faire reculer les tenants de la christianophobie (…).

Nous voulons véritablement coaliser toutes les forces qui veulent défendre l’aspect chrétien de la France ».

http://www.laportelatine.org/communication/videotheque/defendonsleChrist1109/halte_christianophobie1110.php

Dans son communiqué appelant à manifester, l’abbé Tranchet (aumônier de Civitas) déclare :

« Cette agressivité à l’égard de Dieu, bien loin de nous faire peur, doit nous déterminer au contraire à revendiquer haut et fort les droits de Dieu et de Jésus-Christ qui seul apportera au monde la véritable paix ».

http://www.laportelatine.org/archives/communic/2011/civitasTranchet/tranchet111101.php

Mais comment ne pas être effaré devant les paroles et les gesticulations stériles de ces va-t-en-guerre qui ne reflètent chez eux qu’une incroyable naïveté à l’égard de l’Ennemi en place ?

Nous reprendrons ici ce que disait Jean Vaquié en novembre 1989 à ce propos :

« Ils [les traditionalistes] descendent dans la rue en brandissant le Décalogue et l’Évangile et en accusant l'État de les avoir violés. Ils les opposent aux maires, aux préfets et aux ministres en leur disant :

"C'est votre devoir, de par le droit divin, qui est au-dessus de toutes les lois humaines, d'interdire l'avortement, l'euthanasie, les blasphèmes publics des spectacles, la construction des mosquées, la naturalisation massive des musulmans... et toutes ces choses exécrables" (…).

Mais comment ne pas voir qu'il est maintenant trop tard pour tenir un tel discours ? Il fallait commencer par s'opposer à la laïcisation constitutionnelle de l'État. Or précisément, cette laïcisation a été obtenue, en 1958, grâce aux suffrages des catholiques (…).

Il n'est plus l'heure aujourd'hui d'exiger de l'État sans Dieu, la reconnaissance des droits de Dieu (…) ».

Comme l’Eglise, la France est occupée. Depuis plus de 200 ans, la France est occupée par une secte, un pouvoir occulte au service de Lucifer. Alors, comment croire et laisser croire qu’en descendant dans les rues, nous allons obtenir de ceux qui sont inféodés à cette secte, le respect des droits de Dieu ?

L’Institut Civitas et la FSSPX répondent alors aussitôt : « il faut combattre, car comme pour Sainte Jeanne d’Arc, les hommes combattront et Dieu donnera la victoire » ! Mais cela est le refrain habituel des activistes « tradis ».

Or, la phrase exacte de Sainte Jeanne d’Arc est : « En nom Dieu, les hommes d’armes combattront et Dieu donnera la victoire ! ». C’est donc « en nom Dieu » que les « hommes d’armes » doivent combattre, ce qui exclut les clercs, les femmes et les enfants ! Mais où est le saint ou la sainte capable de mener le petit nombre à la victoire ? Où sont les hommes d’armes ? Où sont leurs armes ?

On ne témoigne pas de sa foi en « descendant dans la rue ». On témoigne efficacement de sa foi en s’assurant d’abord d’avoir une foi solide et intègre. Mais est-ce vraiment le cas ?

Ne pas manifester serait se rendre « complice par notre silence » de ces spectacles. Cela reviendrait à « abandonner Notre Seigneur Jésus-Christ », nous dit-on.

Civitas et la FSSPX appellent ainsi à manifester en laissant entendre que la prière et les autres moyens que nous donne l’Eglise pour réparer les outrages commis à l’égard de Notre Seigneur et de Sa Sainte Mère et y mettre fin seraient insuffisants et inefficaces !

Mais n’est-ce pas là un incroyable affront et un insoutenable blasphème envers Notre Seigneur et Sa parole qu’ils remettent ainsi en cause effrontément ? 

Dans son communiqué, l’abbé Tranchet interpelle les fidèles :

« Comment alors les catholiques confesseront-ils le Christ ? »

Et puis, pour justifier son appel à manifester, il cherche à s’appuyer sur l’Ecriture Sainte en évoquant notamment les « témoignages admirables que les saints nous ont laissés » comme Simon de Cyrène qui « aide Jésus à porter sa Croix en bravant les humiliations et les représailles » ou Sainte Véronique qui « fend la foule et écarte les soldats avec un courage héroïque pour essuyer la face du Christ outragée et couverte de crachats ».

De son côté, dans son discours du 29 octobre dernier, l’abbé de Cacqueray se compare au Christ chassant les marchands du Temple :

« Nous imitons l’exemple de Notre Seigneur Jésus-Christ qui, dans le Temple, à deux reprises, n’a pas hésité à saisir le fouet, rempli d’une divine indignation pour chasser les marchands du Temple parce qu’ils déshonoraient la Maison de Son Père ».

Mais, dans le cas présent, est-il possible d’établir de tels parallèles ?

Au Temple, Notre Seigneur reprochait, en effet, aux marchands de faire de cette « maison de prière » un « repère de brigands » et donc de souiller ce lieu sacré qu’est la Maison de Son Père. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de cela.

Comment ces abbés peuvent-ils également comparer leurs manifestations revendicatrices (même si le but – vouloir faire cesser des blasphèmes – est juste) à l’acte plein d’humilité de Sainte Véronique ? L’abbé Tranchet semble vouloir nous la présenter comme un personnage intrépide, une « pasionaria » qui « fend la foule et écarte les soldats » ! Tout au contraire, Saint Véronique se trouvait devant sa maison située sur le passage du Christ qu’on menait au Golgotha pour le crucifier. Quand Notre Seigneur arriva à sa hauteur, discrètement, elle se porta en avant. Mue par un réflexe d’amour, un voile blanc entre les mains et avec infiniment de douceur, elle appliqua le voile sur la sainte Face.           

De la même façon, Simon de Cyrène est présenté comme un homme courageux qui, révolté par ce qu’il voyait, décida d’aider Jésus à « porter sa Croix en bravant les humiliations et les représailles » ! Or, qu’en est-il vraiment ? Simon de Cyrène était un païen qui, revenant de travailler dans les jardins situés près du mur oriental de la ville de Jérusalem, se trouvait là, avec ses trois enfants, au milieu de la foule dont il ne pouvait se dégager. Alors, quand les soldats reconnurent à son habit que c’était un païen et un ouvrier de la classe inférieure, ils s’emparèrent de lui et lui dirent d’aider « le Galiléen » à porter sa Croix. Montrant immédiatement une grande répugnance à ce qu’on lui demandait de faire, il refusa, mais il y fut obligé par les soldats. Ses enfants criaient et pleuraient. Quelques femmes qui le connaissaient les prirent avec elles. Simon de Cyrène ressentait beaucoup de dégoût et de répugnance à cause du triste état où se trouvait Notre Seigneur mais il fut touché par Son regard et se convertit.

Par ailleurs, sur ce Chemin de Croix, la Sainte Vierge et Saint Jean se sont-ils interposés devant l’Ennemi romain et israélite pour tenter d’arrêter les humiliations et les souffrances que Notre Seigneur endurait ?  Ont-ils hurlé des prières ou des incantations pour manifester leur horreur de le voir ainsi traité ? Ont-ils montré un quelconque signe de colère pour prouver qu’ils n’abandonnaient pas Notre Seigneur ? La Très Sainte Vierge Marie a-t-elle poussé un seul cri de douleur de voir son Très cher Fils souffrir autant et perdre Son Sang ?

Ainsi, pour légitimer leur activisme, les abbés de la FSSPX usent et abusent de références et d’illustrations biaisées. Leur aveuglement est tel qu’ils sont amenés à travestir non seulement l’enseignement de l’Eglise et de Notre Seigneur comme nous l’avons maintes fois démontré ici, mais aussi l’Ecriture !

Ils se permettent aussi de flétrir les apôtres qui ont fui en nous demandant de ne pas nous comporter comme eux ! Mais quel orgueil ! Qu’auraient-ils fait à leur place ?

Sont-ils si certains de ce qu’ils auraient fait, eux qui font preuve aujourd’hui d’une veulerie absolument répugnante et impie à l’égard du 1er des blasphémateurs publics, de celui qui, aux yeux du monde qui le considère comme le chef de l’Eglise catholique, bafoue le 1er commandement, mais que les prêtres de la FSSPX persistent à appeler « Notre Pape » ?

Alain Escada affirme également :

« Il est évident que si de tels spectacles étaient judéophobes, islamophobes, jamais il ne se trouverait de mécènes ou d’institutions pour accorder de l’argent à de tels spectacles »

http://www.laportelatine.org/communication/videotheque/defendonsleChrist1109/halte_christianophobie1110.php

Après avoir fustigé le rassemblement d’Assise organisé par Benoît XVI mettant sur le même plan toutes les religions, la FSSPX et Civitas demandent ainsi la fin de ces spectacles blasphématoires au nom de l’égalité de traitement entre les religions !

Au-delà des intentions louables affichées, comment peut-on laisser croire que l’on peut parvenir à restaurer le Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ en utilisant les moyens de la démo(n)cratie que le régime révolutionnaire satanique a conçus pour donner précisément au peuple l’illusion d’avoir une quelconque influence dans la vie publique alors que le pouvoir réside entre les mains de quelques inconnus qui tirent les ficelles ?

« Il faut donc apprendre à connaître nos adversaires et à manier les armes que Notre Seigneur a mises entre nos mains » (Saint Augustin).

L’erreur dans ces initiatives n’est-elle donc pas d’employer au service d’une fin des méthodes ou des moyens conçus pour une fin contraire ? Est-il alors surprenant que les résultats soient décevants ?

La redoutable efficacité des méthodes révolutionnaires est telle qu’on croit judicieux d’utiliser au service de l’ordre ce qui apparaît pourtant si puissant au service de la Subversion.

Quelle stupidité, en effet, de prétendre lutter efficacement contre la Révolution en adoptant ses armes !

Agir comme les révolutionnaires, c’est déjà être révolutionnaire, même si l’on prétend vouloir combattre la Révolution.

« Avertissez-vous vous-même, reprenez-vous vous-même, et puis vous serez reçu à reprendre et à censurer les autres. Sans cela, non seulement votre zèle n’a rien que de faible, mais il devient même en quelque sorte méprisable, puisqu’il porte avec soi sa réfutation, et qu’il n’y a qu’à l’opposer à lui-même pour le faire taire et pour le confondre » (Bourdaloue, Sermon sur le zèle)

 

- Le caractère malsain intrinsèque aux manifestations

D’essence révolutionnaire, la manifestation corrompt l’esprit des manifestants en excitant chez eux des comportements vils et en entretenant un climat évident de confusion.

Les prières, récitées indignement, sont hurlées tels des slogans. Quelles que soient les bonnes intentions avancées, il y a quelque chose de diabolique dans l’atmosphère qui entoure une manifestation. On cherche à faire du nombre, à montrer notre « force ». Il faut faire du bruit, il faut impressionner. On utilise des haut-parleurs ! Tout cela n’est absolument pas catholique ! Pour illustrer notre propos, nous vous invitons à visionner les images qui suivent…

http://www.laportelatine.org/communication/videotheque/christianophobie111029/pyramide111029.php

http://actu.orange.fr/france/nouveau-rassemblement-de-catholiques-integristes-devant-un-theatre-parisien-afp_292734.html

A l’issue de la manifestation du 29 octobre 2011 à Paris, plusieurs centaines de manifestants surchauffés, le poing levé, vocifèrent leurs slogans aux abords du Théâtre de la Ville

http://www.youtube.com/watch?v=GS-7Wx7TOts&feature=related

Les slogans diffusés par Civitas, particulièrement grotesques, pitoyables et pour certains d’entre eux scandaleux, participent à l’abêtissement des manifestants.

En voici quelques uns : « Au Christ, on touche pas ! », « Christianophobie, ça suffit ! », « Liberté d’expression pour notre religion ! » (sic !), « Le blasphème ne passera pas ! », « Touchez pas à Jésus ! », « CRS, à la messe ! », « spectateurs à confesse ! », « Castellucci, si t’es un homme, vient par ici ! », « L’injure ce n’est pas de la culture ! », « La culture c’est sacré on ne laissera rien passer ! », « Pas de fraternité sans respect de l’autre ! », « Théâtre corrompu, les chrétiens sont dans la rue ! »…

Jeudi 27 octobre, à Paris.
Derrière l’abbé Toulza, une banderole de Civitas où est inscrit ce slogan :
« Liberté d’expression pour notre religion ! »

http://www.youtube.com/watch?v=RcpclPmNzN0&feature=related

Une jeune fille hystérique hurlant : « Liberté d’expression ! Liberté d’expression ! »
avant d’être embarquée par les forces de l’ordre

http://www.youtube.com/watch?v=nEPdqpWZpH8

C’est, en effet, en réclamant notamment le respect de la « liberté d’expression », que se sont rassemblés les manifestants à l’appel de Civitas et de la FSSPX !

Il serait peut-être utile que les responsables de Civitas et les prêtres de la FSSPX relisent et fassent connaître à leurs fidèles les encycliques Mirari Vos de Grégoire XVI et Quanta Cura de Pie IX qui condamnent… la liberté d’expression !

Les spectateurs qui sortent du théâtre sont hués et sifflés par la foule des manifestants !
L’un des manifestants se lâche en disant : « Ils ont vraiment des sales gueules ! »
Quelle belle « profession de foi » !

http://www.youtube.com/watch?v=RcpclPmNzN0&feature=related

Des enfants hurlant avec la masse !

http://www.youtube.com/user/ndffr#p/a/u/2/sgnCZBIgx_c

Est-ce vraiment la place des enfants, des jeunes filles et des mères de famille
de manifester et de s’égosiller tels des syndicalistes primaires ?

 

Le soir du jeudi 27 octobre, au moment où la manifestation se disloque, trois jeunes filles excitées (à gauche des images, l’abbé Toulza) et toutes joyeuses (malgré les blasphèmes qui se sont déroulés et pour lesquels elles disent être venues faire réparation !) aperçoivent une caméra et, ravies de passer à la télé, s’exclament :
« Ah c'est Nouvelles de France on va passer à Nouvelles de France ! »

http://www.youtube.com/watch?v=RcpclPmNzN0&feature=related

Au lieu d’être solidement formée et dotée des moyens nécessaires pour pouvoir se sanctifier et ainsi être apte à mener le vrai combat de la foi, cette jeunesse pleine d’énergie et de courage est amenée sur des voies de garage, des voies sans issue. Tous ces jeunes seraient-ils venus, de la même façon, aussi nombreux et tous les soirs, à Saint Nicolas du Chardonnet pour prier et réparer ? Car, n’est-ce pas cela la vraie réparation ?

 
Honte aux abbés de Cacqueray, Beauvais, Toulza, Chautard, Tranchet et Cie !
Honte à ces prêtres qui tuent les âmes !

Honte à ces prêtres CRIMINELS !
 

 

- Le sacerdoce rabaissé, humilié !

Les abbés de la FSSPX dans leurs œuvres :

L’abbé de Cacqueray   L’abbé de Cacqueray

L’abbé de Cacqueray, le 29 octobre 2011 à Paris,
haranguant la foule et marquant plusieurs temps de pause pour… se laisser applaudir !

Dans l'exhortation apostolique Menti Nostrae du 23 septembre 1950, Pie XII mettait les prêtres en garde contre l'activisme :

« Nous ne pouvons omettre d'exprimer notre préoccupation et notre anxiété à ceux qui, à cause de circonstances particulières et de temps, se sont engouffrés dans le tourbillon de l'activisme extérieur jusqu'à négliger le premier devoir du prêtre qui est le devoir de sa propre sanctification ».

Les prêtres doivent être exclusivement attachés « au service de l’autel » nous dit Saint Thomas dans sa Somme Théologique.

Leur premier devoir est de conduire les âmes qui leur sont confiées vers le Ciel. C’est pourquoi, ils ne doivent pas « s’immiscer aux affaires du siècle » précise Saint Paul (II Tim. 2, 4).

http://www.contre-info.com/compte-rendu-de-laction-de-mercredi-soir-face-a-la-piece-antichretienne#more-15847

Présents tous les soirs devant le Théâtre de la Ville et, malgré leurs comportements indignes de leur état, les abbés de Saint Nicolas du Chardonnet se sont dit ravis de leurs « promenades du soir » (dixit abbé Puga) !

 

II – Un activisme criminel, conséquence de l’impiété et de l’incurie des clercs

 

- Les dérives et compromissions inhérentes aux manifestations

Pour illustrer la veulerie et les compromissions dans lesquelles les manifestations ne peuvent qu’aboutir, nous évoquerons ici rapidement le scandaleux texte de l’abbé de Cacqueray lu et publié à l’occasion de la manifestation à Avignon contre l’exposition « Piss Christ » le 16 avril dernier.

Dans ce texte dont vous trouverez l’intégralité en annexe, l’abbé de Cacqueray parle de Notre Seigneur comme un homme parmi les autres hommes qui, de ce seul fait, a droit au respect. Le mot « homme » est utilisé quarante (40) fois ! Pour tenter de s’attirer les bonnes grâces du pouvoir ainsi que des mécènes de l’exposition, il demande l’annulation de l’exposition en insistant sur le fait, non pas que Notre Seigneur Jésus-Christ est Dieu, mais qu’il est de « race juive ». Or, contrairement à ce que l’abbé de Cacqueray affirme avec démagogie, celui qui a fait cette odieuse photo n’a pas choisi l’image de Notre Seigneur parce qu’il était de « race juive » mais parce qu’il était Dieu.

« Mais il se trouve que cet homme, que l’on a plongé dans ce bain d’urine, est un homme de race juive, un descendant du roi David. C’est en Israël que ce juste est né, c’est en Israël qu’il a passé sa vie et c’est encore sur cette terre meurtrie qu’il est mort.

Et je demande aux hommes : mais pourquoi celui qui a osé tremper dans le bain de son urine l’image d’un autre homme a-t-il choisi que cette image soit celle d’un homme juif ? Cette race n’a-t-elle pas suffisamment souffert ? N’a-t-elle pas été suffisamment brimée et humiliée ? Pourquoi s’en prendre encore à l’un de ses membres ? Et comment est-il possible que l’image de cet homme juif, plongée dans le bain d’urine où l’y a placée la main d’un autre homme,  puisse être considérée comme un chef d’œuvre et faire le tour de la terre ? ».

Abbé de Cacqueray

Abbé de Cacqueray

Il cherche même à courtiser les musulmans en réclamant leur soutien !

« Et je demande aux hommes : c’est cet homme-là que l’on a choisi de plonger dans l’urine ? Et l’on croit que les centaines de millions de chrétiens qui l’adorent, et même que les centaines de millions de musulmans qui le vénèrent comme le plus saint des prophètes, vont supporter ce spectacle ? »

L’abbé de Cacqueray est décidément prêt à tout ! Ici, il use d’un énorme mensonge. En effet, jamais les musulmans n’ont considéré et vénéré Jésus « comme le plus saint des prophètes » puisque le « plus saint » pour eux est le « prophète » Mahomet !

Derrière des apparences trompeuses, ce discours odieux n’est-il donc pas lui-même blasphématoire par son impiété, ses emphases maçonnico-humanistes, ses mensonges et ses connivences avec l’idéologie dominante qui est, par essence même, anti-chrétienne ?

Alors qu’elle dénonce le syncrétisme des réunions inter-religieuses organisées par l’église conciliaire pour obtenir la paix et le respect entre toutes les religions, la FSSPX se félicite par ailleurs de cette même communion inter-religieuse à laquelle ont donné lieu ses manifestations ! 

Le « plus petit dénominateur commun », principe œcuménique autrefois si décrié par la FSSPX, devient aujourd’hui pour ses prêtres un motif de satisfaction !

  

Un abbé de la Fraternité Saint Pierre, le Métropolite pour la France et l’Afrique de l’Eglise syriaque orthodoxe antiochienne et plusieurs islamistes de Forsane Alizza (« les cavaliers de la fierté » en arabe) !

http://fr.gloria.tv/?media=209848

http://fr.gloria.tv/?media=210042

http://fr.gloria.tv/?media=210040

Voici une copie d’écran du site de ce groupe islamique dont faisaient partie les musulmans salués par l’abbé de Cacqueray !

http://www.forsane-alizza.com/

Le 28 octobre, la veille de la manifestation à Paris, Alain Escada se félicite d’avoir reçu des soutiens d’horizons divers et notamment de plusieurs ralliés :

 « L'abbé Pozzetto, prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, a apporté son soutien aux jeunes qui étaient arrêtés pour avoir interrompu les spectacles.

« Le père abbé du Barroux nous a assurés des prières de sa communauté pour le succès de notre manifestation.

« L'abbé Guillaume de Tanoüarn, de l'Institut du Bon Pasteur, a fait la promotion de la manifestation sur son blog.

« Nous n'avons pas été contactés directement par l'abbé Aulagnier. Un bruit a couru qu'il s'était présenté un soir lors d'une manifestation. Je ne crois pas que cela soit vrai, mais sans doute sera-t-il là demain, nous l'espérons comme nous espérons que tous les prêtres soucieux de défendre le Christ viendront. »

« Nos liens avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X sont cordiaux (…) C'est tout à leur honneur que de s'être rendus les premiers soirs sur la place du Châtelet. J'espère qu'ils seront rejoints par tous les prêtres dès ce soir et surtout samedi ! » (http://www.fecit-forum.org/forum.php?id=7127).

Sous prétexte d’informer sur les spectacles blasphématoires qui se produisent actuellement dans différents théâtres parisiens et de province, l’Institut Civitas diffuse sur ses sites depuis ces dernières semaines des films et des photos reproduisant plusieurs images abominables et obscènes humiliant Notre Seigneur.

Le site de l’Institut Civitas ainsi que d’ailleurs La Porte latine (site du District de France de la FSSPX) ont mis en ligne un film dans lequel on peut voir se dérouler une partie de la scène blasphématoire de la pièce de théâtre « Sur le concept du visage du fils de Dieu ».

http://www.civitas-institut.com/component/option,com_frontpage/Itemid,1/

http://www.laportelatine.org/communication/videotheque/christianophobie111029/rennes111110.php

Sur son site, France Jeunesse Civitas fait défiler, quant à elle, une série de photos absolument abjectes de l’autre pièce de théâtre intitulée « Golgota picnic ».

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/

C’est ainsi qu’en étalant ces images qui constituent chacune un ignoble outrage envers Notre Seigneur, les responsables de Civitas et de la FSSPX participent eux-mêmes à la diffusion des blasphèmes qu’ils prétendent vouloir condamner !

Dans son discours du 29 octobre dernier à l’issue de la manifestation de Paris, l’abbé de Cacqueray, fervent militant de cette association d’agit-prop, s’écriait :

« Qui accepterait de voir l’image de son père, l’image de sa mère, l’image de ses enfants être traités comme le Christ est traité, de voir son visage caillassé par des enfants, dégoulinant d’excréments et exposé ainsi au public ».

Alain Escada

Si c’était effectivement l’image du père ou de la mère de Mr Alain Escada ou de l’abbé de Cacqueray qui était ainsi traitée et humiliée, ils n’accepteraient sans doute pas que de telles photos soient offertes au public et diffusées en boucle sur les sites internet dont ils sont les responsables. Alors, de fait,  contredisant leurs propres discours, pourquoi acceptent-ils et encouragent-ils de faire envers Notre Seigneur ce qu’ils n’accepteraient pas de faire à l’égard de leurs parents ?

 

- Cette mobilisation contre la « christianophobie » arrive à point pour détourner les fidèles des véritables enjeux actuels

Etrangement, cet activisme tous azimuts, facilité par les moyens de communication modernes a été déclenché et développé par la FSSPX au moment même où ses tractations occultes avec le Vatican s’accélèrent.

Ne sont-ils pas beaux tous les deux ? Ce n’est pas du Benetton mais presque !

Après avoir porté à la connaissance des fidèles ces pièces de théâtre ignobles, le District de France, dirigé par l’abbé de Cacqueray aux ordres des prêtres infiltrés, a organisé, par le biais essentiellement d’un de ses satellites (Civitas), un matraquage continu (sites internet, forums de discussion, revues, bulletins, sermons, mailing, tracts, etc…) appelant le plus grand nombre à se mobiliser pour descendre dans les rues et « faire entendre sa voix » (sic !).

Comme pour toutes ses basses œuvres de manipulation, la FSSPX a utilisé tout ce que le microcosme « tradi » peut compter de prétentieux et d’« idiots utiles ».

Mais la pression exercée sur les fidèles ainsi que les arguments utilisés pour les contraindre à aller manifester sont révélateurs d’une autre intention, d’une intention occulte. Car, en effet :

 
On ne défend pas la Vérité en usant du mensonge !
On ne défend pas les droits de Dieu en invoquant les droits de la République, régime fondé par les loges maçonniques en haine de Dieu et de l’Eglise !

On ne combat pas le blasphème en diffusant soi-même l’image de ces blasphèmes et en soutenant un personnage qui est un blasphémateur public et qu’on a l’impiété de présenter comme le « Vicaire du Christ » !
 

L’abbé de Cacqueray instrumentalise ainsi l’indignation et la révolte que ne peuvent que susciter de telles pièces de théâtre pour masquer ses trahisons et détourner l’attention des fidèles des sujets essentiels que sont le ralliement en cours de la FSSPX à la Rome conciliaire et la disparition progressive du Sacerdoce sacramentellement valide.

Alors que les échanges se multiplient entre Menzingen et le Vatican sur la rédaction du fameux « préambule doctrinal » et le type de statut qui devrait être accordé prochainement à la FSSPX par le Vatican, le District de France organise des actions d’agit-prop contre les blasphèmes et neutralise le vrai combat de la foi.

Salle du prieuré d’Albano : avant et pendant la réunion des Supérieurs de la FSSPX autour de Mgr Fellay

Le 7 octobre dernier a eu lieu à Albano, une réunion des Supérieurs de la FSSPX dont il semblerait qu’elle ait mis à jour une certaine opposition (qui reste cependant à confirmer) de Mgr Tissier et de plusieurs des Supérieurs qui auraient refusé d’accepter le « préambule doctrinal » présenté par le Vatican.

L’abbé Morgan, Supérieur du District de Grande Bretagne avait voulu en informer ses fidèles sur son site en publiant le texte que vous pourrez trouver en annexe du présent dossier. Quelques heures après la publication de ce texte, Menzingen censura le site en exigeant son retrait immédiat. Mgr Fellay ordonna alors la publication d’un communiqué indiquant que « seule la Maison Généralice de la FSSPX est habilitée à faire paraître un communiqué officiel » (sic !), sans toutefois évoquer le texte de l’abbé Morgan !

Mais qu’en est-il, par contre, de la position des Supérieurs de la FSSPX sur la proposition d’un statut canonique ? Car, nous savons que le Vatican peut très bien revenir sur sa volonté de faire accepter ce « préambule » et accorder le statut sans contrepartie, l’intégration de la FSSPX dans l’église conciliaire étant l’objectif à atteindre.   

D’ailleurs, quelques jours après cette réunion, le G.R.E.C. dont l’Abbé Lorans et Jacques-Régis du Cray (un proche de François-Xavier Peron et d’Alain Escada) sont deux des représentants, diffusa à  ses membres le communiqué suivant qui laisse entendre qu’un accord est sur la bonne voie :

G.R.E.C.

INFORMATION

Paris, le 11 octobre 2011

Le Groupe de Réflexion entre Catholiques – GREC – a été créé à Paris en 1998. Il réunit des clercs et des laïcs ayant des options théologiques et des sensibilités liturgiques différentes.

Dès la création de ce groupe, ses responsables se sont mis en relation avec la Conférence épiscopale de France et avec le Nonce apostolique à Paris qui ont approuvé et encouragé cette initiative. Ces dernières années, le GREC s'est réuni régulièrement pour des conférences débats sur des sujets concernant la vie de l'Eglise (liturgie, œcuménisme, dialogue interreligieux, les 2 formes du rite romain, etc…).

Nous avons accueilli avec joie le communiqué publié le 14 septembre dernier par le Bureau de presse du Vatican et la façon dont Monseigneur Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), l'a commenté.

Nous sommes confiants dans la volonté de la FSSPX de résoudre le différend et nous espérons que les demandes de la Fraternité rejoindront les propositions du Saint Siège.

Nous approchons ainsi du terme des longs efforts du GREC qui s’est voulu l’un des nombreux artisans indirects de la reconnaissance officielle possible de la FSSPX.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite de nos activités.

Dans cette attente, nous prions pour l’Unité de l’Eglise qui ne peut passer que par la nécessaire réconciliation entre tous les catholiques, dans la charité et la vérité.

Abbé Claude Barthe,                                                         
Père Michel Lelong,                                    
Abbé Alain Lorans,
Huguette Pérol,
Marie-Alix Doutrebente,
Jacques-Régis du Cray,
Philippe Pichot

L’abbé Lorans est un proche du Père Michel Lelong (membre fondateur du G.R.E.C. lui aussi) qui participa le 21 octobre 2011 à un colloque du Grand Orient Arabe Œcuménique sur le thème : « Orient et Occident à la croisée des chemins initiatiques » !

Ce colloque se déroula sous la Présidence de Jean-Marc ARACTINGI, Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique, en présence de Pierre-Philippe BAUDEL Grand Maître Général de la Grande Loge mondiale de Misraïm.

 

Michel Lelong

Père Michel Lelong, fondateur avec Mme Huguette Perol et l’abbé Lorans du G.R.E.C.

http://resistance-catholique.org/documents/2010/RC_2010-06-25_B_Dossier_LA-FACE-OCCULTE-DE-LA-FSSPX_la-Double-Vie-de-LAbbe-LORANS.pdf

http://www.goao.org/index.php?news&nid=32

 

III – Alors, que faire ?

Saint Pie X, lors du consistoire du 18 décembre 1907 prononçait ces paroles :

« Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d'une seule et même voix : "Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !».

Même si la FSSPX et Civitas parlent du Règne Social de Notre Seigneur Jésus-Christ et de Sainte Jehanne d’Arc, ils le font partiellement. Ils oublient (volontairement ?) l’essentiel.

Tout le programme de la contre-révolution est inscrit sur le drapeau de Jehanne : JESUS-CHRIST ROI !

S’il est une parole qui puisse ressusciter la vraie France, c’est celle-là ; s’il est un drapeau qui puisse rallier tous ceux qui veulent voir la patrie se redresser, c’est le drapeau de Sainte Jehanne d’Arc.

Ce programme fut celui que la France proclama au lendemain de son baptême, c’est-à-dire de sa naissance. On lit en tête de la loi salique : « Vive Jésus-Christ qui aime les Francs » !

Que penser alors des prêtres, des chefs, des « restaurateurs », des écrivains, des bulletins qui oublient un tel message ?

Ce fait historique ne doit pas être pour nous qu’un fait merveilleux. Il faut savoir en tirer des leçons. La première d’entre elles, la plus importante, l’essentielle :

Notre-Seigneur l’a voulu ainsi. Il est le Gouvernant, Il est Roi de France.

La seconde : c’est Lui et Lui seul qui choisit Son Lieutenant. Ce n’est pas à nous de le choisir.

Enfin, la troisième : nous leur devons obéissance, à Lui et à Son Lieutenant.

Effectivement, nous ne sommes que Ses gouvernés, Ses sujets, Ses serviteurs. Ce n’est pas nous qui restaurerons la France. Nous nous devons seulement, humblement, d’être des sujets fidèles, vertueux, de ce Grand Roi.

Sainte Jehanne d’Arc à Reims lors du sacre du Roi

Sainte Jehanne d’Arc à Reims lors du sacre du Roi

Les catholiques qui sont blessés par les attaques anti-chrétiennes qui se multiplient, qui voient leur foi bafouée, ont envie de se battre et de réagir fortement. Mais n’est-ce pas une vision trop matérialiste des choses ?

Tous ces péchés, tous ces crimes ainsi que la ruine de nos sociétés ne sont-ils pas des châtiments ?

Nos pères, après de multiples trahisons, ont désobéi, ont rejeté Dieu. Ils ont voulu se passer de Lui. De gouvernés, ils ont voulu devenir gouvernants. C'est le mensonge moderne. Pire, ils ont laissé tuer Son Lieutenant.

Alors, depuis plus de 200 ans, les châtiments se succèdent et les pires sont à venir.

Et lorsque ces châtiments, comme de nombreux signes peuvent nous le faire comprendre, sont sur le point d’arriver, on ne gesticule pas dans les rues en réclamant le retour à un « ordre chrétien » !

Le seul principe, le seul mot d’ordre qui nous sauvera est donc « Jésus-Christ Roi de France » !

Puissions-nous enfin comprendre, comprendre qu’à ce titre seulement, Il nous délivrera. Pour nous, il faut nous convertir, il nous faut réparer.

Le Père de Clorivière, juge et contemporain de la Révolution a prophétisé que Dieu n'interviendrait que lorsqu'on Lui demanderait Sa solution, qui se résume par cette formule de Mgr Delassus :

« Il veut régner sur la France et par la France sur le monde ».

C’est ce que nous devons demander instamment : que par une pénitence généreuse, par une prière continuelle et fervente arrive le règne du Christ Roi de France.

Ce n’est donc pas à nous qu’il revient de sauver la France ou de sauver l’Eglise. Il n’y a que Notre Seigneur Jésus-Christ qui pourra le faire, en choisissant Son Vicaire et Son Lieutenant.

Aussi, nous devons rester à notre place de gouvernés. Nous devons seulement nous attacher à faire notre salut éternel en nous sanctifiant.

L'Histoire de plus de 200 ans doit nous faire comprendre que toute autre action est inefficace et fait perdre la Foi. L’action qui est la plus belle et la plus efficace des actions, se limite à prier Notre-Seigneur pour que Sa Sainte volonté s'accomplisse, c'est-à-dire que Son Règne arrive. Nous devons donc refuser de faire de la politique au sens moderne du terme, utilisant plutôt notre temps et notre énergie à faire nos devoirs d'état.

A l’activisme, nous devons préférer le zèle apostolique qui suppose une fidélité sans faille à la Foi, ce qui implique d’avoir une formation sérieuse puisée aux sources de lectures solides, notamment celles des auteurs antilibéraux.

Nous devons être attentifs aussi aux âmes que la Providence nous fait connaître et refuser cette tentation, pleine d’orgueil, qui prétend vouloir changer et convertir progressivement, par des actions d’entrisme ou d’agit-prop, tout un groupe ou un pays.

En conclusion, nous citerons à nouveau le texte de Jean Vaquié sur La Bataille préliminaire :

« Que faut-il privilégier, l'action ou la prière ?

C'est un problème que nous ne pouvons pas éluder. Nous n'y pouvons rien : la situation est telle qu'il se déroule, en ce moment, un combat terrestre retardateur, en même temps qu'un combat céleste préparatoire. Et ce sont les mêmes hommes qui sont mêlés aux deux combats.

Ce problème de la cohabitation de l'actif et de l'orant dans le même combattant est résolu quand on se souvient qu'il y a un temps pour tout. Un temps pour l'oraison qui doit précéder et un temps pour l'action, qui doit suivre. Un temps pour la "vie cachée" et un temps pour la "vie publique".

Ce qui est certain, c'est que le combat de la supplication est réservé au «petit nombre» qui conserve la foi, et non seulement la foi dans les vérités du dogme, mais aussi la confiance dans les promesses de restauration. Cette confiance est nécessaire puisque le but de la supplication est précisément d'obtenir la réalisation de ces promesses.

Jean Vaquié

Jean Vaquié

Il faut faire l'assaut du ciel. C'est Dieu qu'il s'agit de fléchir. Et c'est Dieu Lui-même qui nous a donné des armes contre Lui. Ces armes sont la prière à laquelle il faut ajouter la pénitence qui donne des ailes à la prière. Par elles, les obstacles sont levés, la pierre du tombeau est ôtée, et la décision divine de faire miséricorde est enfin prise.

Or nous observons précisément que cette décision divine se fait attendre. L'Époux tarde à venir. Toutes les œuvres de Jésus-Christ sur la terre, les ecclésiastiques comme les temporelles, sont rongées de l'intérieur. Il n'en subsiste plus que les apparences et pourtant Dieu ne donne pas, pour l'heure, de signes d'indignation manifestes. C'est donc que la somme des désirs n'a pas atteint la mesure comble. Dieu attend. L'Ecriture nous apprend qu'Il est "lent à la colère".

Les combattants de la bataille préliminaire sont comparables aux vierges sages qui ont mis de l'huile dans leurs lampes, l'huile de la prière qui veille dans la nuit. Mais l'Époux tarde toujours à venir parce que l'intensité de la supplication n'est pas assez grande. Il y a là un grave défaut à corriger. Nous convenons volontiers qu'il faut prier, mais nous ne le faisons pas, du moins pas avec l'intensité qui serait nécessaire.

Pour percer la voûte des cieux et en faire descendre la puissance et la miséricorde divines, nous ne serons pas mieux traités que le Maître. Or c'est le cri poussé par Notre-Seigneur avant de rendre l'esprit qui a percé la voûte des cieux et en a fait descendre le Saint-Esprit, cinquante jours plus tard. Et ce cri Lui a été arraché par la douleur. Il est à craindre que notre clameur n'atteigne l'intensité suffisante que quand elle nous sera arrachée par la douleur. Cependant, ne craignons rien, gardons confiance. Les grâces nécessaires accompagnent toujours les épreuves.

Exerçons avec constance ce ministère de la supplication et du désir qui nous est suggéré. C'est ce que nous pouvons faire de plus utile, et de beaucoup, en ce moment. Et mettons-nous dans cette attitude d'expectative que l'Ecriture, et à sa suite la liturgie, nous demande si souvent :

"Expectans expectavi Dominum" (attendant j'ai attendu le Seigneur. Ps. XXXIX, 2).

En effet, on demande, et puis, on attend "le temps marqué". Le silence même de Dieu doit être adoré car il a sa raison d'être qui nous échappe.

Trois mots pour conclure : CONFIANCE – CALME – CONSTANCE ».

Jean Vaquié
Novembre 1989

A la veille du 600e anniversaire de la naissance de Sainte Jehanne d’Arc, nous vous invitons à dire chaque jour la prière des Francs :

Dieu Tout-puissant et Éternel,

qui pour servir d’instrument à Votre divine volonté dans le monde,

et pour le triomphe et la défense de Votre Sainte Église,
avez établi l’empire des Francs,

éclairez toujours et partout leurs fils de Vos divines lumières,

afin qu’ils voient ce qu’ils doivent faire pour établir Votre règne dans le monde et que,

persévérant dans la charité et dans la force,

ils réalisent ce qu’ils auront vu devoir faire.

Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, Roi de France.

Ainsi-soit-il.

In Christo Rege.

Résistance catholique