Aimons la polémique !

En raison de la confusion actuelle et du fait de l’absence de l’Autorité dans l’Église, les divergences parmi les catholiques « traditionalistes » sont nombreuses.  Cet état de fait est aussi la conséquence du refus de beaucoup de se conformer humblement et strictement à l’enseignement constant et infaillible de l’Église, seul capable de nous donner les indications sûres à suivre pour pouvoir résister. 

Refusant d’admettre simplement les faits tels qu’ils sont et d’agir en conséquence, beaucoup de clercs ont préféré, derrière une apparence de doctes théologiens, développer et soutenir des thèses particulièrement hétérodoxes : nous faisons allusion ici essentiellement à la thèse de la faillibilité de l’Église et du Pape pour ce qui concerne la FSSPX et à la thèse dite de Cassiciacum défendue par plusieurs prêtres non una cum selon lesquels les « pontifes » conciliaires seraient des « papes materialiter mais non formaliter » (sic !).

Au milieu de ces théories fumeuses et impies, le laïc catholique, lui, tente d’y voir clair afin de rester fidèle. Il se rappelle, en effet, où la confiance aveugle envers les clercs a mené les fidèles au moment de Vatican II. Malheureusement, la plupart des fidèles semblent l’avoir aujourd’hui oublié…

Alors, comment parvenir à discerner le vrai du faux ? Peut-on se contenter de l’à peu près en disant : « le principal c’est d’avoir des sacrements valides » ou « l’important c’est d’avoir une messe ‘ non una cum’ » ? Est-ce cela avoir la foi ? Est-ce cela le combat de la foi auquel nous sommes tous tenus ? Mais comment alors parvenir à mener le bon combat en nous préservant le plus possible de toutes compromissions ?

Nous ne le redirons jamais assez : pour se protéger de toute erreur et demeurer ferme dans la foi, la ligne de partage est plus que jamais aujourd’hui : l’anti-libéralisme contre le libéralisme.  Et le fait d’être « traditionaliste » (non una cum ou pas) ne nous protège en rien du libéralisme !

Aussi, plusieurs fidèles, usant des talents que le Bon Dieu leur a accordés, ont choisi de combattre par l’écrit, les conférences, la diffusion de documents doctrinaux, etc... Chacun avec son style, ses défauts, ses qualités. Mais, souvent ces initiatives des fidèles ne sont pas toujours du goût des prêtres, sans doute parce qu’elles constituent, de fait, une preuve de leur inertie ou de leur incompétence.

Ainsi, il est arrivé plusieurs fois, notamment au sein de la FSSPX, que des fidèles se voient interdire l’accès aux chapelles et aux sacrements, au seul motif qu’ils distribuaient des documents remettant en cause la position officielle de la FSSPX. Même peine pour ceux qui avaient osé afficher des avis remettant en cause les doctrines et les écrits préjudiciables pour les âmes diffusés par des prêtres opiniâtrement fautifs. Pire, certains prêtres décident de refuser les sacrements à ces laïcs zélés et intrépides, non pas pour le fond de ce qu’ils disent et défendent mais pour la forme qu’ils utilisent, forme qu’ils qualifient alors de méprisante et irrespectueuse envers les prêtres.

Parce ce que la forme utilisée par ces prêtres est sans doute toujours impeccable ! Et puis, s’ils maîtrisent si bien la « forme », pourquoi ne dénoncent-ils pas eux-mêmes les erreurs de leurs confrères ? Car, n’est-ce pas précisément leur silence coupable qui pousse certains laïcs à réagir ?

Pour justifier leur vilenie, ces prêtres censeurs usent alors à l’encontre des fidèles rebelles d’une quantité d’accusations mensongères et calomnieuses dont ils évitent soigneusement à chaque fois d’avancer un début d’une quelconque preuve ! C’est d’ailleurs les mêmes qui furent lancées, en leur temps, contre Mgr Lefebvre, Mgr Guérard des Lauriers ou encore l’Abbé Coache : « mépris envers le prochain, envers les prêtres », « manque de charité », « insolence », « semeurs de division ». Et pour mieux « anéantir » le « rebelle », on l’accuse alors de proférer des « injures » et des « calomnies ».  

Devant une telle bassesse de leur part, une question se pose : la décision d’interdire ainsi les sacrements à un fidèle catholique pour un motif aussi hypocrite (décision que le clerc se plaît en plus, dans ces occasions-là, à publier en chaire pour mieux mettre au pas les autres fidèles), ne constitue-t-elle pas pour le prêtre un évident péché mortel public dont il ne pourra recevoir l’absolution qu’à condition d’une réparation publique ?

Malheureusement, ce comportement clérical scandaleux et gravement coupable, s’est considérablement aggravé ces dernières années allant jusqu’à toucher même certains prêtres non una cum qui, par une amitié cléricale malsaine, préfèrent combattre la vérité défendue par tel ou tel laïc (avec la forme et le style qui lui sont propres) plutôt que de dénoncer l’erreur chez son confrère.

Mais ne nous y trompons pas. Ce comportement est celui de ceux (clercs ou laïcs) qui se sont à un moment donné, par mondanité et libéralisme, compromis avec l’erreur.

Alors, soyons des anti-libéraux intransigeants !

C’est l’amour de la polémique qui nous permet de distinguer un libéral d’un anti-libéral. C’est cet amour de la polémique que nous voulons vous faire partager en vous invitant à lire les extraits de notes écrites en 1970 par le R.P. Michel de la Congrégation du Sacré-Cœur ainsi qu’un texte du R.P. G. Vinson que nous venons de retrouver.

In Christo Rege

Résistance catholique

 


Annexe 1 : RP Michel, Respecter le fond, ou respecter la forme ? - Télécharger en PDF

Annexe 2 : RP Vinson, La Polémique - Télécharger en PDF