MONSEIGNEUR,

NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE PAIX !

    

Le 14 septembre 2011, Mgr Fellay accompagné des abbés Pfluger et Nély se rendit à Rome auprès du pseudo-cardinal Levada pour continuer le processus de ralliement de la FSSPX à la “Rome apostate” comme la nommait justement Mgr Lefebvre.

Durant les trois jours qui précédèrent cette funeste visite, soit du 11 au 13 septembre 2011, eut lieu un rassemblement interreligieux gigantesque à Munich, organisé par la communauté Sant’Egidio[1]. Depuis 25 ans, c’est-à-dire depuis la réunion d’Assise organisée en octobre 1986 par le “bienheureux” (sic!) Jean-Paul II, la communauté Sant’Egidio organise annuellement une rencontre interreligieuse pour “continuer l’esprit d’Assise”.

La journée du 11 septembre commença par une “célébration eucharistique” à la cathédrale de Munich durant laquelle étaient présents les représentants de toutes les religions chrétiennes possibles, du faux évêque anglican au patriarche orthodoxe.

Cathédrale de Munich, 11 septembre 2011

S’en suivit une cérémonie en mémoire des victimes du 11 septembre 2001 puis de la cérémonie d’ouverture durant laquelle s’exprimèrent le “cardinal” Reinhard Marx, “Archevêque” de Munich, Horst Seehofer, Ministre-Président de Bavière, Christian Wulff, Président de la République Fédérale d’Allemagne, Andrea Riccardi, Fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, Alpha Condé, Président de la République de Guinée, Shear-Yashuv Cohen[2], Grand Rabbin de Haïfa (Israël) ..., bref que du beau monde !

Durant cette cérémonie d’ouverture fut également lue une lettre[3] envoyée par le si traditionnel Benoît XVI au pseudo-archevêque de Munich, le “cardinal” Marx pour le féliciter d’avoir organisé cette rencontre.

Message adressé par S.S. Benoît XVI au Cardinal Marx

à l’occasion de la Réunion

« Destinés à vivre ensemble – Religions et cultures en dialogue »

À mon honorable frère

le Cardinal Reinhard Marx,

Archevêque de Munich et Freising

            Dans quelques semaines, il y aura exactement vingt-cinq ans que le Bienheureux Jean-Paul II invitait à Assise les différentes religions du monde en vue d’une réunion internationale de prière pour la paix. Afin d’y donner suite, la communauté de Sant’Egidio organise chaque année, depuis, une nouvelle réunion pour la paix afin d’approfondir cet esprit de paix et de réconciliation et pour que dans la prière, Dieu fasse de nous des êtres de paix. Je me réjouis que la réunion de cette année se tienne à Munich, mon ancien siège épiscopal, peu avant ma visite en Allemagne et dans l’attente du vingt-cinquième anniversaire de la réunion mondiale de prière d’Assise, qui sera célébré en octobre. Je tiens à dire aux organisateurs et aux participants combien je me sens spirituellement proche d’eux, et c’est de tout cœur que je leur adresse mes meilleurs souhaits.

            Le thème de cette réunion pour la paix, qui est « Destinés à vivre ensemble », nous rappelle qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes liés les uns aux autres. Ce vivre-ensemble est d’ailleurs un préalable inhérent à notre condition humaine, et nous avons le devoir de lui donner un contenu positif. Il peut se transformer en « vivre les uns contre les autres », devenant ainsi un enfer, si nous n’apprenons pas à nous accepter mutuellement, si chacun ou chacune ne veut être que lui-même ou elle-même. Mais il peut aussi être un don quand nous nous ouvrons les uns aux autres, quand nous nous donnons les uns aux autres. C’est pourquoi il importe de percevoir le préalable du vivre-ensemble à la fois comme une tâche à accomplir et un don à recevoir, de trouver le véritable moyen de vivre ensemble. Or, ce vivre-ensemble, qui avait dans le passé des limites régionales, ne peut se pratiquer aujourd’hui que sur le plan universel. Dorénavant, le vivre-ensemble, c’est l’humanité tout entière. Des réunions comme celle d’Assise, et aussi celle de Munich à présent, offrent aux religions l’occasion de faire un retour sur elles-mêmes et de se demander comment elles peuvent devenir des forces permettant du vivre-ensemble.

            Lorsque nous nous réunissons en tant que chrétiens, nous nous rappelons que selon la foi biblique, Dieu est le créateur de toute l’humanité ; oui, il veut que nous formions une famille dans laquelle nous soyons des frères et des sœurs les uns pour les autres. Nous nous rappelons que le Christ a annoncé la paix à ceux qui sont loin de nous comme à ceux qui sont proches de nous (Éph. 2, 16). Il nous faut le réapprendre encore et toujours. Le sens profond de ces réunions, c’est que nous rencontrons ceux qui sont loin de nous et ceux qui sont proches de nous dans le même esprit de paix que celui où le Christ a vécu et qu’il nous a enseigné par son exemple. Nous devons apprendre, non à vivre les uns à côté des autres, mais les uns avec les autres. Cela signifie nous ouvrir mutuellement nos cœurs, laisser nos voisins participer à nos joies, à nos espoirs et à nos peines. C’est au cœur que Dieu nous touche. Voilà pourquoi la religion, qui n’est autre que la rencontre des humains avec le mystère divin, est liée par essence à la question de la paix. Lorsque la religion échoue dans cette rencontre avec Dieu, lorsqu’elle Le fait descendre vers nous au lieu de nous élever à Lui, lorsque – en quelque sorte – nous nous L’approprions, alors la religion peut contribuer à détruire la paix. Mais si elle trouve le chemin du divin, du créateur et du rédempteur de tous les hommes, alors elle est une force de paix. Nous savons que dans la Chrétienté aussi, l’image de Dieu a pu être déformée, ce qui a abouti à détruire la paix. Plus encore, nous sommes tous appelés à nous laisser purifier par le Dieu divin, devenant ainsi des êtres de paix.

            Nous ne pouvons jamais nous permettre de réduire nos efforts en faveur de la paix. C’est cela qui fait toute la valeur des nombreuses initiatives prises dans ce sens partout dans le monde, entre autres la réunion pour la paix organisée chaque année par Sant’Egidio. Il convient de soigner constamment le champ sur lequel doit s’épanouir le fruit de la paix. Bien souvent, nous ne pouvons faire mieux que préparer en permanence et par beaucoup de petites étapes, le terrain de la paix en nous et autour de nous, y compris en tâchant de relever les immenses défis lancés non seulement à l’individu, mais à la famille humaine tout entière, telles les migrations, la mondialisation, la crise économique, la protection de la création. En définitive, nous savons que la paix ne peut seulement être « faite », mais qu’elle est toujours « donnée » aussi. La paix est un don de Dieu et, en même temps, un projet à mettre en œuvre, jamais complètement achevé (Message à la Journée mondiale 2011 pour la Paix). Ici en particulier, il faut que tous ceux qui cherchent sincèrement Dieu apportent un témoignage commun afin de réaliser de plus en plus la vision d’un vivre-ensemble pacifique de tous les êtres humains. Depuis la première réunion d’Assise, il y a vingt-cinq ans, il y a eu, et il y a encore beaucoup d’initiatives porteuses d’espoir pour la réconciliation et la paix, mais aussi – malheureusement – beaucoup d’occasions perdues et d’échecs. Trop souvent, de terribles actes de violence et de terreur ont étouffé l’espoir d’un vivre-ensemble de la famille humaine à l’aube du troisième millénaire, des conflits anciens se poursuivent ou se réveillent, et des conflits et problèmes nouveaux viennent s’y ajouter. Tout cela nous montre clairement que la paix est pour nous tous une tâche sans fin et un don à rechercher. Puissent la réunion de Munich pour la paix, de même que les conférences et discussions qui ont lieu ici, promouvoir dans ce sens la compréhension réciproque et le vivre-ensemble, préparant ainsi de nouveaux chemins vers la paix en notre temps. J’appellerai donc la bénédiction du Dieu Tout-Puissant sur tous les participants de la réunion de Munich pour la paix.

Castel Gandolfo, le 1er septembre 2011

Benoît XVI

Nous reviendrons dans quelques pages, sur le thème principal de la lettre de Benoît XVI, qui est, au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, la paix. Mais quelle paix ??? La paix véritable au sens où l’entend l’Église catholique ou cette fausse paix (car par définition impossible !) œcuménique qui conduit à la damnation du plus grand nombre ?

Le 12 septembre se tinrent pas moins de 24 forums et 6 tables rondes aux thèmes divers et variés allant de “L’Europe et sa mission dans le monde” à “L’esprit d’Assise, 25 ans d’histoire” en passant par “Le Japon après le tremblement de terre”.

Des orateurs illustres du monde entier et de tous les horizons religieux, politiques et sociaux prirent la parole, démontrant bien le caractère mondialiste et œcuméniste de ces rencontres. Montèrent ainsi à la tribune Angela Merkel, Christophe de Margerie (PDG de Total France), le “cardinal” Etchegaray, Jean-Arnold de Clermont (président de la conférence des églises européennes), Jean-Pierre Denis (éditeur en chef du journal faussement catholique La Vie), le “cardinal” Poupard, le “cardinal” Barbarin, le rabbin David Rosen, ... ainsi que de nombreux orthodoxes, protestants, juifs, bouddhistes, adorateurs de l’oignon, etc.

Le matin du 13 septembre, 10 nouvelles tables rondes eurent lieu, puis la traditionnelle et inévitable cérémonie (un des seuls actes “religieux” obligatoires de cette nouvelle religion mondialiste) dans un camp de concentration (Dachau en l’occurrence).

L’après-midi, chaque groupe religieux pria séparément dans divers lieux du centre de Munich... (à noter que toutes les religions “chrétiennes” prièrent ensemble dans la cathédrale). Puis les diverses croyances quittèrent les lieux de prières et s’unirent dans une procession de paix vers la Marienplatz. L’ “archevêque” de Munich, un évêque luthérien, un bouddhiste et Andrea Riccardi. À noter ce passage du discours de l’archevêque de Munich :

« Les religions apportent vraiment une contribution importante pour guider l’homme vers un avenir meilleur. Elles lui permettent de tourner son regard vers Dieu, créateur et père de tous les hommes, et nous placent tous devant un vaste horizon commun. Nous faisons nôtre cette mission et nous nous engageons à parcourir ensemble les voies de la compréhension et de la réconciliation. »

Hors de l’Église, point de salut” est vraiment un dogme périmé à écouter ce pseudo-archevêque.

Pour clôturer ces trois journées, une “proclamation d’appel de la paix” fut lue. En voici le texte :

Hommes et femmes de religions différentes, nous nous sommes rassemblés à Munich sur l’invitation de l’Archidiocèse de Munich et Freising et de la Communauté de Sant’Egidio, qui depuis 25 ans poursuit avec ténacité l’ “ Esprit d’Assise ”. Nous sommes reconnaissants envers ceux qui ont entretenu cette espérance dans des années difficiles, quand les ponts s’effondraient. Après dix années marquées par la culture de la violence, par un terrorisme fou, dans un monde qui paraît dominé par un capitalisme sans règles, nous avons simplement pris le temps de prier, écouter et scruter l’avenir. Cette halte de prière et de dialogue nous a changés ! Nous avons écouté, à travers les témoignages de beaucoup, le désir de temps nouveaux.

La tentation est grande de se replier sur soi-même et d’utiliser les religions pour nous diviser. Cette tentation est accrue par la crise de l’économie mondiale. Le monde parfois semble avoir perdu le sens de la limite. Il est souvent attiré par ce qui divise plus que par un sentiment de sympathie envers autrui ; il est plus sensible à l’affirmation de soi qu’au bien commun. Dans bien des régions du monde, la violence augmente ainsi qu’une crise de sens. Un tournant s’impose !

La mondialisation, qui est une grande ressource, a besoin de trouver une âme. L’égoïsme mène à une civilisation de la mort, qui fait beaucoup de victimes. C’est pourquoi, il faut tourner nos yeux vers le haut, nous ouvrir à l’avenir et devenir capables de mondialiser la justice. Nous devons, avec force, affronter à nouveau le problème de la paix dans toutes ses dimensions. En effet nous sommes destinés à vivre ensemble et sommes tous responsables de l’art du vivre ensemble. Le dialogue s’est révélé aujourd’hui l’arme la plus intelligente et la plus pacifique. C’est la réponse aux prédicateurs de la terreur, qui vont jusqu’à employer les discours des religions pour répandre la haine et diviser le monde. Rien n’est perdu avec le dialogue. Ici à Munich, nous avons fait l’expérience de la langue du dialogue et de l’amitié. Car aucun homme, aucune femme, aucun peuple n’est une île : il n’y a qu’un destin, un destin commun.

Regardons-nous avec davantage de sympathie et beaucoup, tout, redeviendra possible. Il est temps de changer. Le monde a besoin de plus d’espérance et de plus de paix. Nous pouvons apprendre de nouveau à vivre non pas les uns contre les autres, mais les uns avec les autres. Nous sommes conscients de la responsabilité des religions, dans le danger qu’elles font courir à la paix, quand elles ne tournent pas leur regard vers le haut. Celui qui se sert du nom de Dieu, pour haïr l’autre et tuer, blasphème le Saint Nom de Dieu. C’est pourquoi nous pouvons dire : il n’y a pas de futur dans la guerre ! Il n’y a pas d’alternative au dialogue. Le dialogue est une arme simple à la disposition de tous. Avec le dialogue nous construirons une nouvelle décennie et un siècle de paix. Devenons tous, des artisans de paix. Oui, que Dieu concède à notre monde le don merveilleux de la paix.

                                                                                               Munich, le 13 septembre 2011

Il n’est pas inutile de répéter (à l’heure où l’on entend des fariboles sur le prétendu “traditionalisme” de Benoît XVI) que Benoît XVI soutient et promeut ce genre de réunions abominables à l’encontre de toutes les condamnations fulminées contre ces “congrès de religions” notamment par le pape Pie XI dans son encyclique Mortalium animos ou encore par Léon XIII dans sa lettre à Mgr Satolli [4].

Rappelons ce que Benoît XVI avait dit le 1er janvier 2011 lors de son annonce[5] du renouvellement du scandale d’Assise :

Chers frères et sœurs, dans le Message pour la Journée mondiale de la Paix, j’ai souligné comment les grandes religions peuvent constituer un facteur important d’unité et de paix pour la famille humaine, et à ce propos j’ai rappelé qu’en cette année 2011, ce sera le 25e anniversaire de la Journée mondiale de Prière pour la Paix que le vénérable Jean-Paul II a convoquée à Assise en 1986.

C’est pourquoi, en octobre prochain, je me rendrai en pèlerinage dans la cité de saint François, en invitant à s’unir à ce chemin nos frères chrétiens des différentes confessions, les représentants des traditions religieuses du monde, et, idéalement, tous les hommes de bonne volonté, dans le dessein de faire mémoire de ce geste historique voulu par mon prédécesseur, et de renouveler solennellement l’engagement des croyants de toute religion à vivre leur foi religieuse comme un service de la cause de la paix. Qui est en marche vers Dieu ne peut pas ne pas transmettre la paix, qui construit la paix ne peut pas ne pas se rapprocher de Dieu. Je vous invite à accompagner dès maintenant cette initiative par votre prière.

Dans ce contexte, je désire saluer et encourager ceux qui, depuis hier soir, et durant toute la journée d’aujourd’hui, dans l’Église entière, prient pour la paix et pour la liberté religieuse. En Italie, la traditionnelle Marche promue par la CEI (Conférence épiscopale italienne, ndlr), Pax Christi et la Caritas a eu lieu à Ancône, ville qui accueillera le Congrès eucharistique national. Ici, à Rome, et dans d’autres villes du monde, la Communauté de Sant’Egidio a proposé l’initiative « Paix dans toutes les terres » : je salue de tout cœur ceux qui y ont pris part. Je salue aussi les adhérents du Mouvement de l’Amour familial, qui ont veillé cette nuit Place Saint-Pierre, et dans le diocèse de L’Aquila en priant pour la paix dans les familles et entre les nations.

Revenons ainsi sur ce qu’est la véritable paix, notion complètement déformée (et même inversée) dans la bouche de Benoît XVI. Voici les premières lignes de l’encyclique Quas Primas [6] de Pie XI :

Dans la première Encyclique qu’au début de Notre Pontificat Nous adressions aux évêques du monde entier, Nous recherchions la cause intime des calamités contre lesquelles, sous Nos yeux, se débat, accablé, le genre humain.

Or, il Nous en souvient, Nous proclamions ouvertement deux choses : l’une, que ce débordement de maux sur l’univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique ; l’autre, que jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur. C’est pourquoi, après avoir affirmé qu’il fallait chercher la paix du Christ par le règne du Christ, Nous avons déclaré Notre intention d’y travailler dans toute la mesure de Nos forces ; par le règne du Christ, disions-Nous, car, pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyions pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur.

Le Christ-Roi, seule solution pour une paix véritable.

En seulement deux paragraphes, en ce qui concerne la restauration de la paix dans le monde, le pape Pie XI[7] réduit à néant toute la bouillie conciliaire et toutes les fausses solutions qui vont avec. De solution, il n’y en a qu’une seule : Instaure omnia in Christo, comme le disait saint Pie X.

TOUT RESTAURER DANS LE CHRIST.

Complétons les paroles du pape Pie XI par quelques extraits d’un sermon[8] du Père Ventura di Raulica (1792-1861), élu général des Théatins en 1830. Ces quelques extraits montrent :

̶            quelles sont les conditions d’une paix véritable

̶            que les fausses religions (protestante, païenne, ...) ne peuvent posséder la paix véritable et donc contrairement à ce qu’énoncent Benoît XVI elles ne peuvent concourir à l’instauration d’une paix mondiale.

̶            que l’église qui prêche cette fausse paix à jets continus via ce faux œcuménisme ne peut être la véritable Église du Christ car elle ne peut ni se tromper ni nous tromper dans son enseignement. (cf acte de foi).

Première extrait : Seule la grâce et la foi peuvent donner la paix au cœur et à l’intelligence. Les hérétiques et païens ne peuvent donc posséder cette paix.

Tableau admirable, peinture fidèle de l’esprit humain, en l’absence de la lumière divine ! Il est en agitation, en désordre, en guerre continuelle avec lui-même ! Soyons convaincus que l’intelligence de l’homme est si bien formée pour la vérité infinie, que la vérité de Dieu peut seule la contenter : comme le cœur de l’homme est tellement formé pour le bien infini, que la charité pour Dieu peut seule le rendre heureux. Or, la vérité de Dieu, qu’on possède dans les cieux, par la béatitude de la vision, ne s’introduit en ce monde dans l’esprit que par la révélation de la foi tout comme la charité de Dieu ne s’établit dans le cœur que par la possession de la grâce. Comme donc le cœur n’a point de paix sans la possession de la grâce divine, ainsi l’intelligence n’a point de paix tant qu’elle est dans la privation de la foi. Ainsi que le cœur, qui résiste à la loi de Dieu, qui méprise sa volonté, n’a point la paix ; ainsi l’esprit qui résiste à la science de Dieu, qui méprise l’enseignement de la foi, n’a point de paix. De même que tous les biens créés ne sauraient rassasier le cœur fait pour le bien incréé de même toutes les sciences purement humaines ne sauraient satisfaire l’intelligence faite pour la vérité incréée. Comme donc le cœur, privé de la grâce divine, est toujours inquiet, vide, même en possédant tous les honneurs, toutes les richesses et tous les plaisirs ; ainsi l’esprit, privé de la foi divine, quoique enrichi de toutes sortes de connaissances humaines, est toujours agité, toujours incertain, toujours malheureux.

Telle est, à ne pouvoir en douter, la situation funeste de l’incrédule et de l’hérétique. Peu importe que l’hérétique retienne ou professe retenir quelques-unes des vérités de la religion révélée, comme l’incrédule ou le déiste retient quelque chose de ce qu’on appelle le religion naturelle, puisque ces mêmes vérités chrétiennes, que retient l’hérétique, il ne les retient plus que comme des opinions plus ou moins probables aux yeux de sa raison, comme le fruit et la conquête de son intelligence, comme des opinions purement raisonnables et humaines, delà même façon que l’incrédule retient quelques vérités naturelles, comme fruit de son raisonnement, de son jugement et de leur évidence.

Deuxième extrait : Seule l’Église catholique, par son enseignement, peut produire cette vraie paix. Application pratique : l’église Conciliaire n’apportant pas cette vraie paix car l’on se doit constamment de trier le vrai du faux dans son enseignement – attitude qui n’est pas catholique – ne peut donc être l’Église catholique qui est à l’heure actuelle éclipsée.

Or, la doctrine catholique n’est que cette même doctrine que le Fils de Dieu vient de révéler en ce jour à ses disciples. Ce que Jésus-Christ a fait aujourd’hui avec eux, l’Église continue à le faire en son nom, par son ordre et avec son autorité, à l’égard de tous les fidèles ; d’où il suit qu’en écoutant docilement l’Église, c’est exactement comme s’ils écoutaient Jésus-Christ en réalité. Ils voient, à leur tour, ce Sauveur ressuscité, avec les yeux de l’intelligence et de la foi. De là vient que l’enseignement de l’Église produit exactement dans l’esprit et le cœur des vrais fidèles les mêmes effets précieux que la révélation et l’enseignement de Jésus-Christ ont produits en ce jour dans l’esprit et le cœur des disciples. Il apporte la tranquillité, la paix de l’intelligence, qui se convertit à son tour en un sentiment de joie pour le cœur.

Troisième extrait : Cet extrait est une répétition du second. Il prouve bien que l’œcuménisme de Joseph Ratzinger cherchant à faire collaborer toutes les religions pour obtenir la paix (mais quelle paix !!!) est vain et surtout sacrilège. 

Ce qui signifie, en d’autres termes, que l’esprit et le cœur de l’homme ne sont en paix que lorsqu’ils sont placés dans leur ordre naturel ; et ils ne sont constitués dans leur ordre naturel, qu’autant, comme on vient de le dire, que l’esprit et le cœur sont unis à Dieu par les relations de connaissance et d’amour qui leur sont naturelles. Or, on ne connaît bien Dieu que par la révélation de la foi, comme on ne l’aime véritablement que par la communication de la grâce. La religion catholique, étant la révélation unique et légitime de la foi, elle seule place l’intelligence dans son ordre naturel à l’égard de Dieu. C’est donc elle seule, selon la prophétie, qui fait asseoir le peuple fidèle au sein des beautés et de la tranquillité de la paix.

Quatrième extrait : L’éloignement de l’enseignement catholique produit l’aveuglement. Les hérétiques et autres païens sont donc des aveugles conduisant des aveugles.

Ajoutez encore, cependant, que l’enseignement catholique, en plaçant ainsi l’intelligence humaine dans son état naturel, la fait se développer, la rectifie et la perfectionne ; car la perfection des êtres  dépend aussi de la place qu’ils occupent dans leur état naturel. De là ce jugement droit, ce bon sens exquis, cette raison parfaite, qui distinguent les nations catholiques de celles qui ne le sont pas. Considérez bien, en effet, les nations catholiques ; et vous verrez que, à mesure qu’elles s’éloignent plus ou moins de la doctrine catholique, elles sont plus ou moins stupides, extravagantes, aveugles, bizarres ; qu’elles ont une manière de juger les choses plus ou moins défectueuses ou exagérées ; un sens pratique plus ou moins altéré, anormal ou incohérent, une logique plus ou moins imparfaite ; une raison à laquelle quelque chose semble toujours manquer. Vous verrez que, chez elles, l’homme, dans sa manière de penser, de juger, de se conduire, est quelques degrés au-dessous ou en dehors du dictamen de la saine raison, des véritables règles de l’humanité : tandis que les nations catholiques, dans la diversité même de mœurs, d’usages, de lois, de langage, qui les distingue, présentent à l’observateur philosophe un type égal, une forme harmonique de bien juger des choses, une logique saine, un sens droit, un tact délicat commun à toutes. En sorte que le vrai homme, l’homme naturel, l’homme entier, l’homme parfait, en qui la raison est complète, entière, généralement parlant, se trouve dans les contrées catholiques, en compagnie du christianisme entier, de la doctrine saine, de la foi vraie, de la religion parfaite. Tout en formant le chrétien véritable, l’enseignement catholique forme encore l’homme vrai.

Les effets précieux que renseignement, catholique engendre dans l’ordre naturel, ne sont que la conséquence des effets bien autrement importants qu’il produit dans l’ordre surnaturel. La vraie foi n’est jamais séparée de la grâce dont elle est le fruit, et qui, tout en la fortifiant, en l’élevant, en la perfectionnant, la fait encore devenir, pour l’intelligence, une source secrète de paix et de tranquillité spirituelle et divine, à laquelle l’hérétique et le protestant sont totalement étrangers.

Cinquième extrait : La paix de l’âme ne trouve sa source qu’au pied de la croix qui ne germe qu’au sein de l’Église catholique.

Ô paix de l’âme ! Que le monde promet sans cesse, sans pouvoir la donner jamais ! Ô paix de l’âme ! Que tous cherchent et qu’un petit nombre seulement trouve ! Ô paix de l’âme ! Vrai trésor, consolation, délices de celui qui la possède ! Ô paix de l’âme ! Qui ne découle que des plaies de Jésus-Christ ressuscité, qu’on ne rencontre qu’au pied de l’arbre de la croix, qui ne germe que dans le champ de la véritable Église ! Ô paix de l’âme ! Qui nait dans l’intelligence par la foi à la parole divine, et qui s’établit dans le cœur par la possession de la divine charité ! Ah ! Conservez-la soigneusement en vous, ô chrétiens, si vous avez l’avantage de la posséder !

Après avoir rappelé que les paroles et les actions de Benoît XVI sont contraires à la vraie foi et en ces temps où la FSSPX se compromet de plus en plus avec Benoît XVI et sa fausse église Conciliaire, il est temps de pousser ce cri :

MONSEIGNEUR, NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE PAIX !

Ce cri reprend le titre d’une lettre adressée en 1979 par le Père Guérard des Lauriers à Mgr Lefebvre. Voici le début de cette lettre[9] :

« Monseigneur,

« Vous précisez, dans cette lettre, quel pourrait être un protocole d’accord entre "Écône" et "Rome" : Écône que jusqu’à présent nous soutenons ; Rome à qui, en même temps que vous, nous résistons.

« La loyauté qu’exige le service de la Vérité nous contraint de vous le déclarer : nous ne voulons pas de cette paix. Elle paraît être sage. Elle l’est en effet, comme Pilate voulut l’être. Jésus est déféré à Pilate, parce qu’il est censé avoir dit : “ Je suis le Roi des Juifs ” (Jean XIX, 21) ; alors que les Juifs “ n’ont pas d’autre roi que César ” (Jean XIX, 15).

« En réalité, Jésus n’a pas à être soumis à Pilate pour une royauté “ dont l’origine n’est pas de ce monde ” (Jean XVIII, 36). Et Jésus n’entend pas mourir pour conserver quoi que ce soit. Jésus entend ne mourir que pour “ rendre témoignage à la Vérité ” (Jean XVIII, 35). Parce que Jésus “ est la Vérité ” (Jean XIV, 6), quoiqu’il en paraisse, Pilate dépend de Jésus, non pas Jésus de Pilate. (…) »

N’est-ce pas ce même Mgr Fellay qui lors de son sermon[10] des ordinations à Écône en 1996 disait :

« Mes chers fidèles, notre conclusion est que cet œcuménisme est une arme contre l’Église Catholique, tellement plus dangereuse et pernicieuse car elle présente en elle-même l’apparence de la paix, d’un sourire et du dialogue. L’œcuménisme a détruit la Foi de  l’Église, a vidé ses églises et fermé ses portes.

« Non, Mgr Lefebvre n’a pas eu tort de continuer son travail, qui cependant n’est pas son travail mais celui de l’Église. Avec l’aide de Dieu, nous continuerons ce combat. Il va sans dire que tant que Rome continue comme cela, et laisse l’œcuménisme régner sous le dôme de saint Pierre, aucun accord n’est possible, car nous voulons rester catholiques et cet œcuménisme tue le catholicisme. »

« Aucun accord n’est possible », disiez-vous en 1996 ? Qu’est-ce qui a changé depuis ? Le même œcuménisme se poursuit, Benoît XVI souhaitant que le vingt-cinquième anniversaire de l’apostasie d’Assise soit fêté avec force.

Ce qui a changé, Mgr Fellay, c’est vous ! Eux n’ont pas changé.

Vous avez fait chanter des Te Deum pour ce Motu Proprio sacrilège qui met sur un pied d’égalité la sainte Messe catholique et la “messe de Luther”, celle inventée dans les loges par Bugnini et consorts.

Vous vous êtes félicités de la levée de votre excommunication (et de celles de vos trois confrères dans l’épiscopat) alors que celles de Mgr Lefebvre et de Mgr Castro de Meyer à qui vous devez tout ne l’étaient pas. Quelle honte !

Maintenant, vous en êtes à examiner des propositions de Rome (où l’on s’entendra sur le plus petit dénominateur commun possible comme Rome le fait avec les protestants, les orthodoxes, les juifs, …) et à accepter une solution canonique. Monseigneur, vous êtes en train de rentrer de plein pied dans cet œcuménisme que vous dénonciez il y a quinze ans.

Vos services de communication travaillent à faire accepter aux fidèles ce futur accord. En témoigne l’interview[11] donnée par l’abbé Lorans (dont on apprend qu’il était aussi du voyage à Rome) au journal ultra-libéral Famille Chrétienne :

Famille Chrétienne : La fraternité suivra-t-elle Mgr Fellay s’il donne son accord à ce préambule ?

Abbé Lorans : Un accord avec Rome réglerait la situation canonique de la Fraternité Saint-Pie-X. Mais ce n’est pas tant cela qui est important que de rendre à la tradition – souvent décriée, voire persécutée, depuis plus de quarante ans – son droit de cité dans l’Église. Ce qui a commencé avec le motu proprio Summorum pontificum déclarant que la messe traditionnelle n’avait jamais été abrogée. Si, après l’étude attentive que lui demande Rome, Mgr Fellay peut donner son adhésion, la fraternité y sera certainement favorable.

Voici ce que disait, au contraire, Mgr Lefebvre dans une de ses conférences[12] dont vous avez organisé soigneusement et méthodiquement la censure pour de prétendues histoires de droit d’auteur à l’heure même où plus que jamais les âmes ont besoin d’entendre la vérité. 

Et alors, actuellement, le fait de ce décret[13] pourrait nous tenter, n’est-ce pas, pourrait nous tenter de dire : - Mais peut-être si nous acceptions les conditions qui sont dans ce décret, nous pourrions dire la messe ancienne. Et dans le cas où nous pourrions dire la messe ancienne, nous serions agréés par l’Église, nous serions reconnus. Une fois reconnus, nous pourrons peut-être agir à l’intérieur de l’Église ! (…)

C’est mal connaître ceux qui nous dirigent actuellement, ceux qui sont dans l’Église actuellement ! Il suffit de lire cette fameuse phrase du Cardinal Ratzinger pour être bien renseignés… Je vous lis tout de suite cette phrase qui est essentielle dans son interview – je l’ai en italien – celui qui l’interroge dit : - Y aurait-il quelque chose de changé dans l’Église au moment des années 60 ?… Alors il dit : - Oui, oui… Le problème des années 60 était d’acquérir pour l’Église les meilleures valeurs exprimées pendant deux siècles de culture libérale. Écoutez bien : Le problème des années 60 était d’acquérir pour l’Église les meilleures valeurs exprimées pendant deux siècles de culture libérale. Et, en fait, il y a des valeurs qui, même si elles sont nées en dehors de l’Église, peuvent trouver leur place dans la vision que l’Église a du monde, pourvu que ces idées soient un peu corrigées – dépurati et corretti – c’est-à-dire un peu épurées et corrigées… Voilà. Mais donc, le Cardinal Ratzinger admet aussi. Et il met ensuite : - Questo si e fatto… Ça a été fait, ça s’est fait.

« Nous avons admis des valeurs qui sont venues en dehors de l’Église » s’il vous plaît, « et qui viennent de deux siècles de la culture libérale. » ! Voilà ces principes : c’est l’œcuménisme et la déclaration des Droits de l’Homme, la liberté religieuse ! Voilà ces valeurs qui ont été introduites à l’intérieur du Concile, qui ont été admises maintenant par l’Église. Et le Cardinal Ratzinger les admet. Il dit : - C’est fait ! Mais cependant l’adaptation est un peu difficile, alors il faut chercher un équilibre… Mais pas enlever les idées, mais les conséquences de ces idées, bon, amènent un peu de remous dans l’Église, et par conséquent il faut trouver un équilibre à ces vérités et à la réalité, etc. C’est d’une gravité énorme, cela ! Ça condamne tout ce qu’il dit dans son interview, car ça c’est le cœur de ses idées, et c’est cela que nous reprochons, et c’est cela que nous ne voulons pas. On ne peut pas se mettre sous une autorité qui a des idées libérales, qui nous conduira nécessairement, petit à petit, par la force des choses, à accepter les idées libérales et toutes les conséquences de ces idées libérales qui sont la nouvelle messe, les changements de liturgie, les changements de la Bible, les changements du catéchisme, tous les changements… On dit : - Mais ils ont lutté contre le catéchisme !… C’est un simple coup de frein, parce que ça va tellement loin qu’il a fallu quand même donner un certain coup de frein. Et de même pour la théologie de la libération, de même pour tout ce qui se passe actuellement dans l’Église et qui, évidemment, les effraie un peu. Les conséquences de leurs propres principes les effrayent. Alors on donne un coup de frein à droite et à gauche, mais on est bien décidés à garder les idées libérales. Pas question de changer les idées libérales !

Avez-vous, bien lu, Mgr Fellay, ce que disait Mgr Lefebvre ?

Une fois reconnus, nous pourrons peut-être agir à l’intérieur de l’Église !… C’est mal connaître ceux qui nous dirigent actuellement, ceux qui sont dans l’Église actuellement !

On ne peut pas se mettre sous une autorité qui a des idées libérales, qui nous conduira nécessairement, petit à petit, par la force des choses, à accepter les idées libérales et toutes les conséquences de ces idées libérales qui sont la nouvelle messe, les changements de liturgie, les changements de la Bible, les changements du catéchisme, tous les changements…

MONSEIGNEUR, NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE PAIX !

Pour terminer, Mgr Fellay, méditez la conclusion d’un livre[14] de Mgr Delassus, maître antilibéral que n’a jamais réédité la FSSPX préférant diffuser des fadaises telles des biographies sur Maurras ou des livres de Jean Madiran !

Les évènements qui se précipitent achèveront de démontrer que tout ce qui n’est pas la franche et pleine vérité religieuse ne peut rien sur le cœur de l’homme, ne peut rien pour remettre la société dans ses voies.

Ces mêmes évènements faciliteront la résurrection de la Foi. Ils disposeront les cœurs désabusés à la recevoir, et Dieu, qui est bon et miséricordieux, suscitera des apôtres qui prêcheront la vérité, plus encore par la pratique de leur vie que par leur parole.

In Christo Rege.

Résistance catholique

 


[1] Voir la lettre Serviam numéro 20 consacrée justement à cette communauté apostate : http://www.nostra-aetate.org/HTML_La-lettre-Serviam/2009/SERVIAM_020.html

[2] Voir la lettre Serviam numéro 25 à propos de ce rabbin : http://www.nostra-aetate.org/HTML_La-lettre-Serviam/2010/SERVIAM_025.html

[3] Nous remercions le traducteur qui a bien voulu diligemment traduire cette lettre et ainsi permettre au monde francophone d’en prendre connaissance.

[4] Lettre de S.S. Léon XIII à Mgr Satolli, A Propos du Congrès des Religions (8 Septembre 1895). Actes de Léon XIII, Tome IV, page 257

[5] http://www.zenit.org/article-26552?l=french

[6] Il est cocasse de noter que cette encyclique qui condamne toute la théologie de la secte qui trône actuellement à Rome est disponible sur le site de cette même secte. http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_11121925_quas-primas_fr.html

[7] On peut ici citer ce passage fort connu de Mortalium Animos, autre encyclique du pape Pie XI, qui condamne de façon explicite les réunions du type Assise ou Munich et donc par la-même Benoît XVI :

            Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission.

            De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée.

[8] Ce sermon est disponible en annexe. Il est tiré de L’école des Miracles ou les œuvres de la puissance et de la grâce de Jésus-Christ, Fils de Dieu et sauveur du monde. Tome III, pages 516 à 546. Paris, Louis Vivès, 1857. Son titre est : «  Jésus-Christ ressuscité et ses disciples ou la paix de l’intelligence. »

[9] http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=78

[10] http://www.sspx.org/superior_generals_news/sermons/june_24_1996_sermon.htm

[11] http://www.famillechretienne.fr/agir/vie-de-l-eglise/pour-la-fraternite-saint-pie-x-la-marge-dinterpretation-du-concile-est-la-question_t11_s73_d62503.html

[12] Mgr Lefebvre 21-12-1984

[13] Il s’agit de l’indult concédé par Jean-Paul II pour dire la messe de saint Pie V.

[14] Vérités sociales et erreurs démocratiques. Disponible aux Éditions Saint Rémi.