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LA DOUBLE VIE DE L’ABBE LORANS

Depuis son départ de l'Institut Universitaire Saint Pie X en 2002, l'abbé Lorans est chargé de la communication de Mgr Fellay et de la FSSPX. Directeur de la revue Nouvelles de Chrétienté, il possède un bureau privé dans Paris lui permettant ainsi de jouir d'une invraisemblable indépendance. Il bénéficie également d'une secrétaire particulière. Il a d'ailleurs tenu à conserver celle qu'il avait lorsqu'il était Directeur de l'Institut Universitaire Saint Pie X…

L'abbé Lorans et la Fondation Pierre Lafue

Trouvant sans doute sa vie de prêtre un peu monotone, l’abbé Lorans a voulu « diversifier » ses activités… Habitué à la vie mondaine parisienne et prenant plaisir à côtoyer l’Intelligentsia française, l’abbé Lorans est ainsi depuis plusieurs années membre du jury du prix de la Fondation Pierre Lafue.

C’est à ce titre qu’en 2004 ce clerc dévoyé, membre également du conseil d’administration de ladite Fondation, a primé au siège de l'UNESCO le « cardinal » Paul Poupard pour son livre « Au cœur du Vatican, de Jean XXIII à Jean-Paul II » puis, en 2007, « Mgr » Francesco Follo, observateur du Vatican auprès de l’UNESCO, pour son livre « Jean-Paul II et la culture contemporaine » !

Enfin, en 2009, le jury de cette fondation auquel appartient l’abbé Lorans a remis son 33e prix… à Dominique de Villepin pour son ouvrage « La chute ou l'Empire de la solitude : 1807 - 1814 » !

 (source : http://www.fondationpierrelafue.org/Projet/prix_de_lannee.html)

Drapeau de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture
au siège de laquelle (Paris) se déroule chaque année, depuis 1994, la remise du prix de la Fondation Pierre Lafue

sources : http://www.fondationpierrelafue.org/Projet/home.html

http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-09-07-A-00-Abbe_Lorans_primant_les_conciliaires.pdf

Alors qu’en chaire et dans ses écrits, afin de donner aux fidèles une apparence de fermeté de la FSSPX,
l’abbé Lorans critique mielleusement les autorités conciliaires auxquelles il feint de donner des leçons anti-modernistes,
en privé, le même abbé sympathise avec celles-ci et leur distribue des prix à l’UNESCO pour récompenser leurs ouvrages modernistes !!

 

En consultant les ouvrages d’Emmanuel Ratier (spécialisé dans les mouvements occultes à la suite d’Henry Coston et Yann Moncomble), notamment son Encyclopédie politique française et son livre Au cœur du pouvoir, enquête sur le club le plus puissant de France, nous découvrons que deux des membres du jury de la Fondation Pierre Lafue, André Fontaine et Jean-Denis Bredin, ont appartenu durant la même période au Siècle, club occulte très influent.

Nous y apprenons ainsi qu’André Fontaine, ancien directeur du journal Le Monde, est également membre de la Commission Trilatérale, Haute Instance du Nouvel Ordre Mondial.

Jean-Denis Bredin appartient, quant à lui, au Cercle de l’Union Interalliée que nous évoquerons dans notre 3e partie et qui est dirigé par le comte Denis de Kergorlay, frère du Père Pierre-Marie.

— La Commission Trilatérale est une organisation privée fondée en 1973 à l'initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg et du Council on Foreign Relations, parmi lesquels nous pouvons citer : David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller du président Jimmy Carter). Elle réunit 300 à 400 personnalités parmi les plus influentes – hommes d’affaires, politiciens, décideurs, « intellectuels » des 3 zones économiques principales : Amérique du Nord, Europe de l'Ouest, Japon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilat%C3%A9rale.

Logo Trilateral Commission

Logo d’inspiration maçonnique
de l’organisation de la Trilatérale

Le Siècle est un « club de réflexion » fondé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, réunissant des membres influents de la « classe dirigeante » française. La limite d’âge y est fixée à 65 ans. On y retrouve des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l'édition et des médias et même des ecclésiastiques : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle.

C’est ainsi que l’abbé Lorans entretient depuis plus de dix ans des liens étroits avec des réseaux parisiens influents et mondialistes, proches des hautes sphères du pouvoir, liés pour la plupart d’entre eux, à la Franc-Maçonnerie.

Mgr Fellay et l’abbé de Cacqueray qui n'ignorent rien des fréquentations de l’abbé Lorans avec ces milieux et même les encouragent,
couvrent donc de leur autorité de telles compromissions !

C’est dans son ouvrage consacré au Siècle (Au cœur du pouvoir, Editions Facta) qu’Emmanuel Ratier nous apprend que Jean-Denis Bredin, membre de l’Académie Française, et le journaliste André Fontaine ont appartenu tous les deux à ce club influent et occulte :

Dans son Encyclopédie politique française, Emmanuel Ratier rajoute ceci à propos de Jean-Denis Bredin : « Hirsh-Bredin, devenu Bredin par décret du 16 mars 1950, père de Frédérique Bredin, ancien ministre socialiste de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Cresson [sous Mitterrand], il est un ancien associé de Robert Badinter [avec qui il fonda un important cabinet d’avocats sur Paris] ».

Le jury de la Fondation Pierre Lafue comprend aussi… un certain abbé Pascal Thuillier (ex-FSSPX) qui en est très vite devenu le vice-président.

Ancien premier vicaire de Saint Nicolas du Chardonnet, ancien assistant du directeur de l’Institut Universitaire Saint Pie X (qui n’était autre que l’abbé Lorans…), ancien aumônier de Civitas et ancien professeur de dogme au séminaire d’Ecône, l’abbé Thuillier quitta la FSSPX en 2005 après la scission provoquée par les abbés Laguérie, Héry et de Tanoüarn.

De fait, il peut être légitime de s’inquiéter de la formation reçue à ce moment-là par des dizaines de séminaristes devenus prêtres aujourd’hui.

Il est en tout cas assez significatif de voir ces cercles d’influence du Nouvel Ordre Mondial et du pouvoir occulte, récupérer ainsi des clercs qui ont rejoint ou sont sur le point de rejoindre cette Contre-Eglise mondialiste et antichristique qu’est l’église conciliaire.

Reniant le combat de Mgr Lefebvre, l’abbé Thuillier rejoignit immédiatement l’église conciliaire. Tout comme son confrère, l’abbé Guelfucci, qui quitta au même moment la FSSPX, il abandonna aussitôt sa soutane pour adopter le clergyman ! Chapelain de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre dans un premier temps, il a été nommé en 2009 vicaire à l’église Saint Jean Baptiste de Grenelle.

http://catholique-paris.cef.fr/108-Nominations-et-portraits-des.html

http://www.sjbg.org/spip/Les-pretres-et-diacres

Et voici le Père Marc Guelfucci (ex-FSSPX) au milieu de sa nouvelle « équipe paroissiale »… : « l’équipe de choc » de l’église Saint Pierre de Chaillot à Paris !

http://www.premiumwanadoo.com/chaillot/Debut_site/frame5.html

Qui, avant leur départ, aurait imaginé un seul instant chez ces abbés une telle chute ?

Ces abbés ont quitté la FSSPX, mais combien continuent à participer de l’intérieur, par leur doctrine frelatée à cette insidieuse corruption des âmes qui entraîne chez les fidèles, tiédeur, lassitude dans le combat, relâchement dans les tenues, mondanité pour finalement aboutir, par les inévitables concessions sur les principes qui en découlent, à une foi superficielle et hétérodoxe qui, de facto, n’est plus catholique ?

En 2004, nous l’avons dit, c’est le pseudo-cardinal Poupard qui fut primé par l’abbé Lorans et la Fondation Pierre Lafue.

      

Le pseudo-cardinal Poupard toujours collé à Mme Lafue… sous le regard ravi de l’abbé Lorans !

Grâce encore au livre d’Emmanuel Ratier sur Le Siècle, nous constatons que ce prélat de l’église conciliaire en poste au Vatican a été, lui aussi, membre de cette organisation occulte et mondialiste tout comme André Fontaine et Jean-Denis Bredin, membres du jury de la Fondation Pierre Lafue aux côtés de l’abbé Lorans.

(Au Cœur du Pouvoir, page 458)

Une question se pose alors. L’abbé Lorans aurait-il lui-même des liens avec ce « club très secret que d’aucuns ont comparé aux loges maçonniques ou à la Synarchie » ?

  

Au Cœur du Pouvoir,
Enquête sur le club le plus puissant de France
(d’Emmanuel Ratier, Editions Facta)

« Pour faire partie du Siècle, la tâche est particulièrement difficile, puisqu’à la différence de la plupart des clubs français, on ne postule pas, mais on vous le propose. « Ici, la naissance, ni l’argent ne comptent vraiment : seul le pouvoir ou son extrême proximité ouvre les portes de cette société ritualisée » (page 87-88).

Concernant la remise du prix au « cardinal » Poupard, nous vous invitons à consulter sur le site de la Fondation Pierre Lafue un e-mail de l’abbé Lorans (diffusé par l’agence de presse vaticane Zenit !) adressé à Madame Yolande d’Argence Lafue à cette occasion. Vous pourrez le lire sur l’annexe jointe au dossier ou en cliquant sur le lien suivant :

http://www.fondaionpierrelafue.org/Projet/LivreOr/LO_2004.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Pierre-Lafue

En 2007, c’est l’ouvrage de « Mgr » Folio qui fut récompensé par l’abbé Lorans .

Voici le résumé de l’éditeur qui fait apparaître le caractère moderniste de ce livre :

« En juin 1980, le pape Jean-Paul II venait à Paris et faisait, à cette occasion, deux grandes interventions sur la culture, l'une à l'Institut catholique de Paris et l'autre à l'Unesco, où il affirmait notamment : ‘C'est en pensant à toutes les cultures que je veux dire, à Paris, au siège de l'Unesco, avec respect et admiration : Voici l'homme !’

         

Reçu à l'époque comme un véritable coup de tonnerre, le discours papal renversait autant les certitudes marxistes que celles du libéralisme économique, en faisant de l'homme le centre et le fondement décisif de la culture et des civilisations. En l'écoutant, chacun découvrait la pensée, forte de présupposés personnalistes et phénoménologiques, d'un vrai philosophe, fin connaisseur des systèmes idéologiques et susceptible d'éclairer le destin politique de notre monde.

Cet ouvrage offre une série d'analyses de ces deux interventions de Jean-Paul II, présentée lors du colloque « Culture, raison et liberté » organisé, le 2 juin 2005, par le Saint-Siège à l'Unesco, en collaboration avec l'Institut catholique de Paris, à l'occasion du 25e anniversaire de cet événement. ».

En 2009, le 33ème  prix de la Fondation Pierre Lafue fut décerné à… Dominique de Villepin.

http://www.fondationpierrelafue.org/Projet/LivreOr/33emePrix2009/LO_2009.html

Dans l’encyclopédie de politique française (Edition 2005) d’Emmanuel Ratier, nous lisons ceci concernant Dominique de Villepin :

« En mai 2003, il est adoubé par le groupe de Bilderberg qui se réunit à Versailles du 15 au 18 mai, recevant ainsi l’onction des cercles mondialistes.

Le 25 juin 2003, il recevait une délégation de dignitaires du Grand Orient de France (et d’obédiences alliées) pour le (pseudo) bicentenaire de cette organisation maçonnique. En voici quelques extraits qui dévoilent, beaucoup plus que d’autres discours, le fond de sa pensée et de son idéologie, entièrement hérité des « Lumières » :

« Je suis heureux de vous accueillir au Quai d’Orsay, dans le temple de la boussole et de l’horloge, vous, hommes et femmes de l’équerre et du compas […]. Vos idéaux sont aussi ceux qui peuvent permettre à chaque culture de s’enrichir du regard des autres […]. La France est héritière de votre histoire, comme la franc-maçonnerie a, en grande partie, formé l’ossature des clubs révolutionnaires qui ont mené la France à la République […]. Comment lutter contre les extrémismes, les intégrismes et les fondamentalismes ? A nous de développer une réflexion et de forger des concepts opératoires, d’inventer ensemble un modèle d’humanisme moderne et renouvelé ».

Dans le cadre de réceptions parisiennes mondaines, l’abbé Lorans fraye donc gaiement et dans la plus totale impunité avec les cercles du pouvoir et les hauts prélats modernistes du Vatican.

  

En 2008, lors du 32e prix décerné à Mme Simone Bertière, les abbés Lorans et Thuillier tout sourire ! http://www.fondationpierrelafue.org/Projet/LivreOr/LO_2008.html

Un abbé étiqueté d’« intégriste » ne se retrouve pas dans ces milieux « au hasard » sans qu’il y ait eu de sa part des concessions ou sans qu’il ait été au préalable « compromis ».

Véritable homme de l’ombre, l’abbé Lorans est un de ces clercs infiltrés qui, en coulisse, œuvre depuis des années, à l’absorption insidieuse de la FSSPX par l’église conciliaire.

A partir du moment où il fut nommé Directeur de l’Institut Universitaire Saint Pie X à la fin des années 80, l’abbé Lorans a commencé à nouer discrètement des contacts avec certains cercles de la classe dirigeante française et de la hiérarchie conciliaire.

Puis, en 1998, est apparu le G.R.E.C. (cf. La tempête apaisée d’Huguette Pérol) à la fondation duquel il participa activement. L’abbé Lorans s’est alors tout particulièrement impliqué dans les réunions organisées par ce groupuscule dans le but de « contribuer à la réconciliation » de la FSSPX avec la Rome moderniste.

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-06-17-3-00-Petite_grammaire_du_GREC_de_l_abbe_Lorans%20(1).pdf

Introduit (par qui ?) auprès de ces milieux, l’abbé Lorans se complaît dans ce rôle d’agent d’influence qui, par son double jeu, travaille à la neutralisation de la FSSPX par la Rome conciliaire.

Serait-ce d’ailleurs grâce à ses réseaux et connections secrètes au sein des cercles du pouvoir et du Système que la FSSPX a pu obtenir en 2000 le mystérieux déblocage par le gouvernement de ses dons et legs représentants plusieurs millions d’euros ? En échange de quoi ?

 

L’abbé Lorans, un « indic » des Renseignements Généraux ?

Avant d’évoquer le G.R.E.C., mentionnons ici les révélations faites récemment dans son dernier livre par l’ancien directeur des Renseignements Généraux, Yves Bertrand.

Patron des RG de 1992 à 2004, ce dernier a déclaré, notamment lors d’un entretien sur Radio Courtoisie en novembre 2009, avoir eu régulièrement des contacts avec la FSSPX et en particulier avec l’abbé Lorans qui lui donnait des informations.

C’est ce qu’il confirme d’ailleurs dans son dernier livre :

« J’avais des contacts réguliers avec les catholiques de la FSSPX rangés sous la bannière de Mgr Lefebvre (…) Je me souviens d’avoir été invité dans un restaurant de la rue du Bac par deux de leurs représentants, l’abbé Lorans et l’abbé Laurençon. J’ai attendu la fin du bénédicité pour souper avec eux dans une excellente ambiance ! » (Chapitre 16 « Réseaux, loges et chapelles », page 347).

Une telle invitation nous amène donc à nous interroger.

En effet, les RG (qui ont récemment fusionné avec la DST) avaient pour rôle, comme tout service de renseignements, d’accomplir dans la plus totale discrétion des missions de surveillance et de recueil d’informations.

Il est donc particulièrement troublant d’apprendre aujourd’hui que l’abbé Lorans invitait personnellement et rencontrait régulièrement le chef des Renseignements Généraux qui, dans le même temps faisait surveiller les activités de la FSSPX !!  

 

L'action souterraine du G.R.E.C., la « Loge Saint Philippe du Roule »

L’admission dans ce « club » privé se fait par cooptation suivant des critères de sélection très stricts. Vous devez disposer d’un certain réseau relationnel dans le milieu « traditionnel » (au sens très large…) ou conciliaire et démontrer une volonté particulière de parvenir à la « réconciliation » entre la FSSPX et Rome c'est-à-dire à son intégration dans l’église conciliaire.

 

La salle paroissiale (174, rue du faubourg Saint Honoré) où ont lieu à huis-clos les réunions du G.R.E.C.

Ce cénacle occulte, une sorte de « Rotary club », regroupe des représentants de l’église conciliaire (« Mgr » Breton, « Mgr » Fort, « Mgr » Rey, « Mgr » Aillet, le Père Lelong, le Père de la Brosse, un Père bénédictin, Paul Airiau…) de la mouvance Ecclesia Dei (l’abbé Barthe, proche de l’Institut du Bon Pasteur, un moine de l’abbaye de Randol, plusieurs membres de la Fraternité Saint Pierre et de l’Institut du Christ-Roi, Luc Perrin, Xavier Arnaud, fondateur du très subversif Forum catholique, Michel Janva, animateur du Salon Beige, blog adulateur de Benoît XVI diffusant des informations orientées et biaisées) mais aussi de la Fraternité Saint Pie X parmi lesquels l’abbé Lorans, l’abbé Celier, Marie-Alix Doutrebente, responsable de la chorale à Saint Nicolas du Chardonnet et quelques autres laïcs sur lesquels nous reviendrons très prochainement… 

L’abbé de Cacqueray figure lui-même (parmi les noms d’autres prêtres…) sur le listing des membres du G.R.E.C. !

Régulièrement, d’autres prêtres de la FSSPX participent à ces réunions qui se déroulent, toujours à huis-clos, dans la salle paroissiale de l’église Saint Philippe du Roule dans le 8e arrondissement.

Lors de la rencontre du G.R.E.C. du 21 janvier dernier, c’était au tour de l’abbé Troadec, Supérieur du séminaire de Flavigny, de plancher sur le thème « la formation des prêtres aujourd’hui » aux côtés du « père » Jean-Sébastien Tuloup, « prêtre » invalide de l’église conciliaire et Supérieur du séminaire provincial de Lyon.

   

L’abbé Troadec et le pseudo-« Père » Tuloup

Tout comme les tenues blanches ouvertes des loges maçonniques, peuvent être admis à ces réunions ceux qui ne sont pas « membres actifs » du G.R.E.C., mais ceux-ci doivent avoir reçu personnellement une invitation directement du G.R.E.C. après avoir été proposés et introduits par une personne déjà membre. Les participants devront ensuite débourser 5 € de « participation aux frais » (?!).

Invitation du G.R.E.C. pour la réunion du 21 janvier 2010
Les dirigeants du G.R.E.C. jouent les entremetteurs entre la FSSPX et les conciliaires

Selon les informations d’un ancien « sympathisant », les soirées du G.R.E.C. débutent par un débat entre deux intervenants dont l’un d’eux est souvent un prêtre de la FSSPX. Ces interventions sont ensuite suivies d’un échange avec les participants. La dernière rencontre (voir annexe 2), en date du 10 juin 2010, s’est clôturée par un buffet dînatoire…

Ainsi, se succèdent depuis des années, des abbés de la FSSPX choisis et mandatés par le Supérieur du District de France et Mgr Fellay pour participer à ces « dialogues fraternels ».

Par ces rencontres qui se veulent « amicales » et où il est demandé de rechercher « ce qui unit plutôt que ce qui divise » (?!), les abbés de la FSSPX nouent naturellement des contacts, sympathisent avec les uns et les autres. Puis, par respect humain, pour éviter de froisser leurs nouveaux « amis », ces abbés se laissent entraîner progressivement à des silences, des concessions et autres abandons…

Eglise Saint-Philippe-du-Roule, Paris.<br>Façade.     

L’église Saint Philippe du Roule et son « curé » Jean-Marie Dubois

De part et d’autre, les clercs et les laïcs doivent partir du principe qu’ils ne sont pas « adversaires » ou « ennemis » mais que leur opposition ne découle que d’une incompréhension réciproque, d’« excès » ou de « rigidités ». Chacun évitera les mots « intégristes », « modernistes » ou « conciliaires » pour ne parler que de « catholiques ». C’est pourquoi, comme le propose le G.R.E.C., en apprenant à « mieux se connaître » et en favorisant « un climat de confiance », chacun parviendra ainsi, par ce « respect mutuel », à se « réconcilier » (?!).

Ces « échanges » ont donc pour but, avant tout, de changer les « états d’esprit », les « comportements » et les « attitudes de méfiance » et, insidieusement, faciliter la lente dilution de la FSSPX dans l’église conciliaire.

Depuis plus de dix ans que le G.R.E.C. a été fondé, la FSSPX n’a jamais présenté à ses fidèles ce groupe, ceux qui en sont à l’origine, son organisation, son fonctionnement, ses buts...

A aucun moment, les fidèles, mais aussi la plupart des prêtres, n’ont été informés des réunions de ce que l’on pourrait appeler désormais la « Loge Saint Philippe du Roule » et encore moins de la participation de la FSSPX à ces secrètes rencontres.

Pourquoi donc une telle opacité s’il n’y a rien à cacher ?

http://www.laportelatine.org/district/france/bo/RetraitExcom090124/reactions/Grec/GREC.php

Alors qu’il a donc toujours entouré du plus grand secret l’existence du G.R.E.C., aux réunions duquel participent plusieurs de ses prêtres, le District de France pousse malgré tout l’impudence jusqu’à publier, subrepticement, sur son site de propagande les communiqués de ce groupe occulte mis en place et téléguidé par le Vatican dans le but d’attiédir et neutraliser à terme l’œuvre de Mgr Lefebvre.   

La Porte Latine diffuse aussi très complaisamment les considérations et entretiens du porte-parole du G.R.E.C., un de ses personnages clés et proche de Ratzinger, l’abbé Claude Barthe, que la plupart des fidèles de la FSSPX ne connaissent pourtant pas. Mais pour renforcer le conditionnement des esprits au ralliement, le site du District de France publie les opinions de cet agent de l’Ennemi sans aucune précision ou réserve habituant ainsi les fidèles à sa dialectique trompeuse !

http://www.laportelatine.org/district/france/bo/RetraitExcom090124/reactions/Barthe/Barthe.php

http://www.laportelatine.org/communication/presse/2007/MPreactions/AbbeBarthe/AbbeBarthe.php

http://www.laportelatine.org/district/france/bo/RetraitExcom090124/reactions/Barthe2/Barthe2.php

Dans sa lettre qu’il a adressée le 11 février 2009 à tous les supérieurs des communautés amies dans laquelle il dénonçait la subversion au sein de la FSSPX, le Père Jean, destitué de son poste de Supérieur du Noviciat d’Aurenque (Gers) pour s’être opposé à la politique de ralliement de Mgr Fellay, révélait la participation de l’abbé de Cacqueray à une réunion du G.R.E.C. :

« J’ai appris d’ailleurs par un confrère de la FSSPX, que Monseigneur Breton lui avait dit avoir fait la connaissance de Monsieur l’abbé de Cacqueray à une réunion du G.R.E.C. … Je n’ai donc pas été surpris, quand on m’a dit, tout à l’heure, que le Supérieur du district de France venait d’exhorter tous nos fidèles, à la Mutualité, à signer cette lettre de soutien à Benoît XVI.

A-t-on encore besoin d’autres preuves de la détermination des autorités de la FSSPX à se rallier à la Rome conciliaire ? ».

Extrait du fac-similé de la lettre du Père Jean du 11 février 2009

L’abbé de Cacqueray cautionne donc les activités subversives du G.R.E.C.
au sein duquel les échanges entre la FSSPX et les autorités conciliaires existent depuis plus de dix ans !

Tous les faits que nous venons d’exposer démontrent que, par exemple, lorsqu’avait lieu en 2004 l’opération de mutinerie des abbés Laguérie, Héry et de Tanoüarn pour déstabiliser et diviser la FSSPX, l’abbé Lorans entretenait d’excellents rapports avec la hiérarchie conciliaire qu’il fréquentait notamment dans le cadre des réunions du G.R.E.C. où il retrouvait, sans état d’âme, les amis de l’abbé Laguérie qui l’ont soutenu activement dans l’organisation de sa scission.

L’abbé Lorans était donc, à ce moment-là, en contact direct avec le plus haut niveau de la hiérarchie du Vatican qui s’empressa d’approuver officiellement la mutinerie de l’abbé Laguérie ainsi que, de facto, sa tentative de déstabilisation de la FSSPX, en le nommant Supérieur du pitoyable Institut du Bon Pasteur qui organise régulièrement des simulacres d’ordinations conférées par des pseudo-évêques.

Joseph Ratzinger    Bernard Fellay

« Les faux prophètes venaient à nous comme des brebis » (Mt 7 :15)

Comment, alors, après cette complicité et le soutien public manifestés par Ratzinger et ses agents envers ces mutins qui ont cherché à ébranler l’œuvre de Mgr Lefebvre, la Direction actuelle de la FSSPX a-t-elle pu oser et peut-elle encore aujourd’hui prétendre que ceux qui occupent le Vatican sont de « bonne volonté » et nous veulent du bien ?

Tel un illuminé, Mgr Fellay fait tout pour donner de Benoît XVI une image de « conservateur favorable à la Tradition ».

Ainsi, n’étant plus à une escroquerie près, Mgr Fellay prétendit récemment dans un entretien en allemand diffusé sur le site kreuz.net que Benoît XVI voulait « se servir de la FSSPX contre les progressistes » (sic !). Déjà, en décembre 2007 à Flavigny, il affirma que Benoît XVI était un « pape providentiel » !

Par ses déclarations emphatiques, toutes aussi grotesques que perfides, Mgr Fellay se moque des fidèles et trompe les âmes !

S’opposant ainsi à la sage décision de Mgr Lefebvre qui, après les sacres, avait décidé de mettre un terme aux discussions avec ceux qu’il qualifiait d’« antichrists », Mgr Fellay dialogue et sympathise avec ces ennemis de Notre Seigneur, ces « loups ravisseurs » déguisés en agneaux !

Un des membres du G.R.E.C., Luc Perrin, proche des milieux Ecclesia Dei et professeur à l’Université de Théologie de Strasbourg, révélait il y a quelques temps sur le très pernicieux Forum « catholique » chargé de modeler et conditionner l’opinion au ralliement, que le théologien conciliaire Charles Morerod, philo-anglican et membre de l’ARCIC (destiné à favoriser l’œcuménisme avec les anglicans) qui venait d’être nommé secrétaire de la Commission Théologique Internationale et qui est aujourd’hui un des membres de la commission du Vatican chargée des pseudo-« discussions doctrinales » avec la FSSPX, avait participé aux rencontres du G.R.E.C. sur Paris :

« En effet, il peut y avoir un lien avec les discussions à venir, le P. Morerod étant intervenu comme conférencier invité au GREC »

Luc Perrin (http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=478319).

Charles Morerod

Le théologien conciliaire Charles Morerod

« Pasionaria » du ralliement et organisatrice des rencontres du G.R.E.C. en sa qualité de secrétaire, Marie-Alix Doutrebente, sous son pseudonyme de Chouette, le confirmait et s’en félicitait sur le Forum catholique le 23 avril 2009 :

« L'occasion m'a été donnée de l'entendre à plusieurs reprises au GREC et au cours de discussions théologiques de haute volée, c'est un grand dominicain, dans la lignée de ceux que j'ai eu l'occasion de connaître il y a...plus de 35 ans...

C'est une grande grâce que cette nomination par le Saint Père : en espérant que tous la considèrent comme telle... ».

Chouette (http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=478664).

Régis de Cacqueray   Philippe Breton

L’abbé de Cacqueray et le pseudo-évêque « Mgr » Breton

Nous savons donc désormais que, contrairement aux affirmations mensongères de la Direction de la FSSPX, des discussions et des échanges ont été établis et existaient depuis des années entre la FSSPX et les autorités conciliaires et ce, avant même la prétendue obtention des fallacieux « préalables » qui n’étaient finalement qu’une pure manœuvre destinée à envelopper sous une apparence alléchante le processus de ralliement, par « étapes », concocté dans le secret entre Rome et Menzingen et légitimer enfin les officielles « discussions doctrinales » destinées à tromper la masse…

Le présent document démontre, en effet, que plusieurs clercs de la FSSPX entretiennent depuis longtemps des contacts réguliers avec des membres de l’église conciliaire ou les hautes sphères du pouvoir. 

Prêtres infiltrés ou parfaits « idiots utiles », leur mission a été de « tisser des liens », de « créer des ponts » pour faciliter, le moment venu, le ralliement à la Rome moderniste.

Les « discussions doctrinales » qui ont débuté fin octobre 2009 entre Rome et la FSSPX
ne viendront donc que confirmer et officialiser ce qui a déjà été arrêté au sein de ces cénacles occultes.
C’est là le procédé même de toute révolution.

Fin de la première partie…

In Christo Rege

Résistance catholique   


 

ANNEXE 1

E-mail envoyé à Madame Yolande Lafue de la part de l’abbé Alain Lorans :

Source : http://www.fondationpierrelafue.org/Projet/LivreOr/LO_2004.html


 

ANNEXE 2

Lorsqu’il ne dirige pas les débats du G.R.E.C., l’abbé Lorans se fait intervenant au nom de la FSSPX…

INVITATION

Le Groupe de Réflexion entre Catholiques – GREC – qui depuis plus de 10 ans, s’efforce de favoriser un climat de confiance et de respect mutuel entre tous les catholiques, vous invite à participer à ses travaux. Il compte parmi ses membres actifs, des évêques, prêtres et fidèles désireux d’œuvrer à la « nécessaire réconciliation entre tous les catholiques », selon la belle expression de feu l’ambassadeur Gilbert Pérol qui a inspiré la création de ce groupe informel. C’est à cette réconciliation à laquelle nous appelle le Saint Père que le GREC s’efforce d’apporter sa contribution.

La prochaine réunion aura lieu, le 

jeudi 10 juin, Uà 19 heures

Salle paroissiale (au fond de la cour)

U174U, rue du faubourg Saint Honoré - 75008 Paris

et sera suivie d'un buffet dinatoire (inscription obligatoire)

Le Père Mathieu ROUGE, Recteur de la Basilique Sainte Clotilde à Paris, directeur du Service Pastoral d'Etudes Politiques et Professeur à l'Ecole cathédrale, et l'abbé Alain LORANS, Responsable de la Communication de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), nous entretiendront de :

"Attaques contre le pape et le sacerdoce :

les scandales entachent-ils l'année sacerdotale ?"

(Interventions suivies d'un débat avec les participants)

Nous souhaitons que toute personne désireuse d'aider à ce Dialogue entre Catholiques puisse se joindre à nous ; n’hésitez pas transmettre cette invitation et à nous faire parvenir les coordonnées postales et électroniques des personnes susceptibles d’être intéressées.

Une participation aux frais d'organisation et de location de la salle de 5€ vous sera demandée à l'entrée.

Cette réunion sera suivie d’un buffet dînatoire. Nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire, en nous retournant un chèque de 15€ (à l'ordre de Marie-Alix Doutrebente, 4 avenue de Lowendal – 75007 Paris).

L’organisation de ce dîner entraînant des frais, nous vous prions de bien vouloir vous inscrire, soit par téléphone au 01 45 51 29 44, soit par mail à grec2002@orange.fr. Seules les personnes s’étant inscrites préalablement, pourront participer au dîner.

Nous restons à votre disposition et vous prions de croire en notre entier dévouement pour cette œuvre de réconciliation si nécessaire pour l’Unité de l’Eglise.

Marie-Alix Doutrebente

Po/Le Comité d’Organisation du GREC

Nous rappelons que ces réunions, pour des raisons d’ordre pratique essentiellement, n’étant pas publiques, ne peuvent faire l’objet d’annonces de quelque sorte, sans avoir pris contact au préalable avec un des membres organisateurs