Les abbés Radier et de la Rocque,

disciples de Jean XXIII

Lors du concile Vatican II, Jean XXIII et quelques autres tentèrent de discréditer ceux qui commençaient à dénoncer le danger d’un triomphe des idées modernistes et voulaient défendre sans concession la foi catholique intégrale.

De la même façon, au sein de la Fraternité Saint Pie X, les partisans d’un ralliement à la Rome moderniste utilisent à leur tour les mêmes procédés contre ceux qui, fidèles au combat de la foi et au Magistère infaillible de l’Église, refusent les manœuvres occultes de rapprochement avec l’église Conciliaire des « antichrists » ainsi que les nombreuses compromissions que cela implique.

Aujourd’hui comme hier, les clercs modernistes qui voient ainsi leur double-jeu mis à nu se parent aussitôt des habits de petits et doux agneaux en s’offusquant des oppositions qui se manifestent contre leur projet.

Leur défense, d’une période à l’autre, est toujours la même et s’articule autour de deux axes principaux :

-          Sous couvert des meilleures intentions du monde et par tous les moyens de désinformation possibles, ils laissent entendre que leur projet est « irréversible » et « béni du Ciel ». Pour légitimer leur démarche, ils ne cessent de présenter fallacieusement Benoît XVI comme un « conservateur de bonne volonté ». « Victime de son entourage » qui lui serait « hostile », il aurait « pris conscience de la crise de l’Église » (sic !). Dans son éditorial du Saint Anne n°207, l’abbé Barrère parle d’un « pape qui est d’un libéralisme modéré » (?!).

-          Ils disqualifient ensuite l’adversaire par de piètres moyens de défense : accusations insidieuses, mépris, dérision emphatique, jugements tendancieux… L’abbé de la Rocque se laisse même aller ici à des envolées lyriques frisant le ridicule.

La similitude des deux textes de prêtres de la FSSPX présentés ici avec le discours d’ouverture du Concile Vatican II prononcé par Jean XXIII est particulièrement significative...


Les « prophètes de malheur »

Selon Jean XXIII

Angelo Giuseppe Roncalli

« Il arrive souvent que dans l'exercice quotidien de Notre ministère apostolique Nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu'enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l'histoire, qui est maîtresse de vie, n'avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d'autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l'Église.

Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l'Église, même les événements contraires ».

Extraits du discours d’ouverture du concile Vatican II

par Jean XXIII, le 11 octobre 1962


Les « prophéties de malheur » des « grincheux »

selon l’abbé Radier

Abbé Jean-Luc Radier, FSSPX

« Les nouvelles de l'annulation des excommunications des quatre évêques de la Fraternité Saint Pie X nous réjouit tous. A l'issue de la Grand Messe à l'église Saint-Pie X, le jour de la parution de ce numéro, dimanche 1er février, un magnificat sera chanté pour remercier la Très Sainte Vierge de cette réponse si manifeste aux chapelets (plus d'un million sept cent mille!) récités à cette intention.

« N'en déplaise aux grincheux de toutes sortes : les motifs de notre joie sont à la fois réels et mesurés (…).

Les grincheux perçoivent eux mêmes ces deux caractères de notre joie. Les uns parce que depuis longtemps, ils se sont opposés à toutes relations avec ROME : prêtres ou fidèles, ils affirment d'une manière absolue que l' « Église est éclipsée » (littéralement cette expression même laisse entendre que l'Église n'est plus visible), que les autorités en place sont des imposteurs, et que toute discussion est nécessairement une trahison. Depuis bientôt trente ans, leurs prophéties de malheur ne se sont jamais vérifiées, et l'événement actuel, bien qu'ils en chercheront une explication négative, est un élément de plus en leur défaveur ».

Extrait de l'Acampado N°35 de février 2009

http://www.laportelatine.org/accueil/editos/2009/0903/0903.php


Les « chantres de malheur »

Selon l’abbé de la Rocque

Abbé Patrick de La Rocque, FSSPX

« Le fait est certes rare, mais j’entends parfois monter l’écho lointain des chantres de malheur. Ballottés du "rien ne va plus" au "tout est foutu", ces ambassadeurs du catastrophisme ne réagissent à leur malheur qu’en répandant leur aigreur (...)

Quel est donc le ton de ces dramatiques mélopées, lorsqu’elles sont déclinées sur la thématique du sacré ? Leur creuset est évidemment la crise de l’Église – hélas combien réelle. Mais sur ces lèvres chagrines, tout se dramatise (…).

Les prêtres sont-ils seulement prêtres, les évêques encore évêques et le pape encore pape ? A ces yeux inquisiteurs, rien n’est moins sûr (…).

Reste à savoir comment secourir ces chantres de l’Église éclipsée. Commençons par remarquer ceci : curieusement, ces tristes mélodies multiplient leurs couplets, mais n’avouent jamais leur refrain » (sic !).

Extraits de La Croix de Saint Gilles n° 51 de mars 2007,

http://la.croix.st.gilles.free.fr/Croix_Saint-Gilles/La_croix_de_Saint-Gilles_N51_Mars_2007_J'entends_des_chantres_de_malheur.html