« Aussi Dieu leur enverra une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge,

afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient condamnés » (2 Thess. II.9-12)

L’abandon du combat de la foi

par Mgr Fellay et la FSSPX

Le dernier communiqué publié par Mgr Fellay le 10 mars 2009 (annexe 1) démontre sa totale et irrémédiable compromission avec les « antichrists » romains.

Après avoir multiplié depuis quelques années les mensonges et les veuleries les plus déplorables, Mgr Fellay a aujourd’hui clairement abandonné le combat de la foi pour se faire le vil serviteur de celui que Mgr Lefebvre surnommait « le serpent ».

Ses paroles et ses actes sont ceux du Malin : séducteurs et trompeurs.

Mgr Fellay semble avoir définitivement choisi son camp…

Berbard Fellay  Bernard Fellay et Joseph Ratzinger, Août 2005

L’allégeance de Mgr Fellay à ses nouveaux maîtres

« Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962, nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène ».

(Mgr Fellay, le 10 mars 2009)

« Nous pensons qu’un jour l’Église, car cela n’appartient qu’à elle, condamnera ce Concile et le mettra au rang du brigandage d’Éphèse ou du Concile de Pistoie ! »

(Mgr Fellay, le 5 janvier 1996 au IIème Congrès Si si no no à Albano Laziale)

« Vatican II apparaît en rupture radicale avec la Tradition catholique.

Alors que celle-ci est toute centrée sur Dieu, sa louange et son service, il n’est pas exagéré de considérer que le Concile a posé les bases d’une religion nouvelle destinée principalement à exalter la personne humaine et à réaliser l’unité du genre humain. Les membres du symposium (62 intervenants dont 25 laïcs) réaffirment leur attachement indéfectible à la religion catholique telle qu’elle a été vécue par les fidèles et enseignée par tous les papes jusqu’à la veille de Vatican II ».

(Conclusion de la Déclaration finale du premier Symposium organisé par la FSSPX à Paris à l’Institut Universitaire Saint Pie X consacré à « Vatican II : Introduction à une nouvelle religion » les 4-5-6 octobre 2002 – annexe 2)

Devant ces incohérences, la question se pose de savoir à quel moment on nous a menti.

Mgr Fellay nous a-t-il menti en 1996 ou nous ment-il aujourd’hui en 2009 ?

Après avoir proclamé pendant des années que Vatican II était « en rupture radicale avec la Tradition catholique », Mgr Fellay veut désormais nous faire « considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition…, sans rupture et dans un développement parfaitement homogène » et ce, grâce à une meilleure interprétation de ceux-ci !

Quel fut donc alors le sens et le fondement des 40 ans de combat que nous avons mené ?

Cela relevait-il seulement d’un problème d’interprétation ou de compréhension des textes ?

Mais de qui se moque Mgr Fellay ?

Mgr Lefebvre n’aurait sans doute jamais imaginé un tel revirement de ses fils dans l’épiscopat...

Par ailleurs, dans son communiqué, Mgr Fellay assure Ratzinger-Benoît XVI de la prière de la FSSPX « afin que sa foi ne défaille pas ».

Mais, ne prétend-il pas pourtant dans le même temps vouloir engager des « discussions doctrinales » avec Rome afin de ramener « le pape et la hiérarchie » à la « vraie foi » ? Que cela signifie-t-il donc ?

La FSSPX ne répète-t-elle pas également depuis des années que celui qu’elle considère comme « pape » « erre dans la foi » en faisant prier ses fidèles pour « la conversion du pape et de l’Église » (sic !) rongés par le modernisme ?

Et aujourd’hui, Mgr Fellay tient à dire au « super-moderniste » Benoît XVI qui « erre dans la foi » que la FSSPX prie pour lui « afin que sa foi ne défaille pas » (?!).

Le principe de non-contradiction ne semble pas vraiment perturber Mgr Fellay !

Ses contacts romains répétés lui auraient-ils fait perdre la raison et la foi ?

Face à une telle « désorientation diabolique », confions-nous à la Très Sainte Vierge Marie afin qu’elle nous préserve de toute compromission avec l’Ennemi.

In Christo Rege

Résistance catholique


Annexe 1

Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X au sujet de la Lettre aux évêques de Benoît XVI du 10-03-2009

« Le pape Benoît XVI a adressé une lettre aux évêques de l’Église catholique, en date du 10 mars 2009, dans laquelle il leur fait savoir les intentions qui l’ont guidé dans ce pas important que constitue le Décret du 21 janvier 2009.

Après le récent « déchaînement d’un flot de protestations », nous remercions vivement le Saint Père d’avoir replacé le débat à la hauteur où il doit se tenir, celle de la foi. Nous partageons pleinement son souci prioritaire de la prédication « à notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter ».

L’Église traverse, en effet, une crise majeure qui ne pourra être résolue que par un retour intégral à la pureté de la foi. Avec saint Athanase, nous professons que « Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique : celui qui ne la garde pas intègre et inviolée ira, sans aucun doute, à sa perte éternelle » (Symbole Quicumque). »

Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962, nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène. C’est ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à l’évangélisation demandée par le Sauveur. (cf. Matthieu 28,19-20)

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X assure Benoît XVI de sa volonté d’aborder les entretiens doctrinaux reconnus comme « nécessaires » par le Décret du 21 janvier, avec le désir de servir la Vérité révélée qui est la première charité à manifester à l’égard de tous les hommes, chrétiens ou pas. Elle l’assure de sa prière afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse confirmer tous ses frères. (cf. Luc 22,32)

Nous plaçons ces entretiens doctrinaux sous la protection de Notre Dame de Toute Confiance, avec l’assurance qu’elle nous obtiendra la grâce de transmettre fidèlement ce que nous avons reçu, « tradidi quod et accepi » (I Cor. 15,3). 

                                                                                                      Menzingen, le 12 mars 2009

         + Bernard Fellay »

http://www.dici.org/fraternite_read.php?id=000183


Annexe 2

4-6 octobre 2002



Vatican II : Introduction à une nouvelle religion


Déclaration finale



À l’occasion du quarantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, des catholiques - Évêques, prêtres et laïcs - se sont réunis en Symposium à l’Institut universitaire Saint-Pie X, les 4 et 5 octobre 2002. Ils ont étudié les textes de ce concile, qui s’est voulu pastoral et non dogmatique, à la lumière de la Tradition de l’Église.


La cohérence interne de la doctrine conciliaire a été mise en évidence. Ils en proposent la synthèse suivante.



Synthèse de la doctrine de Vatican II

1 ­- La nouveauté : Vatican II élabore un nouveau christianisme, à la mesure de "l’âge nouveau que vit aujourd’hui le genre humain" (GS, n°4, §2), y compris dans l’ordre spirituel. Il s’agit ­ aux dires des historiens et des sociologues eux-mêmes ­ d’une religion différente : malgré la revendication d’une foi inchangée, la religion est profondément transformée par l"aggiornamento" spirituel qui bouleverse les liens entre les dogmes (UR n°11, sur la hiérarchie des vérités).



2 - ­ L’inversion des fins : La nouvelle relation entre le chrétien et son Dieu se résume dans l’idée du "service de l’homme" (GS, n°3). En effet, il est « la seule créature que Dieu ait créée pour elle-même » (GS, n°24, §3). Il apparaît ­ sur le plan temporel ­ comme « le centre et le sommet de toutes choses » (GS, n°12 §1). Il devient donc une fin pour l’Église elle-même qui se définit désormais comme           « sacrement, c’est-à-dire comme signe et comme moyen » pour l’homme (LG n°1). Cette idée du service de l’homme invertit ce qui fait le cœur de la religion, car la vocation de l’homme est de se mettre au service de Dieu, de l’Église et de son prochain, dans la charité.


3 - ­ La conscience est source de la religion : La vérité religieuse apparaît à la conscience de l’homme (DH, n°1 & 3) par sa lumière propre (DH n°1).
Dei Verbum, qui traite des sources de la foi, ne rappelle pas que nous croyons en raison de l’autorité de Dieu qui se révèle, mais présente la foi comme la réponse existentielle de l’homme au « dialogue du salut » (DV n°5) engagé par Dieu (DV n°2). Dans ce document, le dépôt de la foi n’apparaît plus dans son contenu objectif  et invariable mais se transmet dans la "tradition vivante" (DV n°12) par laquelle "l’Église, au long des siècles, tend continuellement vers la plénitude de la divine vérité" (DV n°8).



4 -­ Une théologie de la célébration : La liturgie doit devenir l’expression privilégiée de cette nouvelle religion. Désormais, l’homme chrétien ­ consacré par son baptême ­ est le sujet du rite sacré et du sacerdoce (LG n°9 à 11). Thème fondamental de la constitution "
Sacrosantum Concilium", la "participation active" des fidèles n’est pas la participation fervente que souhaitait saint Pie X, mais celle de l’assemblée comme acteur du rite. La célébration se présente comme un mémorial, non de la croix mais de la cène, où l’assemblée s’offre elle-même.



5 -­ L’Église devient un sacrement : « L’Église du Concile » (Paul VI, discours de clôture, 7/12/65) se veut seulement un signe de la présence invisible de Dieu parmi les hommes (UR n°2), renonçant à être l’unique société du salut. En tant que signe, elle est un moyen (LG n°1) au service de l’avènement du véritable Royaume de Dieu, lequel est étendu aux dimensions de l’univers (LG n°5). La doctrine de l’Église-sacrement, classique depuis le Concile, synthétise cette thématique. Elle nous éloigne de la réalité de l’Église, société visible à laquelle on appartient par le baptême, la profession de la foi catholique et la soumission aux pasteurs légitimes.



6 -­ L’humanité présentée comme le Royaume : Vers ce royaume convergent les religions (NA passim). Il coïncide avec le genre humain tout entier en tant que celui-ci tend à l’unité (LG n°1 ; GS n°42, §3).


L’Église du Concile, avec les autres institutions publiques et privées, devra servir cette unité croissante dont les signes - véritables signes des temps comme disait Jean XXIII ­ sont la « socialisation de toutes choses » (le partage des richesses), « la revendication des droits de l’homme » (GS n°41, §3) et le souci commun des valeurs spirituelles (œcuménisme, dialogue interreligieux) (GS n°42, §1) au service de la paix mondiale. L’idée traditionnelle de chrétienté (à travers la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ) apparaît périmée, l’Église se ralliant officiellement à la vision libérale de la laïcité de l’État, comme étant seule apte à favoriser l’unité du genre humain (cf. la politique concordataire de Paul VI avec les États catholiques après le Concile). Ce ralliement apparaît comme la condition du rayonnement chrétien et confère à l’Église du Concile une finalité politique (GS n°42, §2). Il est à noter que l’unité du genre humain" n’est pas une idée chrétienne (voir par ex. Jo V, 28-29), mais un schème gnostique que l’on retrouve dans la tradition maçonnique (Discours de Ramsay, 1737) et dont le P. Teilhard de Chardin fit un objet théologique avant le Concile.


7 -­ L’unité spirituelle de l’humanité : Théologiquement, cette notion d’unité du genre humain se décline sous la forme des degrés de la communion (UR n°3). Pour favoriser l’unité religieuse du genre humain, l’Église doit faire repentance de son passé (UR n°3 et GS n°19, §3 et n°21, §5) et entrer en dialogue avec tous les groupes religieux (cf. Paul VI,
Ecclesiam Suam, 1964). Il n’est plus nécessaire d’imposer à ceux-ci une conversion à l’Église catholique, puisque l’on prétend que tous les chrétiens, même non-catholiques, sont déjà unis au Christ par le baptême (LG n°15) et que les non-chrétiens sont ordonnés au peuple de Dieu (LG n°16) et possèdent dans leur religion des "semences du Verbe" (AG n°11).

8 -­ Le salut : En deçà de cette croissance historique de l’unité du genre humain, l’Incarnation du Fils de Dieu réalise "en quelque sorte" l’identification de tout homme au Christ (GS n°22 o.). La question fondamentale du salut ou de la damnation perd son urgence. Désormais la pastorale conciliaire fera l’économie du péché originel et de la déchéance de la nature humaine. Le salut devient une prise de conscience.

Conclusion


Vatican II apparaît en rupture radicale avec la Tradition catholique.

Alors que celle-ci est toute centrée sur Dieu, sa louange et son service, il n’est pas exagéré de considérer que le Concile a posé les bases d’une religion nouvelle destinée principalement à exalter la personne humaine et à réaliser l’unité du genre humain. Les membres du symposium (62 intervenants dont 25 laïcs) réaffirment leur attachement indéfectible à la religion catholique telle qu’elle a été vécue par les fidèles et enseignée par tous les papes jusqu’à la veille de Vatican II.